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CHAP. XXXÏV. — LE SYSTÈME LYMPHA.TÎQUE.
_
entre deux ligatures, est remplie d’une solution d’acide osmiÿ
que
a 1 p.
100 et plongée dans la même solution pendant
dix minutes.
-_
'
L’étude de la première portion, après qu’on en a chassé le
revêtement épi thélial au moyen d’un pinceau montre un grand
nombre de villesités mises & nu, dont les chylifères sont remplis d’huile en nature; tous les éléments cellulaires de la vi1_
losité, quels qu’ils soient, à l’exception des cellules muscu—
laires, sont infiltrés de ti nes granulationsgraisseuses. Comment
ces granulations sont—elles arrivées dans ces éléments et dans
les chylit‘ères‘? C’est ce que montre l’étude de la portion de
l’intestin traitée par l’acide osmique. En ell’et on trouve des
granulalions graisseuses dans les cellules épithéliales cylindri—
_
ques mais jamais dans les cellules caliciformes. Les granula—
tions graisseuses sont abondantes au—dessous du plateau dela
cellule etd’autant plus volumineuses qu’elles sont plus voisines
du noyau; elles s’accumulent au-dessus du noyau, s’avancent
sur ses côtés puis, au lieu de poursuivre leur trajet dans la cel—
lule, elles en sortent et viennent s’accumuler dans les inter—
_
stices cellulaires. Lorsqu’elles sont nombreuses elles conuent,
se fondent les unes dans les autres, et forment ainsi un bain
d’huile dans lequel les cellules sont à moitié plongées et qui
repose sur la membrane limitante. « De ces observations, dit
Banvier, il résulte que
la graisse peut être a la fois prise par
une cellule et rejetée par elle. C’est tout ce qu’il faut pour Comè
prendre les faits que nous avons observés dans le corps
dela
'
villosité, surtout si. nous ajoutons qu’il se fait un courant
abondant de plasma qui. va forcément des capillaires sanguins
=
‘
où la pression est la plus forte aux ehylifères où elle est à peu ,
Chaîne cellulaire près nulle. Il me semble que l’on peut comparer
la série
_'
_
des éléments qui transportent la graisse dans les villositésà
,
»
la chaîne que l’on fait pour conduire l’eau sur le lieu d’un
incendie, avec cette seule dilÎérence que
les cellules
_
:
Sentent ‘les personnes de la chaîne abandonnent simplement
les matériauxdont elles se sont chargées
.
,
de savoir-si d’autres les prendront. »
_
‘
,
'
'
’
’
'
Vaisseaux et troncs lymphatiques. —-—
_
,
lymphatiques n’eut pas de valvuleS, et leur paroi est
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CHAP. XXXÏV. — LE SYSTÈME LYMPHA.TÎQUE.
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entre deux ligatures, est remplie d’une solution d’acide osmiÿ
que
a 1 p.
100 et plongée dans la même solution pendant
dix minutes.
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L’étude de la première portion, après qu’on en a chassé le
revêtement épi thélial au moyen d’un pinceau montre un grand
nombre de villesités mises & nu, dont les chylifères sont remplis d’huile en nature; tous les éléments cellulaires de la vi1_
losité, quels qu’ils soient, à l’exception des cellules muscu—
laires, sont infiltrés de ti nes granulationsgraisseuses. Comment
ces granulations sont—elles arrivées dans ces éléments et dans
les chylit‘ères‘? C’est ce que montre l’étude de la portion de
l’intestin traitée par l’acide osmique. En ell’et on trouve des
granulalions graisseuses dans les cellules épithéliales cylindri—
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ques mais jamais dans les cellules caliciformes. Les granula—
tions graisseuses sont abondantes au—dessous du plateau dela
cellule etd’autant plus volumineuses qu’elles sont plus voisines
du noyau; elles s’accumulent au-dessus du noyau, s’avancent
sur ses côtés puis, au lieu de poursuivre leur trajet dans la cel—
lule, elles en sortent et viennent s’accumuler dans les inter—
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stices cellulaires. Lorsqu’elles sont nombreuses elles conuent,
se fondent les unes dans les autres, et forment ainsi un bain
d’huile dans lequel les cellules sont à moitié plongées et qui
repose sur la membrane limitante. « De ces observations, dit
Banvier, il résulte que
la graisse peut être a la fois prise par
une cellule et rejetée par elle. C’est tout ce qu’il faut pour Comè
prendre les faits que nous avons observés dans le corps
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villosité, surtout si. nous ajoutons qu’il se fait un courant
abondant de plasma qui. va forcément des capillaires sanguins
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où la pression est la plus forte aux ehylifères où elle est à peu ,
Chaîne cellulaire près nulle. Il me semble que l’on peut comparer
la série
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des éléments qui transportent la graisse dans les villositésà
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la chaîne que l’on fait pour conduire l’eau sur le lieu d’un
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:
Sentent ‘les personnes de la chaîne abandonnent simplement
les matériauxdont elles se sont chargées
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de savoir-si d’autres les prendront. »
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Vaisseaux et troncs lymphatiques. —-—
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lymphatiques n’eut pas de valvuleS, et leur paroi est
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