ANCYLIDAE
545
avec
dents
centrales très petites, nnicuspidées; orices du même côté du
corps,
tantôt a gauche, tantôt à droite, l’orice mâle derrière le tentacnle,
l'or1hce femelle près de l‘anus, à la face externe du lobe auriforme…
Respiration très peu active, cutanée, s’effectuent principalement par le bour—
relet palleal et par une pseudobranchie ou lobe auriforme pendant dans la
cav1te palleale,
s01t à dr01te, soit à gauche. Il n’existe pas de poche pulmonaire,
cas unique chez les Pulmonés (‘).
Appareil génital complexe : glande hermaphrodite en grappe formée de lobes
pyr1formes réunis par leurs sommets; canal liermaphr0dite très long,
muni anter1eurement de petits cœcums lateraux en doigts de gants; glande de
l
.
.
/
.
__7
b 6
u
5 68
Fin. 567—568. — Appareil digestif comparé de l’Ancylastrum /lzwialile l\IÜLLER (567)
et de l’Ancylus lacustris Llî\‘l\‘É (568).
l’albumine volumineuse; canal hermaphrodite aboutissant à une masse aplatie,
discoide {carre/our) d'où part l‘oviducte et le canal déférent; oviducte d’abord
large, boursonilé, contourné, avec une très grosse glande annexe (glande
nidamentaire, organe de la glaire); oviducte libre étroit, très court; vésicule
séminale ovalaire avec canal court; canal déférent très long, d’abord libre et
muni, a sa sortie du carrefour, de 3-4 gros culs de sac, puis formant une anse
double autour de l'oviducte libre, s’enfonçant ensuite entre les téguments et
le muscle columellaire pour redevenir libre et aboutir à la poche du pénis;
poche du pénis très grosse, aplatie conique: llagellum extrêmement long, très
1. La respiration des Ancyles a fait l’objet d’assez nombreuses recherches. A. l\IOQUlN-TANDON
[1852, p. 422 et sa., 1855, I, p. 75] pensait que l'Ancer possède une poche pulmonaire peu
spacieuse s‘ouvrant en dehors par un minuscule orice placé
avant
du lobe aurif0rme.
li. ANDRÉ [189:l, p. 446] et Il. nn L.\CA7Æ Dnrnnsns [1899, p. 106 et sq.]ont montré que la poche et
son orice n’existaient pas et que la respiration de l’Ancyle s‘eñcctuait par toutes les parties du
corps directement en contact avec l’eau, notamment par le bourrelet palléal et par la pseudo—
branehie (= lobe auriiorme). Ce dernier organe n’est certainement pas une branchie, mais bien
plutôt l’homologue du lobe on appendice qui recouvre la pneumoslome chez les Physes et les
Planorbes (chei ces derniers animaux, l’anus s’ouvre également à la face externe de ce lobe du
pneumoslome).
Précédent

- 71/441

Suivant