28
.
LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
,
_
relativement visqueux donne, dans l‘eau, des teneurs moitié moins importantes que celles
obtenues avec un pétrole plus uide, bien que ce dernier soit brassé dans des c0nditions
identiques.
Les processus photochimiques'inuencent
la dispersion du pétrole en mer (fig. II-3). Ils
agissent sur la polymérisation (Klein et Pilpel, 1974), la solubilisation et l’émulsifrcation ‘
(Frankenfeld, 1973 ; Burwood et Speers, 1974; Lysyj et Russell, 1974; Hansen, 1975). De
même, ces paramètres ont une action primordiale sur la biodégradation des tensio-actifs
entrant dans ia composition des dispersants pétroliers (Lacaze, 1973). Une étude effectuée
sur des biocénoses établies au laboratoire nous indique que les algues et les bactéries
entrent en compétition pour l’assimilation des éléments nutritifs. A la lumière, les algues se
développent au détriment des bactéries responsables de la biodégradation ; cette dernière
est
alors freinée, voire inhibée. Une augmentation de la température amplie
phénomène. Les variations de température inuencent également la dispersion du pétrole
dans l’eau car elles modient la solubilité des composants pétroliers, la stabilité des
émulsions et la viscosité du pétrole.
Les composés aromatiques, particulièrement toxiques, persistent plus longtemps aux
basses températures (Anderson et coll., 1974a; Rice et coll., 1976).
La plus grande partie du pétrole (87-98 p. 100) se trouve dans l’eau sous forme
particulaire (petites gouttelettes de 1 à 30 micromètres). Les concentrations variant en
fonction inverse de la température (Gordon et coll., 1973), la concentration en éléments
particulaires double lorsque la température passe de 19-21 °C à 1—2 °C (Gordon et coll.,
ibid).
La viscosité du pétrole augmentant lorsque la température décroît, à basse tempé- »
rature, une énergie de brassage ou une durée de brassage plus importante est nécessaire
pour assurer la dispersion du pétrole dans la phase aqueuse.
,
Principaux types de milieux expérimentaux
Les chercheurs ont utilisé des méthodes très variées pour préparer les mélanges de
_
pétrole dans l’eau. Il existe donc toute_une gamme' de méthodes, du simple dépôt de
pétrole à la surface de l’eau au brassage violent et prolongé. Notons que, dans de
nombreux travaux, ni les techniques de préparation, ni les concentrations utilisées ne sont
indiquées par les auteurs. Lorsque des données sont disponibles, on constate que les temps
d’agitation utilisés pour former les émulsions s’échelonnent entre 10minutes et plusieurs
jou rs ;chaque méthode fournit une composition et une concentration nale différentes. En
outre, lorsque les teneurs sont données, elles sont généralement exprimées en pourcentage
de celles des extraits initiaux dont les concentrations réelles sont rarement connues.
—
Les milieux expérimentaux sont généralement de deux types :
Emulsion du pétrole dans l’eau (E.P.E.) : elle est préparée par brassage de pétrole et '
d‘eau pendant une phase précédant l’expérimentation ou, durant. toute la période
expérimentale. Les études récentes ont standardisé la préparation des milieux expérimentaux en
suivant la méthode d’Anderson et coll. (1974a), avec seulement quelques
modications. Ainsi, une E.P.E. est préparée en ajoutant un volume déterminé de pétrole à
.
LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
,
_
relativement visqueux donne, dans l‘eau, des teneurs moitié moins importantes que celles
obtenues avec un pétrole plus uide, bien que ce dernier soit brassé dans des c0nditions
identiques.
Les processus photochimiques'inuencent
la dispersion du pétrole en mer (fig. II-3). Ils
agissent sur la polymérisation (Klein et Pilpel, 1974), la solubilisation et l’émulsifrcation ‘
(Frankenfeld, 1973 ; Burwood et Speers, 1974; Lysyj et Russell, 1974; Hansen, 1975). De
même, ces paramètres ont une action primordiale sur la biodégradation des tensio-actifs
entrant dans ia composition des dispersants pétroliers (Lacaze, 1973). Une étude effectuée
sur des biocénoses établies au laboratoire nous indique que les algues et les bactéries
entrent en compétition pour l’assimilation des éléments nutritifs. A la lumière, les algues se
développent au détriment des bactéries responsables de la biodégradation ; cette dernière
est
alors freinée, voire inhibée. Une augmentation de la température amplie
phénomène. Les variations de température inuencent également la dispersion du pétrole
dans l’eau car elles modient la solubilité des composants pétroliers, la stabilité des
émulsions et la viscosité du pétrole.
Les composés aromatiques, particulièrement toxiques, persistent plus longtemps aux
basses températures (Anderson et coll., 1974a; Rice et coll., 1976).
La plus grande partie du pétrole (87-98 p. 100) se trouve dans l’eau sous forme
particulaire (petites gouttelettes de 1 à 30 micromètres). Les concentrations variant en
fonction inverse de la température (Gordon et coll., 1973), la concentration en éléments
particulaires double lorsque la température passe de 19-21 °C à 1—2 °C (Gordon et coll.,
ibid).
La viscosité du pétrole augmentant lorsque la température décroît, à basse tempé- »
rature, une énergie de brassage ou une durée de brassage plus importante est nécessaire
pour assurer la dispersion du pétrole dans la phase aqueuse.
,
Principaux types de milieux expérimentaux
Les chercheurs ont utilisé des méthodes très variées pour préparer les mélanges de
_
pétrole dans l’eau. Il existe donc toute_une gamme' de méthodes, du simple dépôt de
pétrole à la surface de l’eau au brassage violent et prolongé. Notons que, dans de
nombreux travaux, ni les techniques de préparation, ni les concentrations utilisées ne sont
indiquées par les auteurs. Lorsque des données sont disponibles, on constate que les temps
d’agitation utilisés pour former les émulsions s’échelonnent entre 10minutes et plusieurs
jou rs ;chaque méthode fournit une composition et une concentration nale différentes. En
outre, lorsque les teneurs sont données, elles sont généralement exprimées en pourcentage
de celles des extraits initiaux dont les concentrations réelles sont rarement connues.
—
Les milieux expérimentaux sont généralement de deux types :
Emulsion du pétrole dans l’eau (E.P.E.) : elle est préparée par brassage de pétrole et '
d‘eau pendant une phase précédant l’expérimentation ou, durant. toute la période
expérimentale. Les études récentes ont standardisé la préparation des milieux expérimentaux en
suivant la méthode d’Anderson et coll. (1974a), avec seulement quelques
modications. Ainsi, une E.P.E. est préparée en ajoutant un volume déterminé de pétrole à
