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l
DÉVELOPPEMENT DES GLANDES.
'289
,
_
donna à chacune de ces cavités le nom de folliczllus, ulriculus,
'
acinus (àîxwoç, grains de raisin); il est vrai que souvent ce qu’il
prit pour
un acinus oufcavité élémentaire, était en réalité l’ag—
glomération de plusieurs acini en une masse commune sphérique,
'
c’est—à—dire
un
lobule ou
un
lobe glandulaire (Voir, par
exemple, la g. 141 en E et F). Mais sa conception de la mor—
-
phologie des glandes, si conforme à nos idées actuelles, resta
-
lettre morte pour ses contemporains et pour les anatomistes du
siècle suivant, et c’est seulement en 1830, grâce aux travaux
mémorables de Jean Müller 1, que cette conception fut reprise et
A J
.
Müller.
'
bien établie, surtout grâce aux preuves empruntées à l’embryo—
’
logic des invertébrés et des vertébrés. Cependant Robin a long—
,
temps enseigné que les parcnc/zymos glandulalros, selon l’ex—
—
pression qui lui était chère, se formeraient de toute pièce, par
,
genèse, dans la profondeur des tissus, sans rapport génétique
primitif avec l’épithélium sus—jacent, et que, plus tard seule—
ment, d’une manière indépendante, se produirait le canal excré—
-
teur mettant les cavités de la glande en communication avec
la surface épithéliale. Toutes les études d’embryologie et d’his—
actuelles .
7
togénèse sont venues depuis démontrer l’origine épithéliale des
,
glandes, et donner ainsi leur véritable signication morpholo—
nès°"
gique de diocrliculos épil/zéliaux. En même temps, les études
_
d’histologie, guidées par la théorie cellulaire de Schwanri, sont
venues établir le rôle spécial des cellules épithéliales glandu—
laires dans l’acte de sécrétion, ce qu’on peut appeler la théorie
_
'
cellulaire des sécrétions 2. Nous aurons donc à insister sur
l’étude des processus histologiques des sécrétions en général,
,
Classication anatomique (histologique) des glan—
=
'
des. —— En faisant abstraction des glandes unic_ellulaifes (cel—
_
:
lules caliciformes éparses dans un épithélium, p. 253) et des sur—
'
_
faces so'crélanles diuses (cellules caliciformesformantle revête—
_
-
mth continu d’une surface, voir p. 253), toutes dispositions qui
“
,
ne sont que des formes de transition entre un épithélium pro—
,
'
‘
prement ditet une véritable glande, on peut classer anatomi— Classication pli— ,
quement les glandes en les considérant a deux'points_ de vue“:
ËÎ,ÏÎŒ
“"“’°’"’”
Ï
i. .Ï. NlÜLLEB, De glandularum secornentium struclura peniliori, Lip5iæ, 1830.
'
2. Pour cet historique voir : l\’ÏATHIAS DUVAL, article : ’Sécro'tion du Nouveau
‘
‘
‘
Dictionnaire de médecine el de chirurgie pratiques, tome XXXlll.
_
,
MATHIAS
—
.
_
”
.
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