ÉVOLUTION BIOCHIMIQUE DE
ET DU SOUFRE
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est. pas de même des matières humiques du sol. Miintz et Lainé
(1906) ont examiné comment se comportent diverses terres très
inégalement riches en carbone et additionnées de 1 p. 100 de sul—
fate d’ammoniaque.
Pouvoir nitrianl de divers sols (Münlz ei Lainé).
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°
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Teneur en C p. 100
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3,6
17,6
1,5
1,0
1,5
N
pâlel.
ç %Êïïâ
0,090
0,209 0,037 0,040 0,020
.Il.e(
de
S-HM‘ate
,
r.
momaque.
.
.
.'0,-…62
0.411 0,00!
0,061 0,0b0
La nitrication de l’ammoniaque apportée se produit donc le
plus activement pour les terres riches en matières organiques
qui sont également riches en germes actifs. Mais cette diiïérence
n’existe
que
dans
la
période initiale; au bout d’un certain
temps,
un
régime normal s’établit et la nitrication peut
être aussi active dans les terres pauvres en humus que dans celles
beaucoup plus riches. Il n’est donc pas surprenant que ces
auteurs aient pu réaliser des nitrières a grand rendement en uti—
lisant la tourbe comme support. Toutefois, comme nous le ver—
rons
plus loin, l’azote humique est en lui—même une mauvaise
source d’azote ; sa nitrication reste lente même dans des condi—
tions de milieu optima et a fortiori dans la plupart de nos sols.
Nitrication dans les sols en place. —— On observe dans la
production des nitrates des variations périodiques avec deux
maxima au printemps (avril) et au début de l’automne (octobre)
°
et deux minima en hiver et en été. Dans l’hémisphère sud, la
période active se place d’octobre à décembre. Ces variations. ne
semblent pas pouvoir être attribuées uniquement aux facteurs
température et humidité.
-
Dans un sol en jachère où les nitrates s’accumulent, le taux
ET DU SOUFRE
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est. pas de même des matières humiques du sol. Miintz et Lainé
(1906) ont examiné comment se comportent diverses terres très
inégalement riches en carbone et additionnées de 1 p. 100 de sul—
fate d’ammoniaque.
Pouvoir nitrianl de divers sols (Münlz ei Lainé).
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La nitrication de l’ammoniaque apportée se produit donc le
plus activement pour les terres riches en matières organiques
qui sont également riches en germes actifs. Mais cette diiïérence
n’existe
que
dans
la
période initiale; au bout d’un certain
temps,
un
régime normal s’établit et la nitrication peut
être aussi active dans les terres pauvres en humus que dans celles
beaucoup plus riches. Il n’est donc pas surprenant que ces
auteurs aient pu réaliser des nitrières a grand rendement en uti—
lisant la tourbe comme support. Toutefois, comme nous le ver—
rons
plus loin, l’azote humique est en lui—même une mauvaise
source d’azote ; sa nitrication reste lente même dans des condi—
tions de milieu optima et a fortiori dans la plupart de nos sols.
Nitrication dans les sols en place. —— On observe dans la
production des nitrates des variations périodiques avec deux
maxima au printemps (avril) et au début de l’automne (octobre)
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et deux minima en hiver et en été. Dans l’hémisphère sud, la
période active se place d’octobre à décembre. Ces variations. ne
semblent pas pouvoir être attribuées uniquement aux facteurs
température et humidité.
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Dans un sol en jachère où les nitrates s’accumulent, le taux
