EMBBYOLOGIE ET HlSTOGÉNÈSE.
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’
!
comprendre, disent les historiens et les philosophes; voir
,
Ï
naître et se former les
d’un même système-est le seul
procédé infaillible pour en saisir les liens de parenté. C’est ce
que
nous
obtenons par l’embryologie. L’exemple suivant le
,
fera bien comprendre, en montrant combien sont aujourd’hui
'
complètes, relativement à ce qu’elles étaient naguère, nos con—
’
naissances sur l’origine des parties constituantes du système
nerveux.
'»
.
Nous réunissons, sous
le nom de système nerveux, toutes
.
les parties formées de tubes nerveux et de cellules nerveuses;
'
ces parties se trouvent distribuées et éparses en bien des régions
diverses du corps : pour nous en tenir seulement aux
Cellules
'
__
nerveuses (dont les bres nerveuses sont une émanation), nous
’
.
en trouvons des amas dans l’axe cérébro—spinal, puis dans les
.“
ganglions spinaux et craniens, puis, plus loin, dans lesgan—
_glions de la chaîne du sympathique, et enn, inniment plus
loin encore, dans l’intimité de tous les organes(ganglions viscé—
raux, etc.). Leur composition histologique nousforce à ratta— Types semblables
cher toutes ces parties à un même système, a une même famille
,ÎÏaäiânes
histologique, de même qu’un anthropologiste qui rencontre des
'
-
nègres en Angleterre, en France, en Italie, en Amérique, en
_
Afrique, ne peut s’empêcher de les considérer tous comme
appartenant à la race noire dont le centre d’origine est l’Afrique.
Cependant quelles hésitations n’épi‘ouverait—il pas s’ilne pou—
«
vait démontrer que
ces
individus de race noire, épars sur
divers continents, proviennent primitivement d’Afrique, et s’il
’
.
lui était afrmé que tel groupe
d’individus parfaitement caràc—
'
ÿ
‘
térisés comme nègres, proviennent par exemple de “parents'
.
_
anglais”,— ont de pursAnglais comme
ancêtres les plusreculés.
,
C’est cependant à des interprétations aussi réVoltantes pour
'
que les histologistes en étaient réduits, il n’y a pas de
_
_
.“
_
bien nombreuses “années, quant ”aux différentes parties du
Ï
_
_
système nerveux; d’après les observations incomplètes d’alors,
—
.
‘
‘
on admettait que l’axe cérébro—spinal se développait en prove— ,
‘
'
,
,
nant de l”ectoderme ou feuillet externe du ‘blastoderme; que
‘
,
les ganglions spinaux avaient leurs origines dans les
.
Ï
[
-
'
'
_
'
îèbres, c’est—à—dire dans la masse centrale du feuillet moyen ou
,
=
_
'
_mésoderme; et, quant aux divers ganglions du sympathique,
’
MATHIAS DUVAL. —7 Histologie,
'
'
-
_
,
2
_
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-.
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