BIOLOGIE ET ÉCOLOGIE DES ÉCREVISSES
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Epidémiologie
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L‘agent pathogène, Aphanomyces astaci, appartient à la famille des Saprolegniacées.
Les hyphes sont peu développées, le mycelium peu ramié, le protoplasme grenu,
incolore et transparent. Deux modes de reproduction, l’un sexué assuré par des
oogones, l’autre asexué par des zoospores mobiles biflagellées.
En rivière, la maladie se transmet de proche en pr00he parles zoospores produites en
très grand nombre à des pH compris entre 6 et 7, 5 et des températures allant de 2 à
25 °C : l’infestation peut donc se produire toute l’année sous climats Ouest-européens.
Après destruction de la population astacicole d’un site, les zoospores ne subsistent
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guère plus de deux mois dans le milieu. Dans certains plans d’eau, la maladie a
réapparu parfois longtemps après ce délai, ce qui laisse supposer l’existence de
formes résistantes ou bien une reproduction par oogones — qui n’a jamais été encore
décelée dans le milieu naturel — le relais pris par d’autres crUstacés infestés, tels
Diaptomus gracilis ou Asp/anchna priodonta (UNESTAM, 1972) ou encore une
recontamination par un disséminateur tel que l’homme ou l’oiseau. Le champignon ne
vit pas en eau salée.
Pathogénie
Aphanomyces traverse la cuticule au niveau de lési0ns des parties minces du tégu—
ment, ou d’articulations ou encore au niveau des yeux. Les hyphes rayonnent et vont
vers les chaînes nerveuses mais parfois certains individus meurent avant ce
développement ce qui laisserait supposer la sécrétion d’une toxine, non encore
décalée. L’animal atteint résiste à l’infeStatidn en bloquant, avec plus ou monns‘ de
succès suivant les espèces, l’avancementdes hyphes par des barrières de m‘elanrne
sécrétée par les cellules sanguines. D’après l’équipe
de Unestam (1), || _exrsterart
des
mécanismes de défense par inhibition des enzymes extra—cellulaires
du champignon,
autres que la mélanine.
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D’une manière générale, les espèces américaines, porteuses et agentsde l’infe‘staén
originelle en Europe, ainsi que, depuis, en$can‘dinavîe par
Ienrusculus,
sont résistantes à divers degrés à la péstè.‘Pacifä3îæus peut parfors mourir par surte
d’Aphanomycose et souvent, la régénération “de ses membres
semble etre
mhrbee par
l’infection des extrémités perdues (FURST et BOSTBOM,Ï197B).
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D’après Unestam, Procambaws clarkii et Orc_onécte$linä03us ont une
haute résistance
à la maladie,_ Pacifastacus leniusculus également mais avec de fortes infections dans
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quelques cas ; Astacus Ieptodacîy/us-auhe résistance moyenne, Astacus astacus une
faible résistance.
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