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Le premier modèle cinématique global, publié en 1968 par X. Le Pichon, au cœur
de la révolution scientifique de la Tectonique des plaques, comportait 6 plaques et
quelques centaines de données (vitesses d’ouverture des dorsales mesurées à partir
des an0malies magnétiques, directionsdesfailles transformantes et du glissement
l0rs des grands séismes inter»plaques). Depuis, de nombreux modèles globaux ont
été publiés, s’appuyant sur des donnéesde, plus en pluSnombreuses et précises,
prenant en compte un plus grand nombre de plaques ( 16 dans le modèle NUVEL—
1A publié en '1990ét réviSé en 1994, cf. fig. »_1.6A) et améli0rant la technique de
calcul des paramètres de rotation des plaques à partir des'=données. Une seconde
révolution
produite avec ,la mesure directe des “vitesses des plaques par
géodésie spatiale (GPS en particulier). Ces nouvelles mesures ont largement
confirméles
modèles commeNU\/EL»1A, menant à une conclu»
sion surprenante
les vitesses des plaques
premier ordre, stables sur les 3
derniers millions d’années (Ma), puiSque les mesures géodésiquès sur quelques
dizaines d’années sont en accord avéC‘les vitesses mesurées sur les 3 derniers Ma.
Autrement dit, sauf quelques cas particuliers, il_n’y a pas d’accélérations ou de
décélérations depuis 3 Ma! Une nouvelle étape vient d’êüe’fr‘anchie avec le
dernier modèle global publié par "C. DèMets ' et ses collaborateurs, appelé
MORVEL (pour Mid Ocean Ridge VELOC_itiéS), qui intègtelés données géodési—
ques (principalement sur les continents et
quelques îles)_ et les données
d’anomalies magnétiques et de failles transformantes, principalement océaniques.
Ce modèle décrit les mouvements de 25 plaques, soit 19 plaques avant une dorsale
océanique sur une partie de leurs frontières et 6‘ plaques supplémentaires dont
seule la géodésie peut décrire les vitesses,
uniquement par des zones de
subduction et/ou des failles transformantes (par exemple, le bloc de la Sonde, qui
inclue l’lndochine, Bornéo, l’Indonésie et qui a un mouvement vers l’est
d’environ 15 mm/an par rapport à l’Eurasie); MORVEL's’affrar‘1ehit également du
caractère homogène des vitesses utilisées pom'NUVEL—1A.
.
Dans ce dernier, l’anomalie ZA (3,16 Ma) est celle retenue pour toutes les
dorsales, alors que MORVEL utilise l’événement de ]aramillo (0,78 Ma) pour les
dorsales rapides et l’anomalie ZA pour les dorsales lentes. Ceci permet de montrer,
par exemple que les dorsales Nazca»Antarctique et Nazca»Pacifique ont signific‘a—
tivement ralenti (de quelques mm/an) depuis 3 Ma. MORVEL confirme égale—
ment que la plaque caraibe est beaucoup plus rapide que nele prédisait NUVEL»
lA (environ le double !) et que le mouvement des plaques Inde et Arabie (par
rapport à l’Eurasie) a sensiblement ralenti depuis 3 Ma. Mais la conclusion sans
doute la plus fOndamentale est que, malgré le raffinement progressif de l’analyse,
l’hypothèse fondamentale de la tectonique des plaques reste vérifiée : les plaques
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Le premier modèle cinématique global, publié en 1968 par X. Le Pichon, au cœur
de la révolution scientifique de la Tectonique des plaques, comportait 6 plaques et
quelques centaines de données (vitesses d’ouverture des dorsales mesurées à partir
des an0malies magnétiques, directionsdesfailles transformantes et du glissement
l0rs des grands séismes inter»plaques). Depuis, de nombreux modèles globaux ont
été publiés, s’appuyant sur des donnéesde, plus en pluSnombreuses et précises,
prenant en compte un plus grand nombre de plaques ( 16 dans le modèle NUVEL—
1A publié en '1990ét réviSé en 1994, cf. fig. »_1.6A) et améli0rant la technique de
calcul des paramètres de rotation des plaques à partir des'=données. Une seconde
révolution
produite avec ,la mesure directe des “vitesses des plaques par
géodésie spatiale (GPS en particulier). Ces nouvelles mesures ont largement
confirméles
modèles commeNU\/EL»1A, menant à une conclu»
sion surprenante
les vitesses des plaques
premier ordre, stables sur les 3
derniers millions d’années (Ma), puiSque les mesures géodésiquès sur quelques
dizaines d’années sont en accord avéC‘les vitesses mesurées sur les 3 derniers Ma.
Autrement dit, sauf quelques cas particuliers, il_n’y a pas d’accélérations ou de
décélérations depuis 3 Ma! Une nouvelle étape vient d’êüe’fr‘anchie avec le
dernier modèle global publié par "C. DèMets ' et ses collaborateurs, appelé
MORVEL (pour Mid Ocean Ridge VELOC_itiéS), qui intègtelés données géodési—
ques (principalement sur les continents et
quelques îles)_ et les données
d’anomalies magnétiques et de failles transformantes, principalement océaniques.
Ce modèle décrit les mouvements de 25 plaques, soit 19 plaques avant une dorsale
océanique sur une partie de leurs frontières et 6‘ plaques supplémentaires dont
seule la géodésie peut décrire les vitesses,
uniquement par des zones de
subduction et/ou des failles transformantes (par exemple, le bloc de la Sonde, qui
inclue l’lndochine, Bornéo, l’Indonésie et qui a un mouvement vers l’est
d’environ 15 mm/an par rapport à l’Eurasie); MORVEL's’affrar‘1ehit également du
caractère homogène des vitesses utilisées pom'NUVEL—1A.
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Dans ce dernier, l’anomalie ZA (3,16 Ma) est celle retenue pour toutes les
dorsales, alors que MORVEL utilise l’événement de ]aramillo (0,78 Ma) pour les
dorsales rapides et l’anomalie ZA pour les dorsales lentes. Ceci permet de montrer,
par exemple que les dorsales Nazca»Antarctique et Nazca»Pacifique ont signific‘a—
tivement ralenti (de quelques mm/an) depuis 3 Ma. MORVEL confirme égale—
ment que la plaque caraibe est beaucoup plus rapide que nele prédisait NUVEL»
lA (environ le double !) et que le mouvement des plaques Inde et Arabie (par
rapport à l’Eurasie) a sensiblement ralenti depuis 3 Ma. Mais la conclusion sans
doute la plus fOndamentale est que, malgré le raffinement progressif de l’analyse,
l’hypothèse fondamentale de la tectonique des plaques reste vérifiée : les plaques
