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ÉCOLOGIE DES ALGUES ATLANTIQUES
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balancement des marées. On y rencontre des peuplements adaptés à supporter des émersions quelque peu prolongées et qui caractérisentläétage
médiolittoral. S’y succèdent quatre ceintures d’Algues brunes biensibles.
La première est constituée de Pelvetiacanaculata, espèce partiCulièrement
adaptée à supporter une longuedessiccation. A l’occasion de certaines pério.—.
des de morte—eau, elle reste hors de l’eau pendant plusieurs jours et se
sèche jusqu’à devenir cassante, mais elle ne meurt pas ; réhumidifiée par
les premières vagues elle reprend sa souplesse naturelle et sa vie redevient
normale. Par contre elle ne supporte pas une immersion trop prolongée
et dépérit rapidement si on la maintient continuellement immergée en aqua—
rium. Habituellement la ceinture que forme cette Algue dans la partie supé—
rieure de l’estran est plutôt étroite (environ 1 m de large—), et ses limites sont
généralement assez nettes.
.
_
.
Aux Pelvetia succède une ceinture à Fucus spiralis. En mélange avec ces
deux Algues brunes nettement prédominantes, et sous leur abri, S’instal—_
lent peu d’espèces ; deux Algues rouges sciaphiles, l’une Hildenbrandîä
rubra ubiquiste et non caractéristique de ce niveau est une espèce encroû—
tante mince ; l’autre, Catenella caespitosa— en petits gazons fasreçh6rÇhe
les surplombs ombragés ; celle—ci est au contraire strictement inféodééà
ce niveau;
—
_
,
.
Plus bas sur l’estran, dans une zone qui s’étend
dela
mi-marée, s’étendent les champs denses de deux des Algues les plus con—
nues : Fucus vesiculosus et Ascophyllum nod03um. Il est commun de les
trouver en—mélange, mais sur les côtes abritéesde la violence des vagues
Ascophyllum envahit l’espace rocheux et empêche FuCus vesiculosÿs desc
développer. A l’inverse, sur les côtes plus exposées aux—vagues, Fuçusvesi—
culosus est dominant.
_
.
f
A partir de la mi—marée jusqu’au niveau de basse mer de morte—eauÏs’éterident les champs de Fucus serratus.
…
w
.
,
Ce sont essentiellement ces trois dernières Fucales quiconstituentle f‘goé—
mon de rive” ou “ goémon noir”. Elles recouvrent squvent les rochers d’un
épais manteau sombre qui de loin paraît homogène. ÏMais les niveaux dif—
férents où vivent les trois espèces témoignent de leur aptitude différente
à supporter la dessiccation. Ascophyllum
sont découverts pendant des durées comprises entré50 et_.70 % ducycle
'
total de la marée, alors que Fucus serratus n’estdécouvert que pendant
des durées allant de 50 à 30 % de ce temps.
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,
…
,
_
Par des expériences réalisées sur les populations de
à l’aide de
transplantation de thalles et de dénudation de surfaces, en .a montré que, «
'
en fait,—les espèces sont capables a priori
à tous les niveaux mais
que le développement de chacune d’elles
niveau donné c0rrespond
à des conditions optimales de vie qui ne sont pas les mêmes pourtoutes.
…
La limite supérieure dechaqueceinture ou population estessentiellèn—ierit
conditionnée par la résistance de l_’Algué àla dessiccation tandis que sa
'
limite inférieure résulte davantage de—phénomènes de
aVec
l’espèce qui lui succède.
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,
Les Fucales médiolittorales forment.üné épaisse couverture
nent ainsi les rochers humides pend;ipt_.läËäàäaréébasse, elles‘-segredressent
à marée haute et permettent à une
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ÉCOLOGIE DES ALGUES ATLANTIQUES
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balancement des marées. On y rencontre des peuplements adaptés à supporter des émersions quelque peu prolongées et qui caractérisentläétage
médiolittoral. S’y succèdent quatre ceintures d’Algues brunes biensibles.
La première est constituée de Pelvetiacanaculata, espèce partiCulièrement
adaptée à supporter une longuedessiccation. A l’occasion de certaines pério.—.
des de morte—eau, elle reste hors de l’eau pendant plusieurs jours et se
sèche jusqu’à devenir cassante, mais elle ne meurt pas ; réhumidifiée par
les premières vagues elle reprend sa souplesse naturelle et sa vie redevient
normale. Par contre elle ne supporte pas une immersion trop prolongée
et dépérit rapidement si on la maintient continuellement immergée en aqua—
rium. Habituellement la ceinture que forme cette Algue dans la partie supé—
rieure de l’estran est plutôt étroite (environ 1 m de large—), et ses limites sont
généralement assez nettes.
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deux Algues brunes nettement prédominantes, et sous leur abri, S’instal—_
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rubra ubiquiste et non caractéristique de ce niveau est une espèce encroû—
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nues : Fucus vesiculosus et Ascophyllum nod03um. Il est commun de les
trouver en—mélange, mais sur les côtes abritéesde la violence des vagues
Ascophyllum envahit l’espace rocheux et empêche FuCus vesiculosÿs desc
développer. A l’inverse, sur les côtes plus exposées aux—vagues, Fuçusvesi—
culosus est dominant.
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A partir de la mi—marée jusqu’au niveau de basse mer de morte—eauÏs’éterident les champs de Fucus serratus.
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mon de rive” ou “ goémon noir”. Elles recouvrent squvent les rochers d’un
épais manteau sombre qui de loin paraît homogène. ÏMais les niveaux dif—
férents où vivent les trois espèces témoignent de leur aptitude différente
à supporter la dessiccation. Ascophyllum
sont découverts pendant des durées comprises entré50 et_.70 % ducycle
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des durées allant de 50 à 30 % de ce temps.
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