LE
MOUVEMENT DE LA POPULATION DES
SOLS
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De deux sols, l’un fumé, l’autre non, le premier a toujours
la ore la plus riche et la plus variée. En raison de l’importance
pratique de ce facteur, nous en ferons l’étude. dans un chapitre
spécial.
4° La modication de la réaction du milieu. — Le changement
de réaction d’un sol acide sous l’inuence du chaulage s’accom—
pagne d’une augmentation du nombre et de l’activité des bac—
téries, ainsi que le montre l’expérience suivante :
Teneur en germes d’un sol acide additionné de quantités croissantes de chaux
et Mac Lennan, 1914). (En millions par gramme de terre.)
Jours
.
.
.
.
.
.
10
50
90
120
150
200
310
Témoin.
.
.
.
.
5
5
4
—14
4
5
0,1 p. 100 CaO.
.
6
11
11
9
10
4
3
0,2
_
.
23
78
82
68
73
29
_
13
0,3
——
.
97
170
170
132
133
106
63
0,4
—
.
151
387
906
345
178
154
71
0,5
——
.
270
281
470
260
247
180
77
1,0
—»
.
2
0,2
6
7
11
176
337
Cette action est plus intense dans le cas de CaO que de COSCa
et présente alors une limite nettement toxique. SO‘*Ca ne modie
pas—l’activité microbienne 1. C03Mg se comporte comme C03Ca,
mais en quantité exagérée il se montre toxique ". Enn, il convient
de signaler que beaucoup de germes ont un optimum d’activité
compris entre certaines limites, par exemple pH 6,8 à 7,5 pour
la
Quant aux azotobacters, leur développement
cesse en milieu acide de pH 6,0.
5° La stérilisation partielle. —— La stérilisation totale d’un sol
en
place est une opération laborieuse et d’ailleurs générale—
ment
illusoire ;
elle
exige deux heures de chauffage par
'
la vapeur à 7 kilogrammes et sept jours à.la pression atmosphé—
rique. Quant aux antiseptiques chimiques, ils exigeraient des
doses beaucoup trop élevées pour être tolérés par les plantes 3.
‘
1._ Cul)b011. Cornell. Univ. Agr. Eœp., 81, 1926.
_
2. Lip1nann et Brown. New-Jersey, Agr. Exp. St., 1907.
'
3. Consulter Verplancke, Ann. Gembloux, 1933, p. 107 et Maui], Ann. Gc1nblourc,
_
1934, p. 417.
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