HÉMATOPOIÈSE.
729
duction, dit Ran-vier, est comparable à celle des grains d’ami—
don dans les cellules végétales. Ils sont entraînés par le tor—
rent circulatoire, et se mêlent aux globules rouges de celui—ci,
lorsque le réseau vaso—for1natif, devenu entièrement creux,
-
s’abouche avec les vaisseaux capillaires du voisinage.
.
Quelle est l’origine de ces cellules vasc-i'ormatives‘?Ranvier, Origine des celsans être cependant très afrmatif à cet égard, a paru les consi—
dérer comme provenant de la transformation des cellules lymphoïdes de la tache laiteuse au milieu de laquelle elles sont
situées. Cependant il signalait déjà ce fait que le plus souvent
chaque cellule vaso—formative se trouve dans la direction pro—'
longée d’une branche vasculaire terminée par une pointe d’accroissement. Or, nous avons vu que dans le foie aussi on
vait trouver des cellules vase—t’ormatives (cellules géantes,
p. 726), en apparence sans connexions avec le réseau vasculaire
préexistant, et que cependant elles devaient être considérées
comme des bourgeons d’accroissement de ce réseau, bourgeons
dont les connexions primitives avaient été accidentellement
rompues, ou peut—être même s’étaient naturellement résor_
bées. Or, les recherches ultérieures de Spuler (1892), puis de
_
François (1894) ont montré qu’il en est naturellement de même
pourles cellules vasc—formatives de
D’après Spuler,
sur un épiploon qui n’a subi aucun tiraillement, les cellules
__
vase—formatives sont toujours en connexion avec des
'
paraissent
d’accroissement des capillaires de la circulation générale. Fran—
çois admet que ces cellules peuvent se montrer, en dehors de
mms"
tout accident de préparation, sans connexion avec les réseaux
'
capillaires voisins, mais que
tout porte à penser qu’elles ont à
_
,
leur apparition a”ecté cette connexion, qu’elles ne sont que
f'
des bourgeons vasculaires séparés de la circulation générale, et —
dans quelques cas il a cru surprendre encoreun dernier
reste
'
du n tractus protoplasmique qui effectuait cette connexion gé—
_
.
_
.
,
nétique. Nous admettrons donc que la production d’hématies
'
;
non nucléées dans les cellules vase-formatives n’est qu’un cas
.
.
'
particulier de l’élaboration hématoblastique intracellulaire telle
.
'
É. P. FRANÇOIS, Rech. sur le developpement des vaisseauà: ezîdu sang dans
_
grand épiploon du lapin (Arch. de Biologie de van Beneden,,lS93, tome
'
-'
729
duction, dit Ran-vier, est comparable à celle des grains d’ami—
don dans les cellules végétales. Ils sont entraînés par le tor—
rent circulatoire, et se mêlent aux globules rouges de celui—ci,
lorsque le réseau vaso—for1natif, devenu entièrement creux,
-
s’abouche avec les vaisseaux capillaires du voisinage.
.
Quelle est l’origine de ces cellules vasc-i'ormatives‘?Ranvier, Origine des celsans être cependant très afrmatif à cet égard, a paru les consi—
dérer comme provenant de la transformation des cellules lymphoïdes de la tache laiteuse au milieu de laquelle elles sont
situées. Cependant il signalait déjà ce fait que le plus souvent
chaque cellule vaso—formative se trouve dans la direction pro—'
longée d’une branche vasculaire terminée par une pointe d’accroissement. Or, nous avons vu que dans le foie aussi on
vait trouver des cellules vase—t’ormatives (cellules géantes,
p. 726), en apparence sans connexions avec le réseau vasculaire
préexistant, et que cependant elles devaient être considérées
comme des bourgeons d’accroissement de ce réseau, bourgeons
dont les connexions primitives avaient été accidentellement
rompues, ou peut—être même s’étaient naturellement résor_
bées. Or, les recherches ultérieures de Spuler (1892), puis de
_
François (1894) ont montré qu’il en est naturellement de même
pourles cellules vasc—formatives de
D’après Spuler,
sur un épiploon qui n’a subi aucun tiraillement, les cellules
__
vase—formatives sont toujours en connexion avec des
'
paraissent
d’accroissement des capillaires de la circulation générale. Fran—
çois admet que ces cellules peuvent se montrer, en dehors de
mms"
tout accident de préparation, sans connexion avec les réseaux
'
capillaires voisins, mais que
tout porte à penser qu’elles ont à
_
,
leur apparition a”ecté cette connexion, qu’elles ne sont que
f'
des bourgeons vasculaires séparés de la circulation générale, et —
dans quelques cas il a cru surprendre encoreun dernier
reste
'
du n tractus protoplasmique qui effectuait cette connexion gé—
_
.
_
.
,
nétique. Nous admettrons donc que la production d’hématies
'
;
non nucléées dans les cellules vase-formatives n’est qu’un cas
.
.
'
particulier de l’élaboration hématoblastique intracellulaire telle
.
'
É. P. FRANÇOIS, Rech. sur le developpement des vaisseauà: ezîdu sang dans
_
grand épiploon du lapin (Arch. de Biologie de van Beneden,,lS93, tome
'
-'
