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EFFETS SUR LES ORGANISMES
65
Effets physiques
'
.
1) Lorsque les oiseaux de mer sont fortement contaminés par les produits pétroliers,
‘
l’air emprisonné entre leurs plumes est éliminé et la perte de ottabilité qui en résulte
provoque leur mort par noyade.
'
2) Dans le cas de contaminations moins sévères, par exemple lorsque seules les plumes
de la poitrine absorbent du pétrole, le poids du corps est augmenté de l‘ordre de 7 à
_
25 p. 100. Cette augmentation contribue à l’épuisement physique des oiseaux souillés. La
contamination même minimale des plumes assurant le vol empêche ces dernières de
glisser aisément les unes sur les autres lorsque les ailes changent de forme durant le vol.
L’augmentation du poids du corps et la modication des propriétés aérodynamiques des
ailes auront des incidences sur l’éthologie des oiseaux contaminés. Ces facteurs peuvent
irrémédiablement affecter leurs capacités à rechercher leur nourriture et expliquent
l’amaigrissement de nombreux oiseaux échoués, bien que ces derniers ne soient parfois
que très légèrement contaminés.
3) L’élimination de l’air emmagasiné entre les plumes conduit à la perte de l'isolation
thermique, cas qui peut se présenter partiellement lors de contaminations pétrolières ou
lors du traitement des oiseaux avec des produits nettoyants.
On a démontré expérimentalement que l’application de petites quantités de pétrole sur
les plumes de la poitrine d’un lot d’oiseaux élimine l’air emprisonné entre ces plumes et
augmente signifrcativement leur conductivité thermique. Le métabolisme basal augmenté
alors lui—même pour compenser la perte de chaleur. Ainsi, bien que modérément
un oiseau devra doubler sa consommation de nourriture pour atteindre le
métabolisme lui permettant de compenser sa perte d’isolation thermique. Or, l’observa_
tion du milieu naturel, après un déversement pétrolier, nous indique une raréfaction de la
nourriture disponible pour l’alimentation des oiseaux (par exemple, fuite des poissons,
etc.). Dans ces conditions, ces derniers utilisent leurs réserves lipidiques, ce qui les conduit
rapidement à l’inànition, voire à la mort lorsque les réservés sont épuisées.
Effets biologiques
Ces effets concernent le cas où l’ingestion de pétrole affecte des processus physiologi—
_
ques spéciques ou provoque des modications structurelles ou physiologiques des tissus.
]) Des études récentes ont montré que des oiseaux adultes ou immatures se
nourrissant d’aliments contaminés (3 ml de pétrole brut pour 100 g d’aliment sec) ne sont
généralement pas incommodés ; en outre, la présence de pétrole ne diminue pas l’intérêt
que ces animaux portent à la nourriture. Les oiseaux semblent capables de tolérer ce
'
régime presque indéniment, Toutefois, les résultats précités ont été obtenus dans des
conditions de laboratoire. Or, lorsque de tels oiseaux sont transférés dans le milieu
naturel, beaucoup meurent en quelques jours. Holmes et coll. (1979) indiquent que les
glandes surrénales de ces oiseaux sont particulièrement développées et les tissus
épithéliolymphœytaires atrophiés. Il semble donc que la consommation prolongée
d’aliments contaminés par le pétrole constitue un stress physiologique et que, lorsque les
,
oiseaux sont exposés à un stress additionnel, tel que la cohabitation avec d‘autres oiseaux,
EFFETS SUR LES ORGANISMES
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Effets physiques
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1) Lorsque les oiseaux de mer sont fortement contaminés par les produits pétroliers,
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l’air emprisonné entre leurs plumes est éliminé et la perte de ottabilité qui en résulte
provoque leur mort par noyade.
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2) Dans le cas de contaminations moins sévères, par exemple lorsque seules les plumes
de la poitrine absorbent du pétrole, le poids du corps est augmenté de l‘ordre de 7 à
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25 p. 100. Cette augmentation contribue à l’épuisement physique des oiseaux souillés. La
contamination même minimale des plumes assurant le vol empêche ces dernières de
glisser aisément les unes sur les autres lorsque les ailes changent de forme durant le vol.
L’augmentation du poids du corps et la modication des propriétés aérodynamiques des
ailes auront des incidences sur l’éthologie des oiseaux contaminés. Ces facteurs peuvent
irrémédiablement affecter leurs capacités à rechercher leur nourriture et expliquent
l’amaigrissement de nombreux oiseaux échoués, bien que ces derniers ne soient parfois
que très légèrement contaminés.
3) L’élimination de l’air emmagasiné entre les plumes conduit à la perte de l'isolation
thermique, cas qui peut se présenter partiellement lors de contaminations pétrolières ou
lors du traitement des oiseaux avec des produits nettoyants.
On a démontré expérimentalement que l’application de petites quantités de pétrole sur
les plumes de la poitrine d’un lot d’oiseaux élimine l’air emprisonné entre ces plumes et
augmente signifrcativement leur conductivité thermique. Le métabolisme basal augmenté
alors lui—même pour compenser la perte de chaleur. Ainsi, bien que modérément
un oiseau devra doubler sa consommation de nourriture pour atteindre le
métabolisme lui permettant de compenser sa perte d’isolation thermique. Or, l’observa_
tion du milieu naturel, après un déversement pétrolier, nous indique une raréfaction de la
nourriture disponible pour l’alimentation des oiseaux (par exemple, fuite des poissons,
etc.). Dans ces conditions, ces derniers utilisent leurs réserves lipidiques, ce qui les conduit
rapidement à l’inànition, voire à la mort lorsque les réservés sont épuisées.
Effets biologiques
Ces effets concernent le cas où l’ingestion de pétrole affecte des processus physiologi—
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ques spéciques ou provoque des modications structurelles ou physiologiques des tissus.
]) Des études récentes ont montré que des oiseaux adultes ou immatures se
nourrissant d’aliments contaminés (3 ml de pétrole brut pour 100 g d’aliment sec) ne sont
généralement pas incommodés ; en outre, la présence de pétrole ne diminue pas l’intérêt
que ces animaux portent à la nourriture. Les oiseaux semblent capables de tolérer ce
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régime presque indéniment, Toutefois, les résultats précités ont été obtenus dans des
conditions de laboratoire. Or, lorsque de tels oiseaux sont transférés dans le milieu
naturel, beaucoup meurent en quelques jours. Holmes et coll. (1979) indiquent que les
glandes surrénales de ces oiseaux sont particulièrement développées et les tissus
épithéliolymphœytaires atrophiés. Il semble donc que la consommation prolongée
d’aliments contaminés par le pétrole constitue un stress physiologique et que, lorsque les
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oiseaux sont exposés à un stress additionnel, tel que la cohabitation avec d‘autres oiseaux,
