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FONCTIONS DE NUTRITION
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Le simple examen de ces chiffres pose le problème de l’état sous lequel
les gaz existent dans le sang. Sauf pour l’azote, en effet, les volumes de
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gaz existant dans le sang s’y trouvent en proportion très supérieure à
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celles que pourrait justier leur coefficient de solubilité. Il est évident
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que l’oxygène et l’anhydride carbonique contractent dans le sang des
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combinaisons chimiques que leur tension maintient dans les conditions
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normales de la circulation (et que le vide dissocie brutalement).
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L’azote existe en proportion faible, égale dans les sangs artériel et
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veineux, et à l’état de simple solution. Sa présence peut être interprétée
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comme le témoignage du jeu des forces physiques dans l’hématose pul—
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monai're. Il se répartit entre air alvéolaire et sang conformément au
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déterminisme de sa pression partielle et de son coefcient de solubilité. ï
Il ne joue aucun rôle.
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Ce sont les combinaisons contractée par l’oxygène et l’anhydride car—
.bonique qui permettent au sang d’assurer la fonction respiratoire. C’est
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grâce a ces combinaisons que le sang peut jouer le double rôle de réserve
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d’oxygène et d’absorbeur d’anhydride carbonique.
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Les lois physico—chimiques de saturation et de dissociation de l’hémo—
globine, ainsi que celles de l’anhydride carbonique sufsent à expliquer —
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le transport des gaz de la respiration par le sang. Et l’on va voir que ces
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lois sont relativement simples et ne font intervenir le jeu que d’un
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nombre restreint de facteurs. Sans doute est-il impossible d’éliminer
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l’extrême complexité du plasma. Il est vraisemblable que jouent un
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rôle dans la fonction respiratoire du sang des facteurs plasmatiques dont
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la participation est encore ignorée, mais il y a un fait acquis et qui doit
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être souligné, c’est que tous les facteurs connus qui jouent un rôle condi—
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tionnant dans la respiration, c’est-à—dire en l’absence desquels la vie est j
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arrêtée, sont des facteurs purement physico—chimiq nes.
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Analyse des gaz du sang à l’aide de l’appareil manomé=‘
trique de Van Skae. — Cet appareil permet la détermination des
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pressions partielles des gaz du sang sur une très petite quantité de sang: '
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1 centimètre cube et même “1/58 de centimètre cube. L’appareil est cons- .
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titué par une chambre à gaz de 50 centimètres cubes en relation d’une
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part avec un tube manomètrique, d’autre part avec un réservoir à me?—: : ‘
cure permettant l’aspiration et le refoulement des gaz contenus dans la j
chambre. La chambre qui est utilisée comme laboratoire de dégagement _':
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des gaz est, en premier lieu, remplie de mercure. On introduit successive—_ ,
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ment dans la chambre la prise d’essai de sang et un acide faible pour f
ï
dégager le 002— Le dégagement est.faV0risé par l’action duvide. On;déter—,
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