ORIGINE ET RÔLE DES RADICAUX LÏBRES
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La formation d’un radical libre a été également mise en évidence dans le cours d’un grand
nombre de réactions enzymatiques d’oxydo-réduction. Par exemple, un radical apparaît
par réduction de la avine mono—nucléotide; la structure hyperne du signal RSE permet
de localiser l’électron célibataire dans le coenzyme 6. Pour d’autres systèmes enzymatiques,
il semble que le radical soit également formé à partir du substrat transformé par la réaction.
L’observation des mêmes spectres RSE, pour les déshydrogéases de l’acide succinique et
du DPNH réagissant in vitro, et pour des suspensions de mitochondries, conrme que les
états paramagnétiques observés représentent des étapes du fonctionnement physiologique 7.
Dans les systèmes photosynthétisants, feuilles ou chloroplastes isolés, des centres parama—
gnétiques apparaissent, mis en évidence par RSE, lorsque les échantillons sont illuminés.
D’après leur vitesse de formation et leur durée de vie aux diérentes températures comprises
entre + 20 et — 150°C, ces centres ne paraissent pas être des états excités des pigments
(état triplet) nés de l’absorption de lumière, ni des radicaux libres, intermédiaires de la
phase biochimique ultérieure, mais plutôt des charges libres (électrons et trous) dontl’existence est conrmée par
sémi-conductrices de la chlorophylle
8’ 9» 1°.
Dans le système vivant complexe que nous avons pris comme exemple, le tissu cardiaque,
il est vraisemblable que se trouvent rassemblés des radicaux libres intermédiaires des
réactions biochimiques et que si le cours de ces réactions est brusquement interrompu
par la congélation à très basse température puis par la déshydratation, ces espèces chimiques
se trouvent stabilisées. La persistance d’au moins une partie de ces radicaux dans le tissu
lyophilisé est mise en évidence par la comparaison des spectres RSE du tissu congelé et
lyophilisé (gure 3).
Les signaux obtenus avec le tissu cardiaque, dans cesdeùxétats, sont composés d’une
seule raie dont la forme complexe laisse supposer qu’elleest due à une population variée
de centres paramagnétiques. La raie de l’échantillon lyophilisé est légèrement plus étroite,
sa forme paraît quelque peu simpliée; Cet échantillon contient également un nombre
plus petit de spins par unité de poids sec; on peut constater la diminution de cette quantité
au cours de la lyophilisation :
nombre de spins par gramme de poids sec
*
.
,
’
tissu congelé
(teneur en eau : 82 %) 4,2 -
tissu à demi—lyophilisé (teneur en eau : 43 %) 2,4 - 1017
tissu lyophilisé
l—,l - 1017
La ressemblance des raies fournies par le tissu congelé et le
lyophilisé, jointe
à la
diminution du nombre de spins au cOur’s de la lyophilisation, suggère que les Centres paramagnétiques du tissu lyophilisérépfé‘sehtet une p0rtion‘ des radioaux” libres
vivant;
Cette conception est également appuyée par le fait que,si le tissu cardiaque n’est pas congelé
immédiatement après le" prélèvement mais
de quelques heures a
une température voisine de + ”4°C, lesignal RSEest
11
“
‘
Centres paramgnéques
cours
ly0phisàüon dudu«=—stockageç
—
_
Des faits suggèrent cependant
Centreswparamagnétiques présents
dans les
systèmes vivants après lyophilisation“ ont “été formés au
1’opëmümou à sa suite.
Lion, Kirby—Smith et Randolph
dans des-Suspensions; baCtériennes lyo*
La mesure précise du _nombreabsolu de spins
1% teneuraen ;IädiŒÿXfüt déterminée.de fa_çon
'
approximative et simple par,:éférace au signal obtenu avecun cristal
de rubis, en permanence dans la cavité ‘fésoùantè du ‘s”p‘ecüoinètre,‘se‘rvæt de“”référence“secondaire, Si bien que les
proportions relatives des spins des fdi'érents
=
,
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*
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