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'
ANNEXES
sérum sanguin‘normal, car celles-ci nepeuvent, comme les autic‘orps,
'
:
donner avec les protéines-antigènes étrangères à l’organisme lepréci—
._
‘.
-
pité- qui prend naissance quand ‘on-les met en contact avec l’anticorps -
_
,
qui leur correspond. Il s’agit donc bien de globulines spéciales, gu—
»
rant dans:le‘ sérum'àcôté des' globulin‘es norn‘iale’suEt‘, en raison de la
'
—
'
spécicité sérologique dont chaque anticorps est doué, rien ne s’oppose
.
à faire estimer que « chaque globulie-ànticorps doit présenter un
-
.
certain rapport de constitutionchimique avec l’antigène qui provoque
'
'
sa formation et auquel elle est capable de s’unir spéciquement.»
vin).
—
Ï'
_
f
,
.
…
—
‘
Siège et lieu d‘origine. — Les anticorps sont abondamment
_
répandus dans la _circulation sanguine; ils, passent parfois dans la
.
°
sécrétion lactéeet le colostrum, la salive, l’humeur aqueuœ;le liquide
cé13halo-rachidien‘en est généralement dépourvu, à moins que'la bar—.
'
,
'
riè:re méningée n’ait été‘rehdué perméable par une lésion ou àla faveur
'
‘, : d’une injection intraveineuse d’urotropine ; enn on sait que les
toxinespeuvent passer, à traVersle placenta, dans le Sang du fœtus.
_
.
'_ '
Leur lieu d’origine ‘est assez discuté : pour Metchnikoff, ils pren_
draient naissance, —à la faveurde la phagocytose, dans les leucocytes
_
dont les ferme“nts digére‘nt les bactéries qu’ils ont englobées. Pour
.
;
—
Ehrlich‘, les -antitoxines devaient être sécrétées par des cellules spécia—
lisées, dites « cellules sensibles », àla suite de la xation des toxines sur
leur protoplasma. Plus tard, on a pensé'que le lieu de formati0n devait
_
'
résider dans les organes lymphoïdes (Pfeier), ou le foie, la moelle
_
_
osseuse ; d’ailleurs, Carre] et Ingebristen ont pu mettre des anticorps.
'
en évidence dans l’extrait de
tissus obtenus en …oulture (ganglions,
'
-
rate, «moelle—osseuse de cobaye) en présence de‘globùles rouges ; le
’
._
système réticulo—endoth‘élial quiabonde dans ces tissus a été également
'
mis en -cause:En réalité,— si sérieuses que puissent être les raisbnsqui
incitent à voir dans ce tissu le lieu d’élaboration des anticorps, on est
assez“ mal renseigné sur ce point.
-
'
'
'
.
.
’
Genèse des anticorps. — Peu aprèsla déC'0uv6rte des anti—
.
*
toxines,—Büchner estimait que leur formation était’liée à une simple
'
—
modication chimique de latoxine, utilisée comme antigène.“
’
‘
Cette conception devait être bientôt remplacée par une autre, ”tout
Ï
'
.
à fait opposée: d’après cette dernière, l’antitoxine préait'unique1ént
'
’
son origine dans les matériaux de l’organisme sans qu’il fût besoin
-
de faire intervenir d’éléments en provenance de la toxine ; l’organisme
_
,
-trouVait donc en lui—même exclusivement ce quiétait
l’élaboration des anticorps, des antitoxines en particulier. Cette d0c—
trine était soutenue notamment par Ehrlich, 'd’aprèslequel certaines
cellules—possédaient normalement des—récepteurs spéciques pour les
f
,diérentes variétés d’antigëne. Le fait que, chez un animal immunisé
'
,
qui est soumis à des saignées abondantes, l’antitoxine pouvait être
‘
récupérée sans nouvelle injection d’antigène (Roux et Vaillard), ou
_
à la suite d—’injections de pilocarpine -(Salomonsen et Madsen), a été
'
_
interprété en ce sens. Autrement dit, aux yeux de certains, les anti—
—
corps pouvaient prendre naissance sans l’intervention d’un antigène
Ï
…
=
-
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-:
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