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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
ceux qui sont les plus toxiques ; ils produisent des effets à des concentrations inférieures au
mg/l.
Les produits rafnés, outre leurs concentrations,en hydrocarbures aromatiques
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généralement plus importantes, sont généralement moins visqueux que les pétroles bruts;
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aussi, pour que des concentrations toxiques soient atteintes dans l‘eau, ils nécessitent un
brassage moindre.
Dans des conditions standard, il est possible de comparer différents produits pétroliers
entre eux; Ottaway (1971) observe ainsi de grandes différences entre les toxicités de
20 pétroles bruts vis—à-vis du gastropode Littorina Iittoralis; les pétroles les plus toxiques
—
tout au moins à court terme —— sont ceux qui possèdent la plus importante quantité
d‘hydrocarbures à bas point d’ébullition (cas des pétroles d’Iran et d’Arabie de l‘AmocoC adiz). L‘auteur observe, en outre, une plus faible toxicité lorsque les expériences sont
conduites à des températures élevées.
.
Au cours de travaux récents, Le Roux et Lucas (1978) ont étudié les effets de la fraction
soluble d’un échantillon de pétrole de l’Amoco-Cadiz, prélevé sur le rivage, 18 heures
après la catastrophe, vis-à-vis des gamètes, larves et des postlarves de la Moule (M yrilus
edulis). Ce pétrole se révéla moins toxique à concentration équivalente que le brut de
référence fourni par l‘Institut Français du pétrole, résultat qui semble conrmer les
données citées précédemment (Ottaway, 1971), la partie aromatique (35 p. 100 du total),
très volatile et toxique du pétrole de l’Amoco-Cadiz ayant été éliminée lors des 18 heures
de séjour dans le milieu naturel.
Toxicités comparées des composants du pétrole
Il est généralement admis que les hydrocarbures aromatiques sont responsables des
effets toxiques des pétroles et des produits rafnés. L‘importance relative des différents
hydrocarbures aromatiques vis-à-vis de la toxicité n‘est pas clairement dénie. C‘est
pourquoi il apparait utile de déterminer quelle est la contribution des composés
aromatiques considérés individuellement dans la toxicité des solutions pétrole—eau.
Des études récentes (Rice et coll., 1977 a; Lacaze, 1978) permettent de comparer les
toxicités des composés mono- et dinucléaires pour différentes espèces végétales (fig. Ill—1)
et animales (tableau Ill-2).
Les composés mono-aromatiques sont les moins toxiques, la toxicité augmente avec le
poids moléculaire, elle est maximale avec les composés possédant 4 et 5 cycles; par
ailleurs. l‘alkylation du noyau aromatique augmente la toxicité des composés à la fois
pour les séries du benzéne et du naphtalène.
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Les toxicités des m—, o- et p—xylène, pour la crevette, la perche de mer et la larve de
crabe,
suggèrent que la position de l‘alkylsubstitution sur le noyau aromatique doit
influencer la toxicité (tableau Ill—2). L‘hydrocarbure le plus toxique étudié par Neffet coll.
(1976 a) est le l—méthylphénantrène.
La solubilité des hydrocarbures aromatiques considérés isolément décroît avec les
alkylsubstitutions et le nombre de cycles. Les concentrations de composés monoaromatiques, tels que le benzène, sont généralement plus grandes dans les fractions
aqueuses que celles du naphtaléne et des autres aromatiques à poids moléculaires plus
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