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FONCTIONS DE NUTRITION
'
Chez un chien immobilisé par curarisation, le thorax ouvert, et main—
_
_
tenu“ en vie par respiration articielle, le retour du sang au cœur n’est
_
favorisé ni par la respiration, ni par les mouvements musculaires. Le
;
“retour veineux s’effectue pourtant chez l’animal jusqu’au moment où
’ ;
le coeur cesse debattre.
,
;
20 Facteur respiratoire. — Le poumon est un organe élastique dont,
'
sur le vivant, l’élasticité n’est jamais satisfaite.
_
f
Si une ouverture de la plèvre permet l’accès de l’air dans la cavité
.
pleurale, le poumon se rétracte autour de son hile. Dans les conditions
normales, la pression atmosphérique exerçant ses eets dans les bronches
et les alvéoles, distend le parenchyme et applique le poumon contre
_
la cage thoracique. Les feuillets viscéral et pariétal de la cavité pleurale
;
entre lesquels ne règne aucune pressionsont appliqués l’un contre l’autre
_
-
par la distension du poumon. Lorsque l’inspiration accroît la capacité
de la cage thoracique, la pression de l’air dans les poumons reste suf—
'
,
sante pour maintenir le contact des feuillets pleuraux. Tout se passe
,
'
comme
si un vide pleural aspirait le poumon avec une force périodi—
‘
quement accrue au moment de l’inspiration.
,
L’augmentation de volume de la cage thoracique crée une dépression
'
dans l’air des voies respiratoires qui est aussitôt compensée par un
appel d’air atmosphérique. Cette force aspiratrice de l’inspiration
'
ï
'
s’exerce non seulement sur le poumon mais encore sur tous les organes
creux situés dans la cage thoracique. Elle est particulièrement puissante
Ï
sur
les oreillettes et les gros troncs veineux, dont les parois opposent
le moins de résistance à la dilatation. Cette dilatation crée une dépres— '
;.
sion sanguine qui s’ajoute à l’effet de la faible vis a tergo : c’est le
.
’
i
-
phénomènede l’aspiration thoracique. L’expérience de Barry met le
_
—
phénomène en évidence. Une canule introduite dans la jugulaire d’un
.
cheval est réunie à un tube de verre que l’on plonge verticalement dans
..
une solution 'c‘olorée. La solution s’élève dans le tube à chaque mouvement
'
,
'
L’aspiration’thoracique s’exerce d’une manière continue avec un ren—
‘
forcément inspiratoire. Elle est évaluée à 5 à 8 millimètres de mercure en
'
_
_
expiration et atteint 30 et 40 mm. en inspiration chez l’homme.
f -'
"La radioscopie' permet chez certains sujets d’observer la dilatation
_
.
'
'
ldel’Orelette a chaque inspiration.
'
'
Î
"
Dans l’eort soutenu en expiration forcée, glotte fermée, il séproduit -
'
' _
_
une gêne a la circulation Veineuse qui se manifeste par la turgescenoe des
,
_
.'
veines du cou.
_“f
-_
.
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Chez un chien immobilisé par curarisation, le thorax ouvert, et main—
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tenu“ en vie par respiration articielle, le retour du sang au cœur n’est
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favorisé ni par la respiration, ni par les mouvements musculaires. Le
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“retour veineux s’effectue pourtant chez l’animal jusqu’au moment où
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sur le vivant, l’élasticité n’est jamais satisfaite.
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