!
,
se trouve accrue par un phénomène dont nous n’avons
.
-
pas encore parlé : la saturation des tissus du corps
humain par les gaz comprimés. Lorsqu’un plongeur
_
eectue une plongée profonde, la pression à laquelle il
« _
est soumis croît régulièrement (1 atmosphère pour 10
mètres d'eau). Chaque gaz du mélange respiratoire va
passer dans le sang à travers les alvéoles pulmonaires.
'
En raison de la surface considérable que présentent les
:
parois de ces alvéoles (de l’ordre de 150 mètres carrés),
Ï
{
_
le sang se trouve saturé en gaz respiratoires dans un
temps relativement court (de l’ordre de quelques minu—
tes). Le sang, saturé en gaz dissous, va irriguer les dif—
-
.
férents tissus du corps humain, mais les gaz dissous
vont passer du sang dans les tissus avec des constantes -
'
de temps beaucoup plus grandes (de l’ordrede plusieurs heures, voire de plusieurs dizaines d’heures) ;. .
de plus, ces constantes de temps varient
la
nature des tissus. Ce phénomène s'applique essentiel—
_
lement au gaz diluant (azote ou héiium); car, ence '
'
'
qui concerne l’oxygène, une partie est xée par les cel—
lules et l'autre partie se trouve dans le mélange, en
proportion beaucoup plus faible que celle du gaz
'
|
diluant.
,
;
,
1
Lors d’une incursion rapide, les tissus n’ont pas
le temps de se saturer en gaz et la remontée peut
_
s’effectuer sans problèmes ; par contre, lorsque le plOn: ‘
geur séjourne longtemps dans la mer, les tisSusfpnt
le temps de se charger en gaz ; lors de la remQnté€,;…
le gaz dissous dans les tissus va repasser
S
sang ; si la vitesse de remontée est trop rapide, 'il-peut
y avoir rupture d’équilibre et apparition de
gaz dans le sang. Ce sont ces bulles qui
:
des accidents de décompression qui
'
'
mes diverses : démangeaisons,
‘;
piratoires et nerveux. Ces accidents, parfois
_
;
peuvent entraîner l’apparition d’inrmitjés” permanen{,
'
.
Pour éviter l’appationde ce phénomène,;la
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