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Mise en évidence du rôle de l'extension * '
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dans l'exhumation de parties profondes
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Les données récentes sur les vitesses d’érosion dans les grandes chaînes de montagne
montrent que l’incision et'le déblàiement par les rivières, les glissements de.—terrainet
l’érosion glaciaire sont capables de décaper les montagnes à des taux variant entre 1
et 10 km par Ma (soit 1 à 10 mm par an), les valeurs…lés plus élevées étant atteintes à
Taiwan (voir aussi la fiche 5.11). Cela signifie que dans un
contexte de tectonique
compressive active, l’érosion, c0mbinée a la sùrrection, permet l’exhumation des
parties profondes des chaînes de montagne à des taux rapides, de l’ordre déplusieurs
cm/an (soit plusieurs km par Ma). Dans les annéés1980»1990, les découvertes faites
dans la province du Basin cmd Range (voir fiche 5.18), ont montré que l’extension le
long de failles peu pentées peut conduireà l’exhumation dela partie interné méta—
morphique des chaînes de montagne ( extmsion des metamorphic core complex).
On—a donc considéré que les processüstectoniques extensifs jouaient un rôle important
dans l’évolution des orogènes, et 1’0n a cherché dans beaucoup de chaînes de montagne
les marqueurs structurauxde l’extension, tels que de grandes failles normales ductiles.
Cé fut le cas dans les Alpesinternes où des failles normales ont été décrites entre des
unités internes de-hauté pression. Le mouvement le long de ces failles a permis la
remontée des parties
profondes de la chaîne.
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Autres cas
de parties profondes
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Ces processus restent fondamentaux et nesontpas remis en cause, mais on sait
aujourd’hui qu’il n’est pas nécessaire que la chaîne subisse un étalement gravitaire
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généralisé pour que ce type de structure se développe. On montre de plus que l’exhuma»
tion au sein d’une chaînepeut se produiredans un contexte régional entièrement
compressif, l’érosion étant le moteur principal de l’exhumation. Les études récentes
sur le terrain ou à partir de modèles analogiques et numériques montrent qu’il existe
des interactions complexes entre la tectonique et l’érosion. Une chaîne de collision est
vue comme un prisme orogénique fait de chevauchements successifs dont la stabilité,
la géométrie, la cinématique dépendent de nombreux paramètres tels que la vitesse
de convergence, la cohésion des matériaux, la friction à la base des différentes unités.
L’érosion, en intervenant sur la topographie et donc sur la géométrie de surface du
prisme, peut modifier de façon profonde la dynamique interne de ce dernier. En
retour, dans une chaîne, la présence d’une zone où
les chevauche
ments peut correspondre à une région à surrection rapide, susceptible d’être décapée
plus efficacement par l’érosion. L’exhumation Se cOncéntre ainsi‘dans une zone du
prisme où l’activité des chevauchements est maximale.
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