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CARACTÉRES BIOLOGIQUES.
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on injecte à un animal une culture de Bacille morveux virulent, tué
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à100°, il succombe rapidement. Par conséquent, en culture, ce
germe fabrique des produits toxiques, qu’on aassimilés àune toxine ;
celle—ci peut encore être mise en évidence dans les tiltrats de
cultures entières. lis sont en effet très toxiques pour les animaux réceplifs, chez lesquels ils produisentune cachexie progressive
très rapide.
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Les produits toxiques constituent ce que l’on nomme la malléine,
étudiée par Helman et Kalming, puis Roux et Nocard.
Préparation de la malléine. __ E. Roux ensemence en bouillon
glycériné & 5 p. 100, dans des ballons très aérés, du Bacille morveux dont
la virulence a été exaltée par plusieurs passages sur le lapin, en inocu—
lation intraveineuse. Il est préférable d‘ensemencer directement le sang
du dernier lapin in ecté. On porte & l’étuve a 57 ',
la culture séjourne
un
mois
On la chaude alors a 1000 pendant une demi—heure: le liquide
est alors concentré au bain—marie jusqu’au dixième de son volume; on
ltre sur papier Oliardin. Le ltrat obtenu est sirupeux et présente une
teinte brun rouge. C’est la ma léine brute.
On prépare de la malléine sèche, en l‘additionnant de 20 à 30 fms son
poids d'alcool absolu (Foth). Le précipité blanc qui se forme constitue la
walid-ine sèche.
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Babes prépare la mailéine de la façon suivante: On cultive le Bataille
inorveux en pâte de pomme de terre glycérinée; aprés un séjour de cinq
it six semaines & l’étuve a 37°, émulsionner dans l’eau, ltrer, précipiter
par l’alcool à
95‘. Après lavage & l’alcool et a l‘éther, dessécher. On
obtient
une
poudre dont l’activitédure plus de trois ans.
En Autriche, Snurer soumet les Bacilles virulents & l’action d’un mélange d’eau de Javel, d‘ammoniaque et d’antit'ormine, qui les dissout.
Neutraliser par l’acide sulfurique et précipiter par l’alcool absolu. Lv précipité serait une mailéine très toxique, mais moins active en réalité que
celle de Roux.
Injectionà l’animal. — La malléine brute, injectée au lapin
à. la dose de l centimètre cube, tue cet animal. lnjeclée dans le
péritoine de cobayes sains, elle estinofÏensive ; mais, chez des cobayes
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morveux, elle amène la mort en quatre à cinq jours (M. Nicolle).
Si on l’emploie à très faible dose (dilution à 1 p. 10), l’injection
sous-cutanée de trois quarts de centimètre cube n’est suivie, chez un
clzevul normal ou atteint d’une affection étrangère àla morve. d’aucun
phénomène morbide. Si elle est pratiquée au contraire chez un
cheval at/eint de morue avérée ou latente, elle détermine des sym—
ptômes réactionnels : au point d’inoculation apparait_ quelques
heures après, un œdème considérable avec engorgement lympha—
tique et ganglionnaire dans le territoireinjecté ; puis se produisent
des frissons, de la èvre (00,5 à 3° au-dessus de la normale). Ces
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