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CHAP. XXXIV. — LE SYSTÈME LYMPHATIQUE ; LA RATE.
tion avec les mailles de la pulpe. La rate est donc bien un (il;
verticale réticulé du s‘y/sème veineux porte.
Enn, dès le début aussi, se dessinent les fonctions de la
rate. Parmi les cellules mésenchymateuses qui constituent le
premier rudiment de la rate, il. en est qui ne prennent point
part a laformation du réticulum, mais demeurent ou reviennent
à l’état d’éléments arrondis, situés dans les mailles des cellules
Dès le début c'est
anastomosées. (le sont les cellules mères des futurs éléments
dîî $;”: libres de la pulpe, qui dès maintenant sont les homologues des
d°S
cellules migratrices du tissu conjonctif, les cellules étoilées
anastomosées étant les homologues des cellules xes de ce
tissu. Or, ces éléments libres se multiplient activement, et
donnent ainsi naissance a de très nombreuses cellules formées
par un noyau simple, arrondi, entouré de peu de protoplasma;
ce sont des lymp/zocylcs (ou noyaux d’origine de Pouchet), et
Laguesse a observé, conformément à ce que nous avons vu
(p. 722), toutes les formes de développementde ces lymphocytes
dans deux directions différentes, soit vers les leucocytes pro—
prement dits, soit vers les hématoblastes nucléés (ces recher_
ches ont porté sur l’embryon de truite, c’est—à—dire sur un ver—
tébré ovipare). La rate est donc, dès son origine, un organe
lymphopoïétique et hématopoïétiquc.
Avant l’apparition des artères, alors que le tissu réticulé
,
de la rate embryonnaire ne communique qu’avec un diverticule
veineux, la substance de la rate a un aspect uniforme; après
’
'
ouverture des artères dans ce réticulum, le sang,
dont le cours
est considérablement ralenti dans ce vaste réseau, ne l’envahit
pas complètement, et les parties ainsi respectées se trouvent
de préférence autour des artérioles d’un certain calibre. Ces
parties représentent la pulpe blanc/w (gaine réticulée des ar—
térioles et corpuscules de Malpighi), qui est d’abord très consiRapports'primitifs
'%Ëncilî e’Ê’ä’fâ rant sanguin de la pulpe rouge semble ronger
la périphérie
de
Pulper°uge'
ces masses blanches, en leur enlevant sans cesse de nouvelles
'
cellules (lymphocytes) en voie de transformation; peu
à peu,
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cette pulpe blanche se réduit et s’épuise et, comme l’a
_
î;_‘
Pilliet (4891), ce processus se continuant chez l’adulte,
,
_
ractère de l’atrophie sénile dela rate est précisément l’atroph1a
,
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