,
’
'
HÉMATOPOIÈSE.
727
'
globine
et
apparaissent comme autant de jeunes globules
‘
rouges nucléés; comme le bourgeon vasculaire s’est en même
temps creusé à ce niveau et que sa cavité s’est mise en com—
munication avec celle du capillaire dont il émane, ainsi que
nous l’avons décrit précédemment pour l’extension des réseaux
capillaires (p. 716), ces jeunes globules rouges se trouvent dans
cette cavité, c’est—à—dire mêlés aux autres éléments du sang.
On voit donc qu’ici l’élaboration hémoglobique a donné nais—
sance a des hématies nucléées, encore semblables aux hématies
embryonnaires, c’est—à-dire que les choses se sont passées dans
le foie à peu près comme dans l’aire vasculaire lors de la trans—
formation des îlots de VVoliÏ. Mais ce n’est la qu’un stade de
transition, relativement court, auquel succède la production
des hématies non nucléées, adultes.
Dans une seconde phase, en effet, après que les embryons Formation d’héma
(mouton) ont atteint trois centimètres, les noyaux des bourgeons
vasculaires ne subissent plus de gemmation; et cependant
'
on voit encore se produire (s’isoler), au milieu du protoplasma
de ces bourgeons, des corpuscules sphériques imprégnés d’hémo—
_
globine. D’abord peu distincts du protoplasma où ils prennent
_
naissance, ces corpuscules se délimitent de plus en plus nette—
ment, puis s’isolent et acquièrent leur indépendance; alors ils
'
tombent dans la cavité vasculaire qui s’est prolongée dans le
_
bourgeon, et ils y sont reconnaissables comme hématies ou plu—
tôt comme
hématoblastes non nucléés, caractéristiques du
—
‘
sang adulte, du sang post—embryonnaire.
Cellules vasc—formatlves. —— Il nous sera maintenant facile
.
de compïendre la signication des lac/wi; laileuses et des cellules
'
vaso—formallvcs découvertes par Ranvier dans l’épiploon des
jeunes lapins.
'
-
'
‘Ranvier a décrit, sous le nom de tac/aes lalleuses, dans
_laiteuses
l’épaisseur de l’épiploon, des agglomérations de cellules très
analogues à des leucocytes; ces taches sont dans. le voisinage
_
des réseaux vasculaires en
voie d’a0croissement, et les unes
sont‘déjà pénétrées par
ces
réseaux (taches laiteus‘es vascu—
.
,
laires), tandis que les autres ne le sont" pas encore (taches lai—
=
?
teuses non vasculaires), ‘maisces dernières sont la plupart en
'
Voie—dé- devenir vasculaires par le fait de la présence en elles
'
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HÉMATOPOIÈSE.
727
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globine
et
apparaissent comme autant de jeunes globules
‘
rouges nucléés; comme le bourgeon vasculaire s’est en même
temps creusé à ce niveau et que sa cavité s’est mise en com—
munication avec celle du capillaire dont il émane, ainsi que
nous l’avons décrit précédemment pour l’extension des réseaux
capillaires (p. 716), ces jeunes globules rouges se trouvent dans
cette cavité, c’est—à—dire mêlés aux autres éléments du sang.
On voit donc qu’ici l’élaboration hémoglobique a donné nais—
sance a des hématies nucléées, encore semblables aux hématies
embryonnaires, c’est—à-dire que les choses se sont passées dans
le foie à peu près comme dans l’aire vasculaire lors de la trans—
formation des îlots de VVoliÏ. Mais ce n’est la qu’un stade de
transition, relativement court, auquel succède la production
des hématies non nucléées, adultes.
Dans une seconde phase, en effet, après que les embryons Formation d’héma
(mouton) ont atteint trois centimètres, les noyaux des bourgeons
vasculaires ne subissent plus de gemmation; et cependant
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on voit encore se produire (s’isoler), au milieu du protoplasma
de ces bourgeons, des corpuscules sphériques imprégnés d’hémo—
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globine. D’abord peu distincts du protoplasma où ils prennent
_
naissance, ces corpuscules se délimitent de plus en plus nette—
ment, puis s’isolent et acquièrent leur indépendance; alors ils
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tombent dans la cavité vasculaire qui s’est prolongée dans le
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bourgeon, et ils y sont reconnaissables comme hématies ou plu—
tôt comme
hématoblastes non nucléés, caractéristiques du
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sang adulte, du sang post—embryonnaire.
Cellules vasc—formatlves. —— Il nous sera maintenant facile
.
de compïendre la signication des lac/wi; laileuses et des cellules
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vaso—formallvcs découvertes par Ranvier dans l’épiploon des
jeunes lapins.
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‘Ranvier a décrit, sous le nom de tac/aes lalleuses, dans
_laiteuses
l’épaisseur de l’épiploon, des agglomérations de cellules très
analogues à des leucocytes; ces taches sont dans. le voisinage
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des réseaux vasculaires en
voie d’a0croissement, et les unes
sont‘déjà pénétrées par
ces
réseaux (taches laiteus‘es vascu—
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teuses non vasculaires), ‘maisces dernières sont la plupart en
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Voie—dé- devenir vasculaires par le fait de la présence en elles
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