'
PRODUCTION DU mucus.
251
_
c’est ainsi que
se trouvent lubriées les surfaces qui sont dites
'
muqueuses (membranes muqueuses) précisément parce que du
mucus est versé à leur surface. Mais la cellule, à un moment
"
donné, peut intervenir activement pour amener la sortie de la
'
substance accumulée dans la cavité caliciforme. C’est ce que
Ranvier’ a constaté expérimentalement sous le microscope,
en provoquant
l’activité de
ces cellules, dans l’épithélium de la
muqueuse qu1
est en arriere de la langue, chez la grenouille.
,
Il a vu que,
à l’état de repos, les cellules élaborent lentement
et accumulent dans leur cavité cette matière, qui n’est pas
'
5
encore
le mucus tel qu’on le trouve à la surface des mu—
queuses,
mais seulement du mucigène, c’est—à—dire une sub—
’
stance qui deviendra du mucus par la seule adjonction d’eau.
Or, au moment où on provoque l’activité de la cellule, on voit
se former dans son protoplasma, et surtout dans la masse plus
'
considérable qui représente l’extrémité profonde de l’élément,
des vacuoles pleines d’un liquide qu’aucun réactif ne colore et
'
qui paraît être simplement de l’eau avec des sels minéraux.
Ces vacuoles grossissent, puis se rompent dans la cavité calici—
forme; leur liquide aqueux se mêle ainsi au mücigène, qui se
_
-
gone et déborde l’ouverture de la cellule, c’est—à—dire arrive à
'
la surface, transformé en mucus proprement dit.
'
Cette étude des cellules caliciformes au repos
et à.l’état
,
d’activité (excrétion du mucigène) peut même nous faire com—
,
'
'
—
‘
prendre que*les formes diverses constatées d’une cellule calici—
'
forme à une autre ne représentent pas des éléments différents,
,
_
;
mais seulement des états divers d’un même élément. En effet, Divers
sur
une
grenouille normale, les cellules caliciformes de la
ÊÎÏËÂÎ cah0i'.
,
muqueuse rétrolingu&le se présentent comme d’immenses
,
outres gonées en ballon; dans leur fond il n’y a qu’une mince
couche de protoplasma avec un noyau aplati par compression.
,
.
'
Au contraire, sur une grenouille chez laquelle on a provoqué,
"
‘
;
par l’excitation électrique de cette région rétrolinguale, une
'
.
'
abondante excrétion de. mucus, on voit les cellules amincies,
-
_ '
&. L.RANVIER, Leçonssurle systèmeglandulaire (Journal de micrographie, 1883).
'
,
—
Pes
vacuoles des cellules caliciformes, des mouvements de ces vacuoles et des
_
‘
.
îg;çîmênes
intimes de la sécrélimi du mucus (Compt. rend, Acad. des sciences,
,
:'
PRODUCTION DU mucus.
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c’est ainsi que
se trouvent lubriées les surfaces qui sont dites
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muqueuses (membranes muqueuses) précisément parce que du
mucus est versé à leur surface. Mais la cellule, à un moment
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substance accumulée dans la cavité caliciforme. C’est ce que
Ranvier’ a constaté expérimentalement sous le microscope,
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l’activité de
ces cellules, dans l’épithélium de la
muqueuse qu1
est en arriere de la langue, chez la grenouille.
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Il a vu que,
à l’état de repos, les cellules élaborent lentement
et accumulent dans leur cavité cette matière, qui n’est pas
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queuses,
mais seulement du mucigène, c’est—à—dire une sub—
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stance qui deviendra du mucus par la seule adjonction d’eau.
Or, au moment où on provoque l’activité de la cellule, on voit
se former dans son protoplasma, et surtout dans la masse plus
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considérable qui représente l’extrémité profonde de l’élément,
des vacuoles pleines d’un liquide qu’aucun réactif ne colore et
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qui paraît être simplement de l’eau avec des sels minéraux.
Ces vacuoles grossissent, puis se rompent dans la cavité calici—
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Cette étude des cellules caliciformes au repos
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Au contraire, sur une grenouille chez laquelle on a provoqué,
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&. L.RANVIER, Leçonssurle systèmeglandulaire (Journal de micrographie, 1883).
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