PÉDOGENÈSE ET CLASSIFICATION GÉNÊTIQUE DES SOLS
79
décomposé, mais non d’arène proprement dite. Cet horizon peut
manquer.
En dessous la roche mére : le granite.
Ce sol est recouvert d’une lande de bruy‘eres, d’ajoncs et de
fougèrés.
On peut relever des prols semblables dans la région de Mor—
laix (Finistère), dans celle de Hennebont (Morbihan), en Nor—
mandie, dans le Massif Central, dans le Morvan, etc…
Enn on rencontre des sols anciens présentant actuellement
une
évolution secondaire très différente de la première. rl‘el est
le cas de podzols ou de sols rouges transformés en sols bruns.
On voit donc que la cartographie des sols de France se pré—
sente avec le maximum de nuances et partant de complexité. La
grande variété de nos sols se reflète d’ailleurs dèlement dans
les appellations locales données aux terroirs et consacrées par
l’usage.
PÉDOLOGIE, GÉOLOGIE ET AGRONÛMIE
Les considérations pédologiques nous ont apporté, en ce qui
concerne
l’ensemble des sols, des méthodes d’examen et une
base de classication, dont le caractère général a amené un
sérieux progrès. Dans tous les pays sufsamment différenciés au
point de vue climatérique, la valeur de ces conceptions s’est
afrmée et la cartographie de sols y a trouvé des bases satis—
faisantés.
Pour la France, l’étude des sols se présente dans des con—
ditions toutes différentes. Les diverses zones climatériques, établies par les météorologistes, correspondent chez nous, au point
de vue pédologique, a des différences peu marquées, et_nous
avons d’ailleurs vu que le principe de zonalité était d’une appli—
cation difcile et peu précise. La plus grande partie des sols de
France appartiennent aux terres brunes qui sont essentiellement
endodynamomorphes, c’e‘st—à—dire dans lesquelles les processus de
formation externes ont en, jusqu’ici, une inuence moins mar—
.
quée que celle des roches mères. Ainsi s’explique que les obser—
‘
_
_
_
g,
Précédent

- 92/515

Suivant