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LES TRÊSORS DES ABYSSES
Ce type de symbiose «fermée >> est particulièrement productif. Après une .
éruption de lave et colonisation d’une coulée, on a constaté une croissance des
tubes d’une colonie de Riftio d’environ quatre—vingts centimètres par an, ce qui
est supérieur à tout ce que l’on a pu observer chez les invertébrés marins.
Un parasite bien utile
Les bactéries symbiontes de Riftio ne sont pas transmises au cours de la
reproduction, mais acquises par les larves à partir de l’environnement à chaque
génération. Ces dernières possèdent un tube digestif rudimentaire mais fonc—
tionnel. L’infestation par les bactéries se fait a travers la paroi du corps, dans les
cellules du mésentère dorsal, lequel prolifére pour constituer le trophosome. À
partir de ce moment, le tube digestif s’oblitére et le fonctionnement symbiotique
commence. Toutefois, on peut se demander qui parasite qui ? Le ver qui se nour—
rit aux dépens des bactéries ou les bactéries qui trouvent abris et subsistance
dans les cellules du ver?
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I D’autres symbioses internes,
d’autres géants
_
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—.
Ce fonctionnement en symbiose interne est généralisable a beaucoup d’espèces
_
'
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vivant dans cet environnement, et en particulier chez deux bivalves des sources
-
'
du Pacifique oriental:
le…clam géant Colyptogeno magnicoet la modiole des pro—
fondeurs Bothymodfo[us thermophHus. Comme Riftio pochyptila, ces deux espèces
forment des bancs importants dans les zones tièdes des champs hydrothermaux
_
profonds. Cependant, leur dépendance envers leurs bactéries symbiontes varie.
'
Le clam a presque perdu l’utilisation desontube digestif, qui ne semble plus très
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fonctionnel, alors que les modioles peuvent encore se nourrir pour une part par
_
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filtration.
…
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‘
'
.
»
'
.
Une palourde de la
plat à barbe
'
_
Calypfûÿena magnica,
Pouvant dépasser vingt—cinq cehtimètresde longueur, les coquilles_ËÎdes clams,
le dam_
S°uÎŒS
d’un blanc éclatant, s’alignent le long des fissures entre les laves en coussin. Cet
'
du Pac1que onental.
.
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,
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animal etonnant. appartient a la famille des Vesrcomwdae,
.
"
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dont la plupart des membresfouissent dans les
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"
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sédiments vaseux. il a une grande branchie
'
"
'
,\
épaisse, une chair très rouge et'un
f
'
'
,
.
Ü
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grand pied musCuleux; son tube
‘,
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.
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digestif est réduit, sans doute peu
'
,
:
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'
fonctionnel.La branchie, qui peut
;
\“
…
représenterjusqu’a20%du p0ids
'
'
en. chair» de l’animal, baigne dans
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Ce type de symbiose «fermée >> est particulièrement productif. Après une .
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tubes d’une colonie de Riftio d’environ quatre—vingts centimètres par an, ce qui
est supérieur à tout ce que l’on a pu observer chez les invertébrés marins.
Un parasite bien utile
Les bactéries symbiontes de Riftio ne sont pas transmises au cours de la
reproduction, mais acquises par les larves à partir de l’environnement à chaque
génération. Ces dernières possèdent un tube digestif rudimentaire mais fonc—
tionnel. L’infestation par les bactéries se fait a travers la paroi du corps, dans les
cellules du mésentère dorsal, lequel prolifére pour constituer le trophosome. À
partir de ce moment, le tube digestif s’oblitére et le fonctionnement symbiotique
commence. Toutefois, on peut se demander qui parasite qui ? Le ver qui se nour—
rit aux dépens des bactéries ou les bactéries qui trouvent abris et subsistance
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I D’autres symbioses internes,
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Ce fonctionnement en symbiose interne est généralisable a beaucoup d’espèces
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le…clam géant Colyptogeno magnicoet la modiole des pro—
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profonds. Cependant, leur dépendance envers leurs bactéries symbiontes varie.
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Le clam a presque perdu l’utilisation desontube digestif, qui ne semble plus très
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Calypfûÿena magnica,
Pouvant dépasser vingt—cinq cehtimètresde longueur, les coquilles_ËÎdes clams,
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