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LES TRÊSORS DES ABYSSES
tropiques et sont à l’origine des vases siliceuses jaunes et “grises. Entre le pied du
—
talus et la profondeur de compensation des carbonates, c’eSt—à—dire celle située
entre 4 000 et 5 000 mètres à partir de laquelle ils sont dissous, et sous les zones
'
productives, se trouvent les vases calcaires dominées par les squelettes de fora—
minifères qui sont dans les zones de courant important, mêlés à des coquilles de
ptéropodes. Ces vases calcaires peuvent dans le cas de l’océan Atlantique former
les deux tiers de la surface des fonds.
Les argiles rouges des grands fonds
.
Àpartir de la profondeur de compensation, sous les zones peu productives des
tourbillons anticycloniques centraux, on trouve l’argile rouge des grands fonds.
'
C’est une boue très fine formée_par
les apports éoliens provenant des déserts
-
et des cendres ”volcaniques et qui s’accumule a des vitesses très lentes, de l’ordre
»
de 0,1 a i millimètre tous les 1000 ans. L'argile rouge couvre 50 % des fonds de
.
'
l’océan Pacifique. C’est dans cette boue rouge que se troUvent les. nodules poly—
_
métalliques, des concrétions sphéro‘ides de quelques centimètres de diamètre
-
_
_
…
,
(jusqu‘à 15 centimètres), constitués de mélanges d’oxydes métalliques dans lequel
le manganèse est dominant.
_
__
:
,
,
-
I Comment se déroule une campagne
_
1
océanographique?
"
Les campagnes
au grand large sont des opérations com—
‘
plexes et coûteUses qui mobil‘i5ent de nombreux intervenants Les équipes qui les
.
.
proposent sont sélectionnées et évaluées par des jurys “scientifiques au vu du
sérieuxdeleUr projet. La préparation, la réalisation et la'publicati0n des résul—
tats
courent sur plusieurs années.
-
.
…
'
'
_
@ Uneextrapatmnqumtefe11e'
'
Imaginons, une espèce de poisson profond quiseraiit répartie'dans l'ensemble de l'océan de
manière homogène. Oui,je sais, cela n'existe pas. .. mais supposbns. Imaginons aussi queje
_
souhaite organiser une campagne de prélèvements pour échantillonner cette espèce si bien distribuée
sous toutes les latitudes et sur toute la hauteur de la colonne d'eau. Une campagne de 26jours à la
mer (une durée moyenne pour une campagne de prélèvements)me permettrait de faire 200 traits de
-
chalut pélagique de huit mètres carrés d’ouverture à une vitesse_de deux nœuds pendant deux heures
'
et-donc de ltrer environ douze milli0ns démètrescubes. Sije pêchais seulement deux
individusde
-
cette espèce dans l’ensemble de cette longue’campagne, je co’nsidérerais sans doute que c'est une
espèce rare! Pourtant, rapporté'au 1,37 milliard _de”kil0mètres cubes de l'océan,
cet échantillon de
deuxindividus pourrait représenter une population de 166 milliards
d'individus ! Cet exemplëthéorique
montre la difculté d’approche de cetimmense
biome.
.
;
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32
'
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LES TRÊSORS DES ABYSSES
tropiques et sont à l’origine des vases siliceuses jaunes et “grises. Entre le pied du
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talus et la profondeur de compensation des carbonates, c’eSt—à—dire celle située
entre 4 000 et 5 000 mètres à partir de laquelle ils sont dissous, et sous les zones
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productives, se trouvent les vases calcaires dominées par les squelettes de fora—
minifères qui sont dans les zones de courant important, mêlés à des coquilles de
ptéropodes. Ces vases calcaires peuvent dans le cas de l’océan Atlantique former
les deux tiers de la surface des fonds.
Les argiles rouges des grands fonds
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Àpartir de la profondeur de compensation, sous les zones peu productives des
tourbillons anticycloniques centraux, on trouve l’argile rouge des grands fonds.
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C’est une boue très fine formée_par
les apports éoliens provenant des déserts
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et des cendres ”volcaniques et qui s’accumule a des vitesses très lentes, de l’ordre
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de 0,1 a i millimètre tous les 1000 ans. L'argile rouge couvre 50 % des fonds de
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l’océan Pacifique. C’est dans cette boue rouge que se troUvent les. nodules poly—
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métalliques, des concrétions sphéro‘ides de quelques centimètres de diamètre
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(jusqu‘à 15 centimètres), constitués de mélanges d’oxydes métalliques dans lequel
le manganèse est dominant.
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au grand large sont des opérations com—
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plexes et coûteUses qui mobil‘i5ent de nombreux intervenants Les équipes qui les
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proposent sont sélectionnées et évaluées par des jurys “scientifiques au vu du
sérieuxdeleUr projet. La préparation, la réalisation et la'publicati0n des résul—
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Imaginons, une espèce de poisson profond quiseraiit répartie'dans l'ensemble de l'océan de
manière homogène. Oui,je sais, cela n'existe pas. .. mais supposbns. Imaginons aussi queje
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souhaite organiser une campagne de prélèvements pour échantillonner cette espèce si bien distribuée
sous toutes les latitudes et sur toute la hauteur de la colonne d'eau. Une campagne de 26jours à la
mer (une durée moyenne pour une campagne de prélèvements)me permettrait de faire 200 traits de
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chalut pélagique de huit mètres carrés d’ouverture à une vitesse_de deux nœuds pendant deux heures
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et-donc de ltrer environ douze milli0ns démètrescubes. Sije pêchais seulement deux
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cette espèce dans l’ensemble de cette longue’campagne, je co’nsidérerais sans doute que c'est une
espèce rare! Pourtant, rapporté'au 1,37 milliard _de”kil0mètres cubes de l'océan,
cet échantillon de
deuxindividus pourrait représenter une population de 166 milliards
d'individus ! Cet exemplëthéorique
montre la difculté d’approche de cetimmense
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