LA VÉGËTATION MARINE ATLANTIQUE
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Il ne faudrait pas se représenter le passage d’une région à l’autre comme
un renouVeement soudain du peuplement végétal ; les espèces qui les carac—
térisent n’ont pas nécessairement des limites étroitement concordantes et
_
nombre d’espèces habitent les deux régions. Enfin, il semble bien que la
,
compétition interspécifique n’intervienne guère à cette échelle de distribution.
C’est dans la zone de transition entre les deux régions, c’est-à—dire de
la Bretagne à l’Irlande, que l’on rencontre les plus grandes richesses oris—
_
tiques de l’Atlantique nord-est. Ainsi, les espèces présentées dans ce guide
sont presque toutes communes sur les côtes de Bretagne, site de
qui veut découvrir la diversité de la ore atlantique européenne.
ARRIVÉES EXO TI QUES ET PROBLÈMES D’INTÉGRATION
Aux uctuations d’origine climatique dans la distribution des espèces
indigènes, s’ajoutent des apports exotiques, généralement peu fréquents,
mais parfois fort spectaculaires de par l’explosion démographique que les
espèces ainsi importées manifestent plus ou moins longuement au cours
de leur phase d’installation. Ainsi s’introduisit, au début du siècle Colpo—_
menia peregrina. Originaire du Pacifique, l’espèce fut observée pour la première fois dans les parcs à huîtres de Bretagne et s’étendit ensuite à l’ensem—
ble des côtes européennes. Provenant également du Pacifique, Codium fra—
gile et Bonnemaisonia hamifera s’installèrent dans nos régions à peu, près
àla même époque. Vers 1925, Asparag0psis armata et son tétrasporophyte
“Falkenbergia rufolanosa” arrivèrent d’Australie. Plus récemment, depuis
1973, Sargassum muticum, originaire du Japon, a connu une expansion
massive et rapide, considérée comme une nuisance, tout comme ce fut le
cas, en son temps, de Colpomenia peregrina,
“
—
_,
.
'
Il est évident que de telles extrusions à grande distance ne peuvent s’expli—
quer par le jeu naturel de la circulation océanique; Sans que la preuve puisse
en être toujours apportée, il s’agit le plus souvent d’apports résultant de
l’activité humaine (transport sur des
bateaux, ou parla transplà1ntaiti0nde naissaün‘s d’huîtres...). Les exemples d’installation persistante
sontÿpeu nombreux à l’échelle planétaire ; leur réussite si spectaculaire
s‘ê;aCcompagfré Vraisemblablement de remaniements génétiques non encore
,
,
_
‘
-
.
Le préSei1t guidé recouvre une zone géographique allant de la Norvège
<
au
des Açores et‘ des Canaries. La plupart des illusé
trations ont été réalisées à partir de spécimens des côtes de Bretagne dont
on a vu qu’elles se Situent dans la zone de richesse spécifique maximale. '
Ecologie des Algues sur les côtes à fortes ‘marées
.
LES MILIEUX ROCHEUX
-
”
%: »‘
…
.
Aspect général de l’étagement en mode moyennement bâttw
*
'
Du fait desoscillations du
la zone de balancement des marées, ou estràn, sont
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Il ne faudrait pas se représenter le passage d’une région à l’autre comme
un renouVeement soudain du peuplement végétal ; les espèces qui les carac—
térisent n’ont pas nécessairement des limites étroitement concordantes et
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nombre d’espèces habitent les deux régions. Enfin, il semble bien que la
,
compétition interspécifique n’intervienne guère à cette échelle de distribution.
C’est dans la zone de transition entre les deux régions, c’est-à—dire de
la Bretagne à l’Irlande, que l’on rencontre les plus grandes richesses oris—
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tiques de l’Atlantique nord-est. Ainsi, les espèces présentées dans ce guide
sont presque toutes communes sur les côtes de Bretagne, site de
qui veut découvrir la diversité de la ore atlantique européenne.
ARRIVÉES EXO TI QUES ET PROBLÈMES D’INTÉGRATION
Aux uctuations d’origine climatique dans la distribution des espèces
indigènes, s’ajoutent des apports exotiques, généralement peu fréquents,
mais parfois fort spectaculaires de par l’explosion démographique que les
espèces ainsi importées manifestent plus ou moins longuement au cours
de leur phase d’installation. Ainsi s’introduisit, au début du siècle Colpo—_
menia peregrina. Originaire du Pacifique, l’espèce fut observée pour la première fois dans les parcs à huîtres de Bretagne et s’étendit ensuite à l’ensem—
ble des côtes européennes. Provenant également du Pacifique, Codium fra—
gile et Bonnemaisonia hamifera s’installèrent dans nos régions à peu, près
àla même époque. Vers 1925, Asparag0psis armata et son tétrasporophyte
“Falkenbergia rufolanosa” arrivèrent d’Australie. Plus récemment, depuis
1973, Sargassum muticum, originaire du Japon, a connu une expansion
massive et rapide, considérée comme une nuisance, tout comme ce fut le
cas, en son temps, de Colpomenia peregrina,
“
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Il est évident que de telles extrusions à grande distance ne peuvent s’expli—
quer par le jeu naturel de la circulation océanique; Sans que la preuve puisse
en être toujours apportée, il s’agit le plus souvent d’apports résultant de
l’activité humaine (transport sur des
bateaux, ou parla transplà1ntaiti0nde naissaün‘s d’huîtres...). Les exemples d’installation persistante
sontÿpeu nombreux à l’échelle planétaire ; leur réussite si spectaculaire
s‘ê;aCcompagfré Vraisemblablement de remaniements génétiques non encore
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Le préSei1t guidé recouvre une zone géographique allant de la Norvège
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au
des Açores et‘ des Canaries. La plupart des illusé
trations ont été réalisées à partir de spécimens des côtes de Bretagne dont
on a vu qu’elles se Situent dans la zone de richesse spécifique maximale. '
Ecologie des Algues sur les côtes à fortes ‘marées
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LES MILIEUX ROCHEUX
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Aspect général de l’étagement en mode moyennement bâttw
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Du fait desoscillations du
la zone de balancement des marées, ou estràn, sont
