218
GUIDE DES ALGUES DES MERS D’EUROPE
Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson (fig. 240)
Hélobiées, Zannichelliacées
Etym. : d’après Cymodocée, nymphe de la mer
Lat. : noueux.
Feuilles vert clair, linéaires étroites (3 à 4 mm) allongées (15 à 40 cm)
à apex obtus finement denticulé à la marge ; 7 à 9 nervures longitudina—
les ; rhizomes minces (quelques millimètres de diamètre), souvent annelés
à intervalles réguliers.
Toute l’année ; pelouses sur substrats sableux dans les stations bien éclairées et abritées, entre 0,5 et 10 rn de profondeur ; lagunes littorales ; souvent associée avec Caulerpa prolifera et Zostera noltii.
Atlantique nord—est (du sud de l’Espagne au tropique du Cancer), Médi—
terranée.
Fig. 240 : herbier à Cymodocea.
Hal0phila stipulacea (Forskâl) Ascherson (fig. 241, 242)
Hélobiées, Hydrocharitacées
Etym. : Gr. : feuille marine
Lat. : à stipules.
Feuilles vert clair, linéaires-oblongues, obtuses, de 3 à 6 cm de long et
2,5 à 8 mm de large, à bords dentés ; nervure centrale avec nervures secondaires obliques qui aboutissent à deux nervures latérales situées près des
marges ; pétiole court aplati ; feuilles insérées par paires, à intervalles réguliers sur des rhizomes fins.
Toute l’année ; substrats sableux ou vaseux, de 1 à 65 rn de profondeur.
Espèce de mer Rouge et de l’océan Indien récemment apparue en Médi—
terranée orientale (fréquente de Suez jusqu’à la Sicile).
Fig. 241 : herbier à Halophila.
Fig. 242 : plante en collection.
Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile (fig. 243)
Hélobiées, Posidoniacées
Etym. : d’après Poséidon, dieu de la mer
Lat. : de l’océan (il s’agit d’une méprise de Linnaeus car l’espèce
n’existe pas dans l’Atlantique).
Feuilles vert foncé, linéaires, larges (7 à 11 mm), longues jusqu’à 140 cm,
parcourues par 13 à 17 nervures longitudinales, et à sommet carré ou légèrement arrondi ; faisceaux de 5 à 8 feuilles ; rhizomes bruns épais (1 à 2 cm),
ligneux, très développés, horizontalement et verticalement (souvent sur plu—
sieurs mètres) en un réseau compact colmaté par les sédiments et que l’on
nomme “matte”.
Toute l’année ; en automne, les feuilles mortes, de couleur brune, sont
rejetées massivement sur le rivage où elles s’accumulent en dépôts parfois
très importants appelés “banquettes” ; peuplements denses (“herbiers”)
sur substrats rocheux ou meubles, de la surface jusqu’à 30 à 35 m de profondeur.
Méditerranée.
Fig. 243 : herbier à Posidonia.
Fig. 244 : fruits.
GUIDE DES ALGUES DES MERS D’EUROPE
Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson (fig. 240)
Hélobiées, Zannichelliacées
Etym. : d’après Cymodocée, nymphe de la mer
Lat. : noueux.
Feuilles vert clair, linéaires étroites (3 à 4 mm) allongées (15 à 40 cm)
à apex obtus finement denticulé à la marge ; 7 à 9 nervures longitudina—
les ; rhizomes minces (quelques millimètres de diamètre), souvent annelés
à intervalles réguliers.
Toute l’année ; pelouses sur substrats sableux dans les stations bien éclairées et abritées, entre 0,5 et 10 rn de profondeur ; lagunes littorales ; souvent associée avec Caulerpa prolifera et Zostera noltii.
Atlantique nord—est (du sud de l’Espagne au tropique du Cancer), Médi—
terranée.
Fig. 240 : herbier à Cymodocea.
Hal0phila stipulacea (Forskâl) Ascherson (fig. 241, 242)
Hélobiées, Hydrocharitacées
Etym. : Gr. : feuille marine
Lat. : à stipules.
Feuilles vert clair, linéaires-oblongues, obtuses, de 3 à 6 cm de long et
2,5 à 8 mm de large, à bords dentés ; nervure centrale avec nervures secondaires obliques qui aboutissent à deux nervures latérales situées près des
marges ; pétiole court aplati ; feuilles insérées par paires, à intervalles réguliers sur des rhizomes fins.
Toute l’année ; substrats sableux ou vaseux, de 1 à 65 rn de profondeur.
Espèce de mer Rouge et de l’océan Indien récemment apparue en Médi—
terranée orientale (fréquente de Suez jusqu’à la Sicile).
Fig. 241 : herbier à Halophila.
Fig. 242 : plante en collection.
Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile (fig. 243)
Hélobiées, Posidoniacées
Etym. : d’après Poséidon, dieu de la mer
Lat. : de l’océan (il s’agit d’une méprise de Linnaeus car l’espèce
n’existe pas dans l’Atlantique).
Feuilles vert foncé, linéaires, larges (7 à 11 mm), longues jusqu’à 140 cm,
parcourues par 13 à 17 nervures longitudinales, et à sommet carré ou légèrement arrondi ; faisceaux de 5 à 8 feuilles ; rhizomes bruns épais (1 à 2 cm),
ligneux, très développés, horizontalement et verticalement (souvent sur plu—
sieurs mètres) en un réseau compact colmaté par les sédiments et que l’on
nomme “matte”.
Toute l’année ; en automne, les feuilles mortes, de couleur brune, sont
rejetées massivement sur le rivage où elles s’accumulent en dépôts parfois
très importants appelés “banquettes” ; peuplements denses (“herbiers”)
sur substrats rocheux ou meubles, de la surface jusqu’à 30 à 35 m de profondeur.
Méditerranée.
Fig. 243 : herbier à Posidonia.
Fig. 244 : fruits.
