L’ÉLEVAGE
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Avec une alimentation conforme aux exigences du peuplement, la présence d’un
nombre suffisant d’abris est l’un des facteurs qui permettent de limiter le cannibalisme.
Fuyant la lumière, l’écrevisse y demeure volontiers et a ainsi moins de chances de
rencontrer ses congénères et particulièrement les proies faciles que sont les animaux
en train de muer.
Qn a intérêt à répartir les abris sur le périmètre immergé de l’étang en les densifiant
près des berges que les écrevisses ont plutôt tendance à fréquenter. La densification
peut être opérée au sol par juxtaposition ou par superposition.
——
Les pierres et notamment les meulières constituent les abris les plus primitifs ; elles
sont indispensables dans les étangs et dans les bassins en terre.
Les blocs d’un demi à un décimètre cube, disposés en tas pyramidaux constituent
autant d’habitats. Deloncle (1903) préconise des enrochements en couronne avec un
puits central où l’on peut disposer les rations alimentaires de la colonie ou encore
placer les pièges de capture. Il faut compter une densité de 100 écrevisses de 20 à 25
grammes par mètre cube d’enrochement immergé.
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Fig. 142 — Habitat colonial
h : habitat, constitué par un amoncellement de pierres ; c : couvercle du puits central ; f : flotteur de la nasse ou de
la mangeoire (m} ,‘/7 : niveau de l‘eau.
—
Les agglomérés et les briques creuses constituent d’excellentes caches pour les
écrevisses de différentes tailles. Si l’on désire toutefois contrôler l’occupation des
loges, l’aggloméré est plus difficile à manipuler que la brique. On peut noter egalement
que les briques sont néfastes à l’hébergement des mères grarnées du fait de
l’existence d’un seuil acéré à l’entrée des logettes, seuil résultant de l’étuage de l’argile
lors de la fabrication ”et qu’il convient d’ébarber à coups de grattoir.
Les agglomérés et briques sont utilisés en habitats fixes posés le long des bords du
bassin ; on capture les écrevisses en vidant le bassin et en attendant qu’elles sortent
des trous. On peut également les employer par blocs solidaires poses sur un cadre en
tamis amovible, repérable par flotteur. On soulève le bloc et on récupère les ecrewsses
sur le tamis : sans avoir à vider le plan d’eau, on contrôle le cheptel en recuperant les
briques à la main.
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Les dre/ns
Les draine en poterie conviennent également très bien à l’hébergement des adultes.
Pour une récupération plus efficace des animaux, on peut boucher au Ciment une
extrémité du tuyau, en prenant soin de laisser un orifice permettant la Circulation de l eau,
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