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L’ÉCREVISSE ET son ÉLEVAGE
Traversant les parois intestinales, les particules alimentaires assimilables passent dans
l’hémo/ymphe, sang incolore qui se coagule rapidement à l’air libre. L’hémolymphe a
une distribution diffuse entre les organes ; elle est dirigée par la distribution branchiale
dans un canal afférent externe et dans un canal efférent interne se continuant en canal
branchiocardiaque aboutissant à une chambre péricardique. Le coeur chasse le sang
vers les différentes régions du corps par les artères.
L’hémolymphe se coagule dans l’eau douce, mais non dans l’eau de mer à laquelle elle
est isotonique. L’organisme de l’écrevisse peut régler non seulement la concentration
de son hémolymphe mais aussi sa composition minérale qui est indépendante, dans
de larges limites, des variations de la composition minérale du milieu extérieur.
C’est ainsi que le degré d’hydratation des muscles de l’écrevisse diminue à mesure
que la concentration du milieu extérieur augmente, malgré la constance du poids de
l’animal.
Bogucki (1934) donne les tableaux suivants concernant Astacus astacus.
Chlore
Calcium
Magnésium
Sodium
Potassium
Sérum
6,21
0,48
0,06
3,49
0,11
en eau
Eau
0,017
0,059
0,006
0,015
0,003
douce
Sérum
100
7,73
0,97
56,19
1,77
en eau
Eau
100
335
34
84
16,6
de mer
Fig. 35 —— Composition minérale du sérum de l’écrevisse (9)
Eau douce
Eau de mer
Milieu (%)
à 20
50
66
100
Teneur
en eau (%)
84
88,6
79,3
76,2
74,5
Fig. 36 — Quantité d’eau dans les muscles de l’écrevisse (en % du poids humide)
_
Lienemann fait des observations analogues sur Procambarus clarkii.
Le cœur, qui occupe le milieu de cette chambre,a une forme quasi hexagonale. Il est
en relation avec le réseau extérieur par trois paires d’ostioles munies de valvules. Par
l’alternation des diastoles et des systoles, le cœur joue son rôle de pompe et de
distribution vers les artères antérieures ; ophtalmique, impaire, antennaires et
hépathiques, paires. Un bulbe postérieur aboutit à deux puissantes artères, l’une
abdominale supérieure et l’autre sternale qui se divise en deux canaux, l’un irriguant
les appendices thoraciques, l’autre, les appendices abdominaux.
D’après Meglitsch (1975), l’importance du sang dans le transport respiratoire se
reconnaît aux étroites relations existant entre les branchies et le système circulatoire.
Au départ des branchies, le sang retourne directement a la cavité péricardique et il revient aux branchies à la sortie de l’hémocoele, après avoir baigné les organes internes.
L’appareil respiratoire
Chez les Décapodes et notamment chez I’Ecrevisse, aux branchies contenues dans la
chambre branchiale, viennent s’ajouter des branchies auxiliaires qui accroissent la
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