Autre difficulté : la parole. Il n’est évidemtnentpais
possible de parler dans l’eau et les plongeurs commw
niquent habituellement par gestes. Lorsqu’ils sont
au
sec
dans une tourelle, dans une maison sous
la mer ou dans un caisson de surface, ils peuvent
parler entre eux et utiliser des interphones qui les
'
relient au monde extérieur. Mais, lorsque le plongeur
voudra prendre la parole dans une atmosphère compo=
'
sée, pour sa plus grande partie, d’hélium sous pression, la voix demeurera tout à fait inaudible ; elle sera
nasillarde et ressemblera à ‘la voix de Donald Duck, le
_
célèbre canard de Walt Disney. En effet, les caractéris,
tiques sonores de la gorge qui nous sert à émettre les
sons qui vont constituer la parole sont complètement
.
lorsqu’elle est remplie d’un mélange hélium—
oxygène sous pression, et non plus d'air à la pres—
'sion
atmosphérique. L'effet de l’hélium à la pres—
,
sion atmosphérique est déjà sensible, puisque Walt
,
Disney faisait parler l’acteur qui prêtait sa voix à
;
»_
Donald, en présence d’hélium. Sous l’inuence de la
_
ï
pression, cet effet est encore plus marqué. Des dispo—
. .
Sitifs électroniques fort complexes permettent mainte—
î
'
_
nant de transposer la voix déformée et de la rendre
î_
'
_
intelligible. ,
,
.
Î
‘
,
__
Troisième difficulté : la vision. L’obscurité est totale
.
à partir de 100 mètres d’immersion et les chantiers
€
'
-_
-
sous—marins profonds doivent être éclairés en per—
l.
manence. Or, l’eau qui absorbe la lumière du soleil
,
ab50rbera de la même façon la lumière des projec—
'
{teurs dont la portée n’excède pas une quinzaine d€
'
‘
._ _mèttes, en eau claire.
,
,
,
_A-çdistance plus grande, le projecteur le plus puis,
santapparaît entouré» d’un halo, tel un phare qui, à la
,
v
chercherait à percer le brouillardl€
plusépais La
matières en suspension ne
*
.
.
lg La seule façon de se repérer au fond de l’eau est ’
g
}desÿbàlisèSultra—Sonores. En effet les ultra—"
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