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LA POLLUTION PETROL1ÈRE EN MILIEU MARIN
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modications considérables, en fonction du temps (fig. II—1), aussi les résultats obtenus à la _
,
suite des essais biologiques dépendront-ils de la durée de l’expérimentation et du
protocole utilisé.
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Différents modes d'exposition des organismes
.
aux produits pétroliers
.
Les mélanges pétrole—eau sont des milieux instables, donc délicats à manipuler, aussi
une connaissance de base des processus physiques qui affectent le transfert du pétrole dans
la phase aqueuse et sa persistance dans celle—ci, est essentielle pour réaliser des
expérimentales ou pour interpréter les effets biologiques.
,
Facteurs physiques affectant la pénétration des produits pétroliers
la phase aqueuse
'
Lors de la réalisation des milieux d’exposition, la quantitéet la composition de pétrole
qui passe dans la phase aqueuse est principalement déterminée par l‘énergie et la durée du
brassage (turbulence), la solubilité de ses différents composés, la viscosité du pétrole,‘
l’éclairement et la température.
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Turbulence
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Quantité de pétrole entrant dans la phase aqueuse : la turbulence exerce un effet
prononce sur la quantité de pétrole entrantdans la phase aqueuse sous forme particulaire
et micellaire (Gordon et coll., 1973). Taylor et Karinen (1977) ne détectent pas de
concentrations (l) supérieures à 10 ug/l à 1 cm de profondeur, sous une couche de pétrole —
déposée avec précaution à la surface de l’eau. Gordon et coll. (1976), réalisantdes
pollutions simulées (100 à 1000m1 de pétrole dans des bacs d’environ 8 0001itres)
indiquent également qu’après une période de courte durée (approximativement une
journée), les concentrations dans la colonne d’eau — sous le lm de surface — initialement
de l’ordre du mg/l, ne dépassent pas ensuite 100 ug/l.
Un brassage modéré de pétrole et d’eau de mer, durant 20 heures, conduit à des
concentrations d’hydrocarbures dans la phase aqueuse de 1 à 10 mg/l‘(Ander50n et coll., —
1974a ; Rice et coll., 1976; Lacaze, 1978), alors qu’un brassage violent fournit des teneurs
.
de 100 mg/l; une grande partie des hydrocarbures étant alors présente sous forme de,
particules dispersées (tableau lI-l). Dans la mesure où les conditions de brassage sont —
bien dénies, les différents dosages permettent le plus souvent d’établir une relation entre
la quantité de pétrole introduite au départ et la concentration nale en hydrocarbures
dans la phase aqueuse.
'
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_
… Le l€{n1€
« C0ncentration » doit être pris ici au sens le plus large. Il est appliqué non seulement
aux composes solubles mais également aux gouttelettes en émulsion
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