EFFETS SUR LES COMMUNAUTES NATURELLES
81
% des témoins
100
75
_
E]
mictophytobeñthos
:
phytoplancton
’
_
5°
:
»
25
Ë '
_
12-5
zi zi
2-6
1975
PIG. IV-3. — Effets comparés de 6 mg/l de pétrole de Koweit sur les activités photosynthétiques
_
(méthode du carbone 14) de microcommunautés benthiques et planctoniques. Durée du contact :
_
,
28 heures. Les lignes verticales représentent l’intervalle de conance pour p < 0,05 (n = 5)
(d’après LACAZE, 1978).
processus sélectifs naturels et conduit même, pour de faibles doses, à une altération
du
phytoplancton. La modication des communautés et la possibilité d’incorporation
,
d’hydrocarbures dans les cellules algales atteint directement les herbivores. Effectivement,
la dépendance des herbivores vis—à-Vis des différentes espèces d’algues phytoplanctoniques et de la taille de ces dernières est très sélective. Beaucoup d’herbivores étant des
stades larvaires d’invertébrés et de vertébrés, toute modication au niveau des commu.
.
nautés phytoplanctoniques se répercutera sur tous les niveaux trophiques.
,
Lors d’expériences en écosystèmes contrôlés, portant sur des populations planctoniques naturelles encloses dans de grandes enceintes immergées, des modications
importantes des communautés se présentent après incorporation à l’eau des enceintes
d’un extrait de fuel n‘? 2, contenant 50 ug/l d’hydrocarbures non volatils (Lee et Anderson,
1976; Lee et Takahashi, 1976). Un net déclin du nombre de diatomées, suivi par un fort
développement des microagellés qui deviennent dominants, se présente alors. On
observe ensuite une augmentation du nombre des tintinnides et des rotifères.
_
D’autres travaux en écosystèmes contrôlés effectués en France dès 1970 (Lacaze, 1971,
,
a et b, 1976, 1978), fournissent des indications plus détaillées sur la cinétique des
efïets des pétroles bruts. Après une phase d’inhibition de la production primaire (environ
30 p. 100, le lendemain du déversement) qui suit la pollution, des stimulations sont
apparentes dans les eaux des enceintes immergées, deux à trois jours après l’introduction
du pétrole (g. IV-4). Une semaine après“ la pollution, l’inhibition de la production
primaire est très importante (photosynthèse presque nulle). Cette toxicité, qui pourrait
être liée à la formation de composés de photooxydation (Lacaze et Villedon de Naïde,
1976), est d’ailleurs— plus importante en juin, période d’irradiation maximale.
…
—
L’inhibition observée initialement résulte de la présence dans l’eau de quantités
importantes de composés légers. Ces derniers, particulièrement volatils, sont progressive—
ment éliminés; après deux à trois jours, ils se
trouvent alors dans l’eau à de faibles
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mictophytobeñthos
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zi zi
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1975
PIG. IV-3. — Effets comparés de 6 mg/l de pétrole de Koweit sur les activités photosynthétiques
_
(méthode du carbone 14) de microcommunautés benthiques et planctoniques. Durée du contact :
_
,
28 heures. Les lignes verticales représentent l’intervalle de conance pour p < 0,05 (n = 5)
(d’après LACAZE, 1978).
processus sélectifs naturels et conduit même, pour de faibles doses, à une altération
du
phytoplancton. La modication des communautés et la possibilité d’incorporation
,
d’hydrocarbures dans les cellules algales atteint directement les herbivores. Effectivement,
la dépendance des herbivores vis—à-Vis des différentes espèces d’algues phytoplanctoniques et de la taille de ces dernières est très sélective. Beaucoup d’herbivores étant des
stades larvaires d’invertébrés et de vertébrés, toute modication au niveau des commu.
.
nautés phytoplanctoniques se répercutera sur tous les niveaux trophiques.
,
Lors d’expériences en écosystèmes contrôlés, portant sur des populations planctoniques naturelles encloses dans de grandes enceintes immergées, des modications
importantes des communautés se présentent après incorporation à l’eau des enceintes
d’un extrait de fuel n‘? 2, contenant 50 ug/l d’hydrocarbures non volatils (Lee et Anderson,
1976; Lee et Takahashi, 1976). Un net déclin du nombre de diatomées, suivi par un fort
développement des microagellés qui deviennent dominants, se présente alors. On
observe ensuite une augmentation du nombre des tintinnides et des rotifères.
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D’autres travaux en écosystèmes contrôlés effectués en France dès 1970 (Lacaze, 1971,
,
a et b, 1976, 1978), fournissent des indications plus détaillées sur la cinétique des
efïets des pétroles bruts. Après une phase d’inhibition de la production primaire (environ
30 p. 100, le lendemain du déversement) qui suit la pollution, des stimulations sont
apparentes dans les eaux des enceintes immergées, deux à trois jours après l’introduction
du pétrole (g. IV-4). Une semaine après“ la pollution, l’inhibition de la production
primaire est très importante (photosynthèse presque nulle). Cette toxicité, qui pourrait
être liée à la formation de composés de photooxydation (Lacaze et Villedon de Naïde,
1976), est d’ailleurs— plus importante en juin, période d’irradiation maximale.
…
—
L’inhibition observée initialement résulte de la présence dans l’eau de quantités
importantes de composés légers. Ces derniers, particulièrement volatils, sont progressive—
ment éliminés; après deux à trois jours, ils se
trouvent alors dans l’eau à de faibles
