PÉDOGENÈSE ET CLASSIFICATION GÉNÉTIQUE DES SOLS
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A Rothamsted les eaux de drainage de Broadbalk eld ont
'
donné à Voelcker en milligrammes par litre :
Témoin.
Fumier.
Engrais minéraux.
l’u1nure complète.
—10,9
85,7
10.6 —- 24,7
19 — 28,3
Cette migration de la silice s’observe surtout dans les sols
latéritiques et a un degré moindre dans les podzols. il parait
probable qu’elle s"eñeçtue surtout sous forme de complexes
pseudo-solubles analogues à ceux que nous avons signalés plus
haut, car l’hydrosol silicique
est instable.
4° Wii—gration de l’argile. — Si la fraction du sol classiée
comme sable est essentiellement xe, sauf dans les cas d’érosion,
il n’en est pas de même d’une substance comme l’argile, suscep—
tible de prendre l’état dispersé. Si nous traitons une terre” par
NaCl, nous obtiendrons au bout
d’un certain temps un liltrat
coloré renfermant de l’argile peptisée que l’humus colloidal
maintient à cet état (voir p. 138). Dans les terres non calcaires,
l’humus en suspension favorisera la détloculation de l’argile et
son
entraînement dans les couches profondes. C’est également
'
ce qui s’observe dans ‘les sols salins
Par contre en
milieu calcaire l’humus étant coagulé à l’état d’humate de chaux,
cet entraînement ne se produit pas. La migration de l’argile ne
s’observe que dans les climats humides et caractérise les sols
podzoliques. La formation en surface de limons blancs en parti—
culier relève d’un n—1—écanisme de cette nature, fer et argile rui:grant «simultanément dans l’horizon sous—jacent qualié de limon
rouge.
‘
5° Migration de .l’humu—s. —— L’humat—e calcique
"
—
'
une forme stable dans les sols. La mi—gratiOn de l’humus née—es—
.
g
Site sa dispersiOn ; celle—ci s’observe dans deux cas : 1° en milieu
,
nettement-acide : c’est ainsi que les sols sableux podzoliqu—es pré—
sentent souvent une zone d’accumulation humique a la partie
_
supérieure de l’horizon B. Parfois on observe en profondeur une
.
série de strates de même nature correspondant :à «des migrations
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