,
GLANDES SALlVAlBES.
313
La glande sous-maxillaire serait donc une glande mixte,
Glandes mixtes.
possédant des cellules muqueuses
et des cellules séreuses.Poùr
‘
que
cette interprétation reçût une conrmation complète, il
faudrait trouver, parmi les glandes salivaires ou les glandes
analogues, des glandes qui seraient purement muqueuses, ne
-
renfermeraient que des cellules muqueuses, sans croissants de
Gianuzzi, de sorte qu’il. deviendrait bien inadmissible que lescellules muqueuses
soient détruites,pehdant la sécrétion, pour
être remplacées par
la prolifération des croissants, puisque ici
,
ces croissants manqueraient. Il faudrait, d’autre part, trouver
des glandes purement séreuses, ne renfermant que des cellules
dites se'reuses, c’est—à-dire semblables à celles des croissants.
Ranvier, qui a longuement poursuivi cette recherche, a Glandes purement
trouvé de nombreux types de glandes purement muqueuses,
muqueuses”
sans
prétendues cellules de remplacement : elles sont très
répandues dans la peau des batraciens, dans l’œsophage des
oiseaux; les glandes salivaires des oiseaux sont même toutes
,
des glandes muqueuses pures. La sublinguale du rat et du
cochon d’Inde sont dans le même cas. Mais le fait le plus
importantà cet égard, c’est que Banvier a découvert, chez le
‘
_
_
cochon d’Inde, une glande salivaire, dite rétrolinguale, qui est
une glande muqueuse pure, et dont on peut expérimentalement
_
_
exciter le nerf et par suite provoquer
la sécrétion. Dans ces
,
.
,
conditions, il a pu analyser avec la plus grande précision le
_
j
_
processus histologique de cette sécrétion, en étudiant sur un
_
,
seul et même sujet, comparativement, la glande rétrolinguale
'
,
droite, par exemple, laissée au repos, et la rétrolinguale gauche
_
soumise à une active sécrétion ; sur la glande en repos les cel—
_
_
lules sont volumineuses, si hautes, c’est—à—dire proéminent tel—
'
,
lement dans la cavité du cul-de—sac, que la lumière de celui—ci
_
'
rares et petites. Au contraire dans presque toutes les cellules des culs—dé—sac de
'
la glande excitée, il y a des vacuoles grandes, nombreuses, conuentes souvent.
Sous l’inuence de l’excitation sécrétoire il s’est donc produit une vacuolisation=
‘
et des mouvements protoplasmiques comparables ace qui se passe dans les
:
_
cellules muqueuses. Les glandes granuleuses
au lieu de sécréter de l'eau et du
glandes muqueuses, séc1‘èteht de l’eau et de
:
les
vacuolès contiennent de l’eau. Dans les cellules muqueuses, cette eau, en s’échap—
—
Pfmt de la cellule, entraîne le mucigène. Il est probable que l’eau des vacuoles
‘
,
_
des cellules granùleuses sort aussi de la cellule en entraînant de la diataseéla—
'
,
l>OI‘ée par
le protoplài)a cellulaire.
'
’
_
GLANDES SALlVAlBES.
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La glande sous-maxillaire serait donc une glande mixte,
Glandes mixtes.
possédant des cellules muqueuses
et des cellules séreuses.Poùr
‘
que
cette interprétation reçût une conrmation complète, il
faudrait trouver, parmi les glandes salivaires ou les glandes
analogues, des glandes qui seraient purement muqueuses, ne
-
renfermeraient que des cellules muqueuses, sans croissants de
Gianuzzi, de sorte qu’il. deviendrait bien inadmissible que lescellules muqueuses
soient détruites,pehdant la sécrétion, pour
être remplacées par
la prolifération des croissants, puisque ici
,
ces croissants manqueraient. Il faudrait, d’autre part, trouver
des glandes purement séreuses, ne renfermant que des cellules
dites se'reuses, c’est—à-dire semblables à celles des croissants.
Ranvier, qui a longuement poursuivi cette recherche, a Glandes purement
trouvé de nombreux types de glandes purement muqueuses,
muqueuses”
sans
prétendues cellules de remplacement : elles sont très
répandues dans la peau des batraciens, dans l’œsophage des
oiseaux; les glandes salivaires des oiseaux sont même toutes
,
des glandes muqueuses pures. La sublinguale du rat et du
cochon d’Inde sont dans le même cas. Mais le fait le plus
importantà cet égard, c’est que Banvier a découvert, chez le
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cochon d’Inde, une glande salivaire, dite rétrolinguale, qui est
une glande muqueuse pure, et dont on peut expérimentalement
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exciter le nerf et par suite provoquer
la sécrétion. Dans ces
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.
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conditions, il a pu analyser avec la plus grande précision le
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processus histologique de cette sécrétion, en étudiant sur un
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seul et même sujet, comparativement, la glande rétrolinguale
'
,
droite, par exemple, laissée au repos, et la rétrolinguale gauche
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soumise à une active sécrétion ; sur la glande en repos les cel—
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lules sont volumineuses, si hautes, c’est—à—dire proéminent tel—
'
,
lement dans la cavité du cul-de—sac, que la lumière de celui—ci
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rares et petites. Au contraire dans presque toutes les cellules des culs—dé—sac de
'
la glande excitée, il y a des vacuoles grandes, nombreuses, conuentes souvent.
Sous l’inuence de l’excitation sécrétoire il s’est donc produit une vacuolisation=
‘
et des mouvements protoplasmiques comparables ace qui se passe dans les
:
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cellules muqueuses. Les glandes granuleuses
au lieu de sécréter de l'eau et du
glandes muqueuses, séc1‘èteht de l’eau et de
:
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vacuolès contiennent de l’eau. Dans les cellules muqueuses, cette eau, en s’échap—
—
Pfmt de la cellule, entraîne le mucigène. Il est probable que l’eau des vacuoles
‘
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des cellules granùleuses sort aussi de la cellule en entraînant de la diataseéla—
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le protoplài)a cellulaire.
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