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LA DYNAMIQUE DU SOL. — FORMATION DES SOLS
gnantes ayant solubilisé des sels sodiques. Ceux—ci, par évapo—
ration viennent se concentrer à la Surface (g. 3) où ils produi—
sent des sols que leurs propriétés physiques rendent impropres
à
toute
culture.
Tout
ameublissement
devient
en
effet
impossible et au labour il y a formation de mottes
au
lieu
de se pulvériser, deviennent dures connue des pierres. Aux lndes,
d’après Dhar 1, la végétation qui laisse toujours après combus—
tion un résidu alcalin, sufrait à provoquer la transformation
de sols normaux en sols alcalins dans des régions ou les eaux
du sous—sol ne sont pas saumâtres
Les sulfates de Ca et surtout de Mg ont une solubilité appré—
ciable a la température ordinaire (SO4Mg
p. 100 c. c. ——
2H20 :
p. 100 c. c.). Pour la magnésie, le carbonate
neutre et le bicarbonate se comportent de même
p. 100 c. c.).
Mais
le
carbonate
neutre
de
Ca
est
pratiquement insoluble
(0,00181 p.100 c. 0.) tandis que le bicarbonate l’est environ
100 fois plus (0,12 p., 100 c. c.). CÛ"Ca constitue donc essentiellement une forme de réserve et le bicarbonate représente la
forme sous laquelle s’effectue généralement la migration du cal—
..
ciu1n dans le sol.
Par lessivage, les sols de la zone tempérée humide peuvent
ainsi perdre plus de 500 kilogrammes Ca0 par hectare et par an.
Sous des climats plus secs, bicarbonate et sulfate de calcium peu—
vent donner naissance soit a des traînées blanchâtres de calcite
(pseudo—rnycelium), soit a des croûtes calcaires qui s’observent
tantôt à une certaine profondeur, tantôt en surface (Crau, Afrique
du Nord, sols châtains de la Caspienne, terres noires à coton de
l’Inde, etc...). (les croûtes parfois plus épaisses que le sol lui—même
‘
ne
sont pas dues à un processus illuvial ; elles se sont formées
aux
dépens de roches mères calcaires par remontée des eaux,
souvent d’ailleurs sous un climat plus chaud que celui qu’on
constate actuellement (Agatonoä‘).
2° Migration des sesquioxydes. —— Le déplacement du fer se
constate souvent à l’oeil nu dans l’examen des coupes de sols.
]. C. & Arc. Agr., 1937, n° “24, p. 770.
-'
LA DYNAMIQUE DU SOL. — FORMATION DES SOLS
gnantes ayant solubilisé des sels sodiques. Ceux—ci, par évapo—
ration viennent se concentrer à la Surface (g. 3) où ils produi—
sent des sols que leurs propriétés physiques rendent impropres
à
toute
culture.
Tout
ameublissement
devient
en
effet
impossible et au labour il y a formation de mottes
au
lieu
de se pulvériser, deviennent dures connue des pierres. Aux lndes,
d’après Dhar 1, la végétation qui laisse toujours après combus—
tion un résidu alcalin, sufrait à provoquer la transformation
de sols normaux en sols alcalins dans des régions ou les eaux
du sous—sol ne sont pas saumâtres
Les sulfates de Ca et surtout de Mg ont une solubilité appré—
ciable a la température ordinaire (SO4Mg
p. 100 c. c. ——
2H20 :
p. 100 c. c.). Pour la magnésie, le carbonate
neutre et le bicarbonate se comportent de même
p. 100 c. c.).
Mais
le
carbonate
neutre
de
Ca
est
pratiquement insoluble
(0,00181 p.100 c. 0.) tandis que le bicarbonate l’est environ
100 fois plus (0,12 p., 100 c. c.). CÛ"Ca constitue donc essentiellement une forme de réserve et le bicarbonate représente la
forme sous laquelle s’effectue généralement la migration du cal—
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ciu1n dans le sol.
Par lessivage, les sols de la zone tempérée humide peuvent
ainsi perdre plus de 500 kilogrammes Ca0 par hectare et par an.
Sous des climats plus secs, bicarbonate et sulfate de calcium peu—
vent donner naissance soit a des traînées blanchâtres de calcite
(pseudo—rnycelium), soit a des croûtes calcaires qui s’observent
tantôt à une certaine profondeur, tantôt en surface (Crau, Afrique
du Nord, sols châtains de la Caspienne, terres noires à coton de
l’Inde, etc...). (les croûtes parfois plus épaisses que le sol lui—même
‘
ne
sont pas dues à un processus illuvial ; elles se sont formées
aux
dépens de roches mères calcaires par remontée des eaux,
souvent d’ailleurs sous un climat plus chaud que celui qu’on
constate actuellement (Agatonoä‘).
2° Migration des sesquioxydes. —— Le déplacement du fer se
constate souvent à l’oeil nu dans l’examen des coupes de sols.
]. C. & Arc. Agr., 1937, n° “24, p. 770.
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