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FONCTIONS“ DE NUTRITION
L’électrocardiogramme est modifié après le travail, on observe un
allongement de P—R, une plus grande amplitude de P et de T. Il ne
semble pas que Q—R-S soil influmtcé.
Si l’on interrompt l’irrigation d’un coeur en perfusion, les manifestations électriques persistent, mais sont profondément altérées. Les
accidents
de
l’électrocardiogrannne
disparaissent. L’électrocardiogramme se simplie, de polyphasique devient; diphasique, puis monophasique avant de s’éteindre. Ces manifestations agoniques soulignent,
s’il en était besoin, que la forme de l’électrocardiogramme normal
est liée à la nutrition normale du myocarde.
'
Les nerfs extrinsèques du cœur, vague et sympathique, ont une action
sur
l’électrocardiogramme. La faradisation du pneumogastrique augmente la durée de l’intervalle P—Q, et diminue l’intensité de P qui peut
devenir bide. T devient négatif. L’effet d’une excitation isolée du nerf
vague se prolonge sur plusieurs révolutions. Enn il faut signaler que
l’atropine, poison de la 109 paire, et qui réalise une suppression
'
fonctionnelle de ce nerf, détermine une augmentation d’amplitude de
T, phénomène inverse de celui que produit l’excitation du même nerf.
Ce fait, malgré sa simplicité apparente, se prête mal à l’interprétation.
Il n’a rien été dégagé de précis de l’action, pourtant certaine, des
accélérateurs. Elle est variable.
De l’action des drogues sur l’électrocardiogramme, riche en faits, nous
signalerons l’inversion précoce de T par les doses toxiques de digitale
et la persistance prolongée de cet effet.
Interprétation de l’électrocardiogramme. — Elle est beaucoup
moins avancée que
l’accumulation des faits établis n’eût permis de
l’espérer. La signication des ondulations P, Q, R, S, T de Einthoven
@
est encore incomplètement élucidée.
‘
Il est un fait sur lequel les doctrines s’accordent: c’est que l’ondulation
P correspond au courant d’action des parois auriculaires pendant leur
systole. Elle traduit, comme l’ondulation a, du pouls veineux, la con- '
traction des oreillettes. Elle disparait dans la brillation auriculaire.
Sur la signication de ce que l’on appelle le complexe Q, R, S, T ou
complexe ventriculaire, on ne possède que des repères de localisation
.
dans le temps par rapport aux phases mécaniques de la révolution, mais
_
sur l’analyse du phénomène électrique et l’explication de sa forme ne
peuvent
être mises en avant que des théories.
«
Au point de vue de leur localisation dans la révolution cardiaque,
Q, R,
S se situent immédiatement avant la systole ventriculaire. T se
FONCTIONS“ DE NUTRITION
L’électrocardiogramme est modifié après le travail, on observe un
allongement de P—R, une plus grande amplitude de P et de T. Il ne
semble pas que Q—R-S soil influmtcé.
Si l’on interrompt l’irrigation d’un coeur en perfusion, les manifestations électriques persistent, mais sont profondément altérées. Les
accidents
de
l’électrocardiogrannne
disparaissent. L’électrocardiogramme se simplie, de polyphasique devient; diphasique, puis monophasique avant de s’éteindre. Ces manifestations agoniques soulignent,
s’il en était besoin, que la forme de l’électrocardiogramme normal
est liée à la nutrition normale du myocarde.
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Les nerfs extrinsèques du cœur, vague et sympathique, ont une action
sur
l’électrocardiogramme. La faradisation du pneumogastrique augmente la durée de l’intervalle P—Q, et diminue l’intensité de P qui peut
devenir bide. T devient négatif. L’effet d’une excitation isolée du nerf
vague se prolonge sur plusieurs révolutions. Enn il faut signaler que
l’atropine, poison de la 109 paire, et qui réalise une suppression
'
fonctionnelle de ce nerf, détermine une augmentation d’amplitude de
T, phénomène inverse de celui que produit l’excitation du même nerf.
Ce fait, malgré sa simplicité apparente, se prête mal à l’interprétation.
Il n’a rien été dégagé de précis de l’action, pourtant certaine, des
accélérateurs. Elle est variable.
De l’action des drogues sur l’électrocardiogramme, riche en faits, nous
signalerons l’inversion précoce de T par les doses toxiques de digitale
et la persistance prolongée de cet effet.
Interprétation de l’électrocardiogramme. — Elle est beaucoup
moins avancée que
l’accumulation des faits établis n’eût permis de
l’espérer. La signication des ondulations P, Q, R, S, T de Einthoven
@
est encore incomplètement élucidée.
‘
Il est un fait sur lequel les doctrines s’accordent: c’est que l’ondulation
P correspond au courant d’action des parois auriculaires pendant leur
systole. Elle traduit, comme l’ondulation a, du pouls veineux, la con- '
traction des oreillettes. Elle disparait dans la brillation auriculaire.
Sur la signication de ce que l’on appelle le complexe Q, R, S, T ou
complexe ventriculaire, on ne possède que des repères de localisation
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dans le temps par rapport aux phases mécaniques de la révolution, mais
_
sur l’analyse du phénomène électrique et l’explication de sa forme ne
peuvent
être mises en avant que des théories.
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Au point de vue de leur localisation dans la révolution cardiaque,
Q, R,
S se situent immédiatement avant la systole ventriculaire. T se
