_
CELLULES FIXES.
341
notion erronée de la constitution de ces cellules. Les voyant sur
\
des coupes,
et notamment sur des coupes de tendons, placées
dans les intervalles des faisceaux conjonctifs, il crut que tout
l’espace stellaire circonscrit par la juxtaposition de trois ou
quatre faisceaux représentait le corps cellulaire de ces éléments
(voir la g. 160). Il décrivit donc ceux—ci comme des cellules
munies d’une membrane d’enveloppe, avec des prolongements ‘
-
creux, s’anastomosant d’une cellule à l’autre. C’était une cel—
_
lule selon le type que nous avons appelé schéma de Schleiden—
Schwanntvoir p.25).Virchow pensa que,parleurs cavités et celles
de leurs prolongements anastomosés, ces cellules étaient les
.
.
voies" de circulation de lalymphe, du plasma sanguin dans l’in—
timité du tissu, et il leur donna le nom de cellulesplammligues, Prétendues celludénomination qui a été employée pendant près de vingt ans.
Mais en 1869, Ranvier 1
renversa entièrement cette manière de
voir, en montrant que la prétendue cellule plasmatique de Vir—
—
chow n’est autre chose qu’un espace interfasciculaire (a, a,
tig. 460), dans lequel on trouve, il est vrai, la véritable cellule
du tissu conjonctif ,
mais tout autrement congurée et consti—
j
_
tuée (cellule plaie).
'
?
:
Cellule plate ou cellule/we du tissu conjonclif. — Par le pro—
'
Ï_
cédé de dissociation dit de la boule d’œdème (ci—"dessus, p. 381),
_
'
'
Ranvier obtint ces cellules bien isolées, formées d’un noyau,
_
_
d’un corps protoplasmique sans enveloppe, avec des
Corps
cellulaires
ments membraniformes très minces. ll insista sur ce fait que
sans envel°Ppeï
_
leur forme est généralement plate,'qui‘elles sont dispOsées àplat
-
_
à la surface des faisceaux de brilles conjonctives, jamais dans
'
leur intérieur; que, obtenues par dissociation dans l’eau pure,
_
,
'
elles sont déformées, ratatinées et aiféctent l’aspect de corps
_
'
galeux avec noyau central ;que,vues par la tranche, elles parais—
-
sent fusiformes, mais ne sont
ainsi congurées
_
‘
naturellement (g. 156).
'
‘
'
‘
'
.
_
'
Cependant quand on examine ces‘cellules non seulement ‘
"
-
,
5111‘,Un animal adulte, mais encore
un jeune sujet, sur
'
,
,
__embryon, on constate que leurs formes sont assez variables.
.
_,
,
‘l. ltaxvmn, Des cellules du [issu conjo7zcllf(Gonipt. rend. Acad. des sciences,
20 décembre 1869). — Des c'le'ménls cellulairês des tendons et du tissu cozzjocf
,
\
ldÇhe(Arch, de physiol.,'juillct 186,9),
,
'
-
«
_
__
CELLULES FIXES.
341
notion erronée de la constitution de ces cellules. Les voyant sur
\
des coupes,
et notamment sur des coupes de tendons, placées
dans les intervalles des faisceaux conjonctifs, il crut que tout
l’espace stellaire circonscrit par la juxtaposition de trois ou
quatre faisceaux représentait le corps cellulaire de ces éléments
(voir la g. 160). Il décrivit donc ceux—ci comme des cellules
munies d’une membrane d’enveloppe, avec des prolongements ‘
-
creux, s’anastomosant d’une cellule à l’autre. C’était une cel—
_
lule selon le type que nous avons appelé schéma de Schleiden—
Schwanntvoir p.25).Virchow pensa que,parleurs cavités et celles
de leurs prolongements anastomosés, ces cellules étaient les
.
.
voies" de circulation de lalymphe, du plasma sanguin dans l’in—
timité du tissu, et il leur donna le nom de cellulesplammligues, Prétendues celludénomination qui a été employée pendant près de vingt ans.
Mais en 1869, Ranvier 1
renversa entièrement cette manière de
voir, en montrant que la prétendue cellule plasmatique de Vir—
—
chow n’est autre chose qu’un espace interfasciculaire (a, a,
tig. 460), dans lequel on trouve, il est vrai, la véritable cellule
du tissu conjonctif ,
mais tout autrement congurée et consti—
j
_
tuée (cellule plaie).
'
?
:
Cellule plate ou cellule/we du tissu conjonclif. — Par le pro—
'
Ï_
cédé de dissociation dit de la boule d’œdème (ci—"dessus, p. 381),
_
'
'
Ranvier obtint ces cellules bien isolées, formées d’un noyau,
_
_
d’un corps protoplasmique sans enveloppe, avec des
Corps
cellulaires
ments membraniformes très minces. ll insista sur ce fait que
sans envel°Ppeï
_
leur forme est généralement plate,'qui‘elles sont dispOsées àplat
-
_
à la surface des faisceaux de brilles conjonctives, jamais dans
'
leur intérieur; que, obtenues par dissociation dans l’eau pure,
_
,
'
elles sont déformées, ratatinées et aiféctent l’aspect de corps
_
'
galeux avec noyau central ;que,vues par la tranche, elles parais—
-
sent fusiformes, mais ne sont
ainsi congurées
_
‘
naturellement (g. 156).
'
‘
'
‘
'
.
_
'
Cependant quand on examine ces‘cellules non seulement ‘
"
-
,
5111‘,Un animal adulte, mais encore
un jeune sujet, sur
'
,
,
__embryon, on constate que leurs formes sont assez variables.
.
_,
,
‘l. ltaxvmn, Des cellules du [issu conjo7zcllf(Gonipt. rend. Acad. des sciences,
20 décembre 1869). — Des c'le'ménls cellulairês des tendons et du tissu cozzjocf
,
\
ldÇhe(Arch, de physiol.,'juillct 186,9),
,
'
-
«
_
__
