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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
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Effets sur la reproduction :
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Il est maintenant bien établi que l‘ingestion de produits pétroliers affecte la fécondité
des oiseaux. Cet aspect a été récemment examiné par Grau et coll. (1977). Ces auteurs,
étudiant la caille japonnaise (C oturnix coturnix) ont montré que l‘administration en une
seule fois de 500 mg de fuel (Bunker C )
la ponte pendant 6 à 8 jours;
de plus petites doses réduisent non seulement la ponte,
durant les jours qui suivent
produits
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Dans le
mer, il est également possibleque le pétrole ingéré puisse
agir indirectement pour modier la fonction ovarienne; l‘inhibition partielle des
mécanismes de prise de Na +
et d‘eau par les muqueuses intestinales peut provoquer des
modications dans la composition ionique du jaune d’oeuf et influencer la survie de
l‘embryon. Les travaux de Crocker et coll. (1974) suggèrent effectivement que l‘ingestion
de pétrole brut altère les mécanismes de l‘absorption intestinale, diminuant l‘absorption
d‘ions et d’eau, et contribue signicativement à la forte mortalité observée chez les oiseaux
contaminés par le pétrole. Car les reins seuls ne sont pas capables de maintenir la
régulation osmotique dans toutes les conditions écologiques; les canards, mouettes et
goélands survivent grâce à l’utilisation d‘un mécanisme d‘excrétion extrarénal qui
complète les capacités d‘excrétion limitées des reins. Ce mécanisme est essentiel pour
toutes les espèces pélagiques et côtières. Crocker et coll. (1974) indiquent que le pétrole
brut interfère sur l‘absorption intestinale qui est vitale au bon fonctionnement du
mécanisme d‘excrétion extrarénal; les oiseaux se déshydratent et nissent par mourir.
Sensibilité comparée de différentes espèces
Des études récentes effectuées dans des conditions technologiques différentes, portant
sur le type d‘hydrocarbures pétroliers, les techniques de brassage, les méthodes d‘analyses,
les températures, les méthodes d’exposition (statique ou en eau courante) conduisent à des
CL. 50 du même ordre, ce qui laisse à penser que les sensibilités de la plupart des animaux
sont voisines (résultats résumés dans le tableau Ill—6).
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Au cours d’un travail effectué par Rice et ses collaborateurs, au laboratoire de Auke
Ba_v (tableau Ill-6), 27 espèces de poissons et d’invertébrés marins ont été étudiés. Une
bonne comparaison des sensibilités de ces différentes.espèces est alors possible car
les
auteurs utilisent des méthodes et des températures similaires. Les poissons et les crevettes
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sont généralement parmi les espèces les plus sensibles, les animaux intértidaux étant les
plus tolérants. En exposition statique (non renouvelée), ces derniers sont probablement
plus résistants car ils peuvent temporairement s’isoler du milieu contaminé au moins
jusqu‘à ce que les concentrations dans le milieu non renouvelé (théoriquement dans un tel
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milieu. les concentrations sont décroissantes) correspondent à un niveau sublétal. Les
poissons et les crevettes d‘eaux froides semblent'avoir une sensibilité plus importante que
les espèces correspondantes de climats plus chauds. Les différences dans les sensibilités
existent, mais ne sont pas très importantes ; les espèces d’eaux froides peuvent apparaître
plus sensibles car des températures plus basses augmentent la persistance des hydro—
carbures toxiques (cf. 2° partie). D‘autres travaux indiquent effectivement que la toxicité
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