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BACILLE DIPHTËBIQUE.
d’un bacille court poussant sur sérum et prenant le Gram, diphté—
rique ou
était considéré, par mesure de prudence, comme un
porteur de bacilles dipl1tériques et soumis comme tel à l’isolement.
On arrivait ainsi à étiqueter « porteurs » 20, 80, 50 et même 70 p. 100
des sujets‘constituant une agglomération; c’était la faillite de la
prophylaxie.Actuellement cette proportion des « porteurs » dépistés
par les nouvelles méthodes ne s’élève plus qu’à des taux oscillant
entre
et5 p. l00; ces dernières permettent donc de conserver à la
_
recherche de tels sujets toute sa valeur prophylactique.
IMMUNITÉ.
'
La production assez fréquente des rechutes et des récidives qu’on
-
est appelé à constater après une première at'einte de diphtérie
n’était pas de nature a faire admettre facilement que cette infec—
,
tion pût conférer l’immunité.
.
‘
_
Cependant l’observation de certains faits semblait bien parler en
_
.
faveur de l’existence de cette dernière. En regard de nombreuses
contaminations professionnelles de médecins, on connaîtles cas de
Trousseau et de Peter qui restèrent indemnes après avoir badigeonné
leurs muqueuses pharyngées avec des fausses membranes diphté—
riques. Ces faits montraient ainsi que tout individu n’est pas apteà
contracter l’infection. ils sont à rapprocher de la rareté relative de
celle—ci chez l’adulte en comparaison de sa fréquence dans le jeune
âge; dans un milieu contaminé, en effet, la diphtérie ne frappe pas
également tous les individus exposés à la contagion.
Ce défaut de réceptivité aété attribué à maintes causes, et notamment à un état d’immunité naturelle ou acquise. En e’et :
En 1894, Abel constata que le sang de nombreux sujets sains
n’ayant pas eu récemment la diphtérie avait la propriété de proté—
ger le cobaye contre des doses mortelles de toxine diphtérique. il
semblait donc, aux yeux de plusieurs auteurs, que le sang de tels
individus était doué de propriétés antitoxiques.
En 1904, on observait les lésions locales du cobaye qui avait reçu
un mélange de sérum de sujets sains et “de toxine a une dose
capable de donner seulement de l’œdème à cet animal. Marx
démontra dans le sérum ‘a l’étude l’existence de l’antitoxine diphtérique (réVéléepar l’absence de production d’œdème local). llrésultait
de ses recherches que l’antitoxine était fréquente chez les nourris"
sons; elle disparaissait après la première année, réapparaissait après
l’âge de quinze ans; chez l’adulte, elle existait chez la majorité des
sujets, et en assez grande abondance.
BACILLE DIPHTËBIQUE.
d’un bacille court poussant sur sérum et prenant le Gram, diphté—
rique ou
était considéré, par mesure de prudence, comme un
porteur de bacilles dipl1tériques et soumis comme tel à l’isolement.
On arrivait ainsi à étiqueter « porteurs » 20, 80, 50 et même 70 p. 100
des sujets‘constituant une agglomération; c’était la faillite de la
prophylaxie.Actuellement cette proportion des « porteurs » dépistés
par les nouvelles méthodes ne s’élève plus qu’à des taux oscillant
entre
et5 p. l00; ces dernières permettent donc de conserver à la
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recherche de tels sujets toute sa valeur prophylactique.
IMMUNITÉ.
'
La production assez fréquente des rechutes et des récidives qu’on
-
est appelé à constater après une première at'einte de diphtérie
n’était pas de nature a faire admettre facilement que cette infec—
,
tion pût conférer l’immunité.
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‘
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Cependant l’observation de certains faits semblait bien parler en
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faveur de l’existence de cette dernière. En regard de nombreuses
contaminations professionnelles de médecins, on connaîtles cas de
Trousseau et de Peter qui restèrent indemnes après avoir badigeonné
leurs muqueuses pharyngées avec des fausses membranes diphté—
riques. Ces faits montraient ainsi que tout individu n’est pas apteà
contracter l’infection. ils sont à rapprocher de la rareté relative de
celle—ci chez l’adulte en comparaison de sa fréquence dans le jeune
âge; dans un milieu contaminé, en effet, la diphtérie ne frappe pas
également tous les individus exposés à la contagion.
Ce défaut de réceptivité aété attribué à maintes causes, et notamment à un état d’immunité naturelle ou acquise. En e’et :
En 1894, Abel constata que le sang de nombreux sujets sains
n’ayant pas eu récemment la diphtérie avait la propriété de proté—
ger le cobaye contre des doses mortelles de toxine diphtérique. il
semblait donc, aux yeux de plusieurs auteurs, que le sang de tels
individus était doué de propriétés antitoxiques.
En 1904, on observait les lésions locales du cobaye qui avait reçu
un mélange de sérum de sujets sains et “de toxine a une dose
capable de donner seulement de l’œdème à cet animal. Marx
démontra dans le sérum ‘a l’étude l’existence de l’antitoxine diphtérique (réVéléepar l’absence de production d’œdème local). llrésultait
de ses recherches que l’antitoxine était fréquente chez les nourris"
sons; elle disparaissait après la première année, réapparaissait après
l’âge de quinze ans; chez l’adulte, elle existait chez la majorité des
sujets, et en assez grande abondance.
