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tion artificielle des œufs d’écrevisses est pratiquée dans des flacons incubateurs
utilisés pour l’incubation des œufs de brochets, de carpes ou de corégones. On
emploie ainsi les bouteilles de Zoug, les appareils de Weiss, de Buss et White, les
jarres de type Kannegieter.
CUKERZIS (f970) a cependant amélioré l’appareil de Weiss en posant dans la partie
inférieure de la bouteille une cloison de 3 a 5 cm au-dessus du bouchon. La cloison est
percée en son milieu d’un pertuis de 3 a 4 mm, dans l’axe de l’orifice du raccord du
tuyau d’arrivée d’eau. Grâce à cette séparation, l’action directe du courant sur les œufs
est supprimée, le brassage des œufs est lent et régulier, ce qui permet d’obtenir un
meilleur taux de réussite. Le même effet peut être obtenu en plaçant dans le fond d’une
bouteille de Zoug un filtre à tige (filtre à café) ou une balle en caoutchouc dur.
L’installation peut recourir à des aménagements peu coûteux, telle l’utilisation de bibouteilles d’eau minérale dont le fond aura été coupé et dont le goulot aura été muni
d’un bouchon de caoutchouc percé d’un orifice afin de permettre le passage d’un tube
en plastique ou en laiton.
Le débit d’arrivée d’eau dans chaque bouteille doit être réglable, ce que l’on obtient
grâce à l’emploi de pinces de laboratoire ou de robinets d’aquariophilie placés sur le
tube d’alimentation en eau.
Les flacons sont fixés sur une rampe sous laquelle une goulotte récupère l’eau et
l’envoie vers la canalisation basse, le puisard et la pompe d’exhaure.
Dans les installations rustiques, les appareils d’incubation sont placés en contrebas
d’un canal ou d’un étang, auquel cas il convient de filtrer l’eau par l’intermédiaire d’un
bac à sable et d’un panier de récupération des feuilles mortes et débris divers.
La lutte contre les infections éventuelles est possible en injectant dans le circuit du vert
malachite de façon à baigner les œufs pendant quinze à vingt minutes dans une
solution au 1/100 0009. Le débit voulu est réglé par une pince de laboratoire.
La surveillance du débit est importante : la présence d’œufs éclatés caractérise un
débit d’eau trop fort alors que des traces de moisissures ou d’infection sont la preuve
d’un débit trop faible pour une température trop élevée entraînant un manque
d’oxygénation des œufs.
Dans les écloseries, on est amené à employer d’autres accessoires d’aquarium, tels
les aérateurs en pierre ponce (sucres), les pompes auxiliaires à membrane de type
Rena, Piot et Tirouflet, des résistances chauffantes à thermostat, des filtres d’aquarium.
Méthodes d’élevage
Typologie des élevages
Il est courant de faire des différences entre élevage naturel et élevage artificiel, élevage
intensif et élevage extensif et de reprendre ainsi, avec confusion parfois, la typologie
générale des élevages.
-
Un élevage extensif consiste à introduire des écrevisses dans les plans d’eau
ayant un biotope convenable et une niche écologique vide : celle des écrevisses. La
mise en charge, c’est-à-dire la quantité de sujets introduits, doit être à la mesure de la
capacité d’accueil du milieu et de ses possibilités nourricières. L’intervention de
l‘homme se borne à une introduction judicieuse et à une capture raisonnable pour
préserver l’avenir de la production.
tion artificielle des œufs d’écrevisses est pratiquée dans des flacons incubateurs
utilisés pour l’incubation des œufs de brochets, de carpes ou de corégones. On
emploie ainsi les bouteilles de Zoug, les appareils de Weiss, de Buss et White, les
jarres de type Kannegieter.
CUKERZIS (f970) a cependant amélioré l’appareil de Weiss en posant dans la partie
inférieure de la bouteille une cloison de 3 a 5 cm au-dessus du bouchon. La cloison est
percée en son milieu d’un pertuis de 3 a 4 mm, dans l’axe de l’orifice du raccord du
tuyau d’arrivée d’eau. Grâce à cette séparation, l’action directe du courant sur les œufs
est supprimée, le brassage des œufs est lent et régulier, ce qui permet d’obtenir un
meilleur taux de réussite. Le même effet peut être obtenu en plaçant dans le fond d’une
bouteille de Zoug un filtre à tige (filtre à café) ou une balle en caoutchouc dur.
L’installation peut recourir à des aménagements peu coûteux, telle l’utilisation de bibouteilles d’eau minérale dont le fond aura été coupé et dont le goulot aura été muni
d’un bouchon de caoutchouc percé d’un orifice afin de permettre le passage d’un tube
en plastique ou en laiton.
Le débit d’arrivée d’eau dans chaque bouteille doit être réglable, ce que l’on obtient
grâce à l’emploi de pinces de laboratoire ou de robinets d’aquariophilie placés sur le
tube d’alimentation en eau.
Les flacons sont fixés sur une rampe sous laquelle une goulotte récupère l’eau et
l’envoie vers la canalisation basse, le puisard et la pompe d’exhaure.
Dans les installations rustiques, les appareils d’incubation sont placés en contrebas
d’un canal ou d’un étang, auquel cas il convient de filtrer l’eau par l’intermédiaire d’un
bac à sable et d’un panier de récupération des feuilles mortes et débris divers.
La lutte contre les infections éventuelles est possible en injectant dans le circuit du vert
malachite de façon à baigner les œufs pendant quinze à vingt minutes dans une
solution au 1/100 0009. Le débit voulu est réglé par une pince de laboratoire.
La surveillance du débit est importante : la présence d’œufs éclatés caractérise un
débit d’eau trop fort alors que des traces de moisissures ou d’infection sont la preuve
d’un débit trop faible pour une température trop élevée entraînant un manque
d’oxygénation des œufs.
Dans les écloseries, on est amené à employer d’autres accessoires d’aquarium, tels
les aérateurs en pierre ponce (sucres), les pompes auxiliaires à membrane de type
Rena, Piot et Tirouflet, des résistances chauffantes à thermostat, des filtres d’aquarium.
Méthodes d’élevage
Typologie des élevages
Il est courant de faire des différences entre élevage naturel et élevage artificiel, élevage
intensif et élevage extensif et de reprendre ainsi, avec confusion parfois, la typologie
générale des élevages.
-
Un élevage extensif consiste à introduire des écrevisses dans les plans d’eau
ayant un biotope convenable et une niche écologique vide : celle des écrevisses. La
mise en charge, c’est-à-dire la quantité de sujets introduits, doit être à la mesure de la
capacité d’accueil du milieu et de ses possibilités nourricières. L’intervention de
l‘homme se borne à une introduction judicieuse et à une capture raisonnable pour
préserver l’avenir de la production.
