Les dorsales lentes présentent une vallée axiale (le rift) large de 10 à 20 km et
profonde de 1 à 2 km. Cette vallée est bordée par des murs dont les crêtes se trouvent
en général à 2500 m de profondeur. Ils sont découpés en marches correspondant à des
gradins de faillesñormales à regard vers l‘axe. Le f0nd de la Vallée eSt occupé par des
volcans isolés plus ou mOins serrés et des champs‘de laves parfois très fissurés. L'acti»
vité volcanique desdorsales lentes peut se réduire et s'interrompre lOcalement durant
de longues
de l'ordre 100 000 ans. Pourautant, l’écartement des plaques ne
cesse pas, Ce qui conduit, ,. le long des segments c0ncernées, à la remontée sous l'axe,
puis à l'exhumationteCtonique de rOchesprofondes, soit des périd0tites Serpentini»
sées, soit'des gabbros (voir figure 4—10).
5
,
'
,
Ÿ
,.
Il existe de cefait deux modes de fonctionnementdes dorsales lentes (figure A).
Le premier, de type symétrique se développe lorsque la production magmatique
permet de construire une croûte continue. La divergence s’accompagne du fonc»
tionnement de failles normales raides symétriques. Ce premier mode caractérise
notamment les segments dela dorsale Atlantique au sud des Açores. Une chambre
magmatique y a été imagée par sismique réflexion pour la_première fois en 2006.
Le second mode (figure B) apparaît lorsque la
est faible.
Une seule grande faille courbe, la faille de détachement océanique fonctionne
alors, d’un côté ou de l’autre de l’axe. Cette faille majeure permet la mise à
l’afeurement du manteau et sa présence se traduit par
morphologie très
typique faite de longues rides parallèles : les « corrugations ». Les progrès récents
dans la connaissance de la bathymétrie et de la géologie de l’axe de la dorsale
.
Atlantique nord —central et ont permis de caractériser lasuCcession des deux types
de modes depuis la zone de fracture Oceanogtapher, au Ïsuddes Açores, jusqu’à
l’Equateur (figure C).
_
Ï
Sous l’axe des dorsales lentes pauvres en magma, les liquides provenant
de la fusion
partielle du manteau cristallisent dans des chambres
de petites
dimensions soit au sein du manteau serpentinisé soit au Sein de gabbros‘ plus
anciens, parfois déformés par
de la
Les chambres
magmatiques ne sont pas permanentes et le complexe filonien peut manquer. La
croûte des dorsales lentes, définie par la vitesse des ondes sismiques qui la traver—
sent est donc hétérogène (basaltes, gabbros etserpentinites en proportions varia»
bles selon les lieux). A proximité des points chauds où la production magmatique
est importante, se construit une croûte basaltique et gabbroïque épaisse (ex. des
Açores et de l'Islande).
'
L'axe des dorsales rapides (figure’D) est remarquablement lisse en comparaison de
l'axe des dorsales lentes et se présente comme un dôme régulier. Plus le dôme est large
plus la production magmatique est forte. Sous le haut axial des dorsales rapides, on
distingue une zone à faibles vitesses sismiques (LVZ, pourlow velocity zone), en
_
forme de tente, dont la base mesure 10 km de largeau moins, appuyée sur le Moho
pétrologique et dont le sommet està 23 km sous l’axe. Cette zone correspond au
réservoir magmatique, que l'on appelait "la chambre magmatique", et contient entre
10 et 15 % de liquide magmatique enrobant des cristaux (on l'appelle aussi bouillie
cristalline). Sa limite supérieure coïncide avec l’isotherme 1000°C.
profonde de 1 à 2 km. Cette vallée est bordée par des murs dont les crêtes se trouvent
en général à 2500 m de profondeur. Ils sont découpés en marches correspondant à des
gradins de faillesñormales à regard vers l‘axe. Le f0nd de la Vallée eSt occupé par des
volcans isolés plus ou mOins serrés et des champs‘de laves parfois très fissurés. L'acti»
vité volcanique desdorsales lentes peut se réduire et s'interrompre lOcalement durant
de longues
de l'ordre 100 000 ans. Pourautant, l’écartement des plaques ne
cesse pas, Ce qui conduit, ,. le long des segments c0ncernées, à la remontée sous l'axe,
puis à l'exhumationteCtonique de rOchesprofondes, soit des périd0tites Serpentini»
sées, soit'des gabbros (voir figure 4—10).
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Il existe de cefait deux modes de fonctionnementdes dorsales lentes (figure A).
Le premier, de type symétrique se développe lorsque la production magmatique
permet de construire une croûte continue. La divergence s’accompagne du fonc»
tionnement de failles normales raides symétriques. Ce premier mode caractérise
notamment les segments dela dorsale Atlantique au sud des Açores. Une chambre
magmatique y a été imagée par sismique réflexion pour la_première fois en 2006.
Le second mode (figure B) apparaît lorsque la
est faible.
Une seule grande faille courbe, la faille de détachement océanique fonctionne
alors, d’un côté ou de l’autre de l’axe. Cette faille majeure permet la mise à
l’afeurement du manteau et sa présence se traduit par
morphologie très
typique faite de longues rides parallèles : les « corrugations ». Les progrès récents
dans la connaissance de la bathymétrie et de la géologie de l’axe de la dorsale
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Atlantique nord —central et ont permis de caractériser lasuCcession des deux types
de modes depuis la zone de fracture Oceanogtapher, au Ïsuddes Açores, jusqu’à
l’Equateur (figure C).
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Sous l’axe des dorsales lentes pauvres en magma, les liquides provenant
de la fusion
partielle du manteau cristallisent dans des chambres
de petites
dimensions soit au sein du manteau serpentinisé soit au Sein de gabbros‘ plus
anciens, parfois déformés par
de la
Les chambres
magmatiques ne sont pas permanentes et le complexe filonien peut manquer. La
croûte des dorsales lentes, définie par la vitesse des ondes sismiques qui la traver—
sent est donc hétérogène (basaltes, gabbros etserpentinites en proportions varia»
bles selon les lieux). A proximité des points chauds où la production magmatique
est importante, se construit une croûte basaltique et gabbroïque épaisse (ex. des
Açores et de l'Islande).
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L'axe des dorsales rapides (figure’D) est remarquablement lisse en comparaison de
l'axe des dorsales lentes et se présente comme un dôme régulier. Plus le dôme est large
plus la production magmatique est forte. Sous le haut axial des dorsales rapides, on
distingue une zone à faibles vitesses sismiques (LVZ, pourlow velocity zone), en
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forme de tente, dont la base mesure 10 km de largeau moins, appuyée sur le Moho
pétrologique et dont le sommet està 23 km sous l’axe. Cette zone correspond au
réservoir magmatique, que l'on appelait "la chambre magmatique", et contient entre
10 et 15 % de liquide magmatique enrobant des cristaux (on l'appelle aussi bouillie
cristalline). Sa limite supérieure coïncide avec l’isotherme 1000°C.
