a
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*
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0
a
La théorie de la Tectonique des. plaques rend compte convenablement de la répartition
des ceintures de sismicité à la surface du globe (frontières convergentes, divergentes
et de coulissement) et de la répartition du volcanisme des dorsales et des zones de
subduction. Il n’existe qu’un phénomène global quecette théorie n’explique pas : le
volcanisme intraplaque de type_point chaud (voir chap. IV, @ 4.2). Ce volcanisme
est caractérisé par des lavés'provenant dela fusion d’un manteau d’origine profonde.
Ces laves, appelées OlB (oc'emiisland bdsaltS), Sont plus enriChiès en-‘élémeritsincom—
patibles (ou magmatophiles) que les
basa'lts), laves typiques des
dorsalés_.et iSsuèSdu manteau supérieur. On doit“ à].T. Wilson, enl965, .d’aVoir proposé
une originèprof0nde pour} ce volCanisme et à W] Morgan, en 1972, d’avoir formalisé
l’hypothèse des points Chauds : des panaches issus de la base du:mäiriteau inférieur remon»
tent vers la_Surface;le volcanisme résultant forme alors une chaine linéaire d’édicessur
la plaque
lentement au
les idées ont
évolué et'onràense que les zones du manteau sources des points chauds ne sont pas toutes
profondes, et que la base du manteau Supérieur. peut aussi émettre des panaches,
‘
donnant
chauds imoins volumineux et plus éphémères. Une école encore plus
radicale, menée
renie l’hypothèse profonde, et à l’aidede divers
arguments géologiques-et géophysiques, notamment latomographie sismiqueï, propose
,
que la plupart des points-chauds ne'résulte que dela fusion de manteau superficiel
provoquée par des déchirures lithosphériques. On voit donc qu’aujourd’hui plusieurs
hypothèses semblent s’opposer et il apparaît nécessaire d’en faire le bilan.
Critères de sélection des points chauds d'origine profonde
Un point sur la question a été réalisé en 2003 par V. Courtillot, A. Davaille, ] Besse
et ].
Ces auteurs cherchent d’abord à isoler 5 critères indépendants permettant
de caractériser une origine profonde des points chauds Suggérant'un ancrage dans le
manteauihférieur au niveau de la couche D” (base
inférieur, au c0ntact
avec le sommetdu noyau). Ces critères sont :
_
'
,
—
l’existence de traps
volumineux au point d’impact initial (c’est la
preuve que la têtedu panache était importante) (voir chap. IV @ 4.2, fig. 4.5);
—
l’eXistence d’une chaîne de volcans inactifs bien développée (preuve d’une
durée
de vie importante de la queue du panache après l’impact de la tête, et donc d’une
_
origine profonde; on estime que la durée de vie d’unequeue de panache est de
l’ordre de 130 Ma);
_
,
,
,
'
_
,
—
l’existence d’une zone de flux de chaleur élevée dans la région
du point chaud (ceci
permet de ne retenir que
panaches assez chauds, donc d’origineprofonde, capa»
bles de maintenir une anomalie de température sur le long.terme) ;_
,
_
1. Les images tomographiques montrent que certains points chauds ne sont pas enracinés dans
le manteau profond, mais la réSOlution de la méthOde n’est pas suffisante encore pour que l’on
puisse décrire dans le détail des traces de panaches dans le manteau inférieur.
2. V. Courtillot, A. Davaillè, ]. Besse & ] Stock, 2003. « Thi‘eé'di'stinct types of hotspot
in the
Earths mande ». Earth cmd Planemry Science Letters, 205, p. 295—308.
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La théorie de la Tectonique des. plaques rend compte convenablement de la répartition
des ceintures de sismicité à la surface du globe (frontières convergentes, divergentes
et de coulissement) et de la répartition du volcanisme des dorsales et des zones de
subduction. Il n’existe qu’un phénomène global quecette théorie n’explique pas : le
volcanisme intraplaque de type_point chaud (voir chap. IV, @ 4.2). Ce volcanisme
est caractérisé par des lavés'provenant dela fusion d’un manteau d’origine profonde.
Ces laves, appelées OlB (oc'emiisland bdsaltS), Sont plus enriChiès en-‘élémeritsincom—
patibles (ou magmatophiles) que les
basa'lts), laves typiques des
dorsalés_.et iSsuèSdu manteau supérieur. On doit“ à].T. Wilson, enl965, .d’aVoir proposé
une originèprof0nde pour} ce volCanisme et à W] Morgan, en 1972, d’avoir formalisé
l’hypothèse des points Chauds : des panaches issus de la base du:mäiriteau inférieur remon»
tent vers la_Surface;le volcanisme résultant forme alors une chaine linéaire d’édicessur
la plaque
lentement au
les idées ont
évolué et'onràense que les zones du manteau sources des points chauds ne sont pas toutes
profondes, et que la base du manteau Supérieur. peut aussi émettre des panaches,
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donnant
chauds imoins volumineux et plus éphémères. Une école encore plus
radicale, menée
renie l’hypothèse profonde, et à l’aidede divers
arguments géologiques-et géophysiques, notamment latomographie sismiqueï, propose
,
que la plupart des points-chauds ne'résulte que dela fusion de manteau superficiel
provoquée par des déchirures lithosphériques. On voit donc qu’aujourd’hui plusieurs
hypothèses semblent s’opposer et il apparaît nécessaire d’en faire le bilan.
Critères de sélection des points chauds d'origine profonde
Un point sur la question a été réalisé en 2003 par V. Courtillot, A. Davaille, ] Besse
et ].
Ces auteurs cherchent d’abord à isoler 5 critères indépendants permettant
de caractériser une origine profonde des points chauds Suggérant'un ancrage dans le
manteauihférieur au niveau de la couche D” (base
inférieur, au c0ntact
avec le sommetdu noyau). Ces critères sont :
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l’existence de traps
volumineux au point d’impact initial (c’est la
preuve que la têtedu panache était importante) (voir chap. IV @ 4.2, fig. 4.5);
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l’eXistence d’une chaîne de volcans inactifs bien développée (preuve d’une
durée
de vie importante de la queue du panache après l’impact de la tête, et donc d’une
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origine profonde; on estime que la durée de vie d’unequeue de panache est de
l’ordre de 130 Ma);
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l’existence d’une zone de flux de chaleur élevée dans la région
du point chaud (ceci
permet de ne retenir que
panaches assez chauds, donc d’origineprofonde, capa»
bles de maintenir une anomalie de température sur le long.terme) ;_
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1. Les images tomographiques montrent que certains points chauds ne sont pas enracinés dans
le manteau profond, mais la réSOlution de la méthOde n’est pas suffisante encore pour que l’on
puisse décrire dans le détail des traces de panaches dans le manteau inférieur.
2. V. Courtillot, A. Davaillè, ]. Besse & ] Stock, 2003. « Thi‘eé'di'stinct types of hotspot
in the
Earths mande ». Earth cmd Planemry Science Letters, 205, p. 295—308.
