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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
i
des espèces étudiées correspondra à la toxicité du pétrole ou à celle des hydrocarbures
pétroliers considérés.
‘
2) En second lieu, les résultats des tests de toxicité seront utilisés pour déterminer et
comparer la sensibilité de différentes espèces ou la sensibilité des différents stades du cycle .
vital d’une espèce donnée. Le but de ces expériences est généralement d’identier les
espèces ou les stades du cycle biologique qui sont spécialement sensibles ou vulnérables au
pétrole. Les concentrations létales 50(1) et les concentrations inhibitrices 50 (2) sont
utilisées comme indice de la sensibilité des espèces.
.
Différences de toxicité entre les fractions solubles dans I 'eau
et les dispersions de pétrole dans I 'eau
Selon la conception qui a prévalu jusqu’ici, la toxicité des produits pétroliers est due
aux composés aromatiques les plus solubles; aussi, bien que les composés lipophiles à
haut point d’ébullition et à trés faible solubilité dans l’eau soient particulièrement
persistants dans l’environnement marin (Blumer et coll., 1973), leur identication a été
négligée.
Des travaux récents associant des données toxicologiques et chimiques ont montré
que les composés aromatiques les moins solubles et à plus haut point d’ébullition des
pétroles et des fuels étaient responsables des toxicités les plus importantes (Batterton et
coll., 1978). Les trois espèces d’algues unicellulaires (Agmenellum quadruplicalùnt
Chlorella aurorrophica, C ylindrotheca sp.) étudiées par ces auteurs semblent alors agir
comme des récepteurs vis-à—vis de ces composés très lipophiles ; des molécules ayant une
très basse solubilité dans l’eau sont continuellement transférées de la phase aqueuse dans
les cellules al gales. Batterton et coll. (ibid.) ont montré que des composés aromatiques tels
que le naphtalène, les méthylnaphtalènes, les dibenzothio‘phènes, les phénarithrénes et les
composés ayant une volatilité plus grande que les méthylnaphtalènes n’étaient pas '
responsables de la toxicité.
On observe également une trés faible toxicité lorsque des microalgues benthiques
(microphytobenthos) sont entièrement recouvertesde pétrole (Lacaze, 1978). L’activité
photosynthétique (mesurée par la méthode du carbone 14) n’est que peu altérée après une
heure de contact. Ces résultats s‘expliquent par la très faible émulsifrcation du pétrole. Le
pétrole agit par sa partie soluble, laquelle ne contient que les composés les moins toxiques.
Des recherches antérieures conrment les observations citées plus haut. Plusieurs
auteurs
notent
de faibles toxicités lorsque les produits pétroliers sont introduits
directement dans les milieux de culture (Mirouov et Lanskaya, 1969 ; Pulich et coll., 1974;
Mironov, 1970, 1975), résultats qui s’expliquent par la dispersion très limitée du pétrole
dans les milieux d‘expositions.
,
Par contre, lorsque le pétrole est fortement émulsionné, physiquement (brassage par
agitation) ou chimiquement (utilisation de disper5arîts pétroliers), la“ photosynthèse est
réduite dès 50 mg/l (Strand et coll., 1971; Lacaze, 1978) ou pour des concentratiôns
s‘échelonnant de 75 à 250
(FAO, 1977).
(1) (2) Voir Abréviations.
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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
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des espèces étudiées correspondra à la toxicité du pétrole ou à celle des hydrocarbures
pétroliers considérés.
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2) En second lieu, les résultats des tests de toxicité seront utilisés pour déterminer et
comparer la sensibilité de différentes espèces ou la sensibilité des différents stades du cycle .
vital d’une espèce donnée. Le but de ces expériences est généralement d’identier les
espèces ou les stades du cycle biologique qui sont spécialement sensibles ou vulnérables au
pétrole. Les concentrations létales 50(1) et les concentrations inhibitrices 50 (2) sont
utilisées comme indice de la sensibilité des espèces.
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Différences de toxicité entre les fractions solubles dans I 'eau
et les dispersions de pétrole dans I 'eau
Selon la conception qui a prévalu jusqu’ici, la toxicité des produits pétroliers est due
aux composés aromatiques les plus solubles; aussi, bien que les composés lipophiles à
haut point d’ébullition et à trés faible solubilité dans l’eau soient particulièrement
persistants dans l’environnement marin (Blumer et coll., 1973), leur identication a été
négligée.
Des travaux récents associant des données toxicologiques et chimiques ont montré
que les composés aromatiques les moins solubles et à plus haut point d’ébullition des
pétroles et des fuels étaient responsables des toxicités les plus importantes (Batterton et
coll., 1978). Les trois espèces d’algues unicellulaires (Agmenellum quadruplicalùnt
Chlorella aurorrophica, C ylindrotheca sp.) étudiées par ces auteurs semblent alors agir
comme des récepteurs vis-à—vis de ces composés très lipophiles ; des molécules ayant une
très basse solubilité dans l’eau sont continuellement transférées de la phase aqueuse dans
les cellules al gales. Batterton et coll. (ibid.) ont montré que des composés aromatiques tels
que le naphtalène, les méthylnaphtalènes, les dibenzothio‘phènes, les phénarithrénes et les
composés ayant une volatilité plus grande que les méthylnaphtalènes n’étaient pas '
responsables de la toxicité.
On observe également une trés faible toxicité lorsque des microalgues benthiques
(microphytobenthos) sont entièrement recouvertesde pétrole (Lacaze, 1978). L’activité
photosynthétique (mesurée par la méthode du carbone 14) n’est que peu altérée après une
heure de contact. Ces résultats s‘expliquent par la très faible émulsifrcation du pétrole. Le
pétrole agit par sa partie soluble, laquelle ne contient que les composés les moins toxiques.
Des recherches antérieures conrment les observations citées plus haut. Plusieurs
auteurs
notent
de faibles toxicités lorsque les produits pétroliers sont introduits
directement dans les milieux de culture (Mirouov et Lanskaya, 1969 ; Pulich et coll., 1974;
Mironov, 1970, 1975), résultats qui s’expliquent par la dispersion très limitée du pétrole
dans les milieux d‘expositions.
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Par contre, lorsque le pétrole est fortement émulsionné, physiquement (brassage par
agitation) ou chimiquement (utilisation de disper5arîts pétroliers), la“ photosynthèse est
réduite dès 50 mg/l (Strand et coll., 1971; Lacaze, 1978) ou pour des concentratiôns
s‘échelonnant de 75 à 250
(FAO, 1977).
(1) (2) Voir Abréviations.
