LES SOLUTIONS DU SOL
323tatées, soit une résorption sous forme organique des nitrates
formés, soit une xation directe d’azote.
Que se passe-t-il dans le cas des sols cultivés recevant une
fumure azotée ? Lawes et Gilbert ont établi comme suit le bilan
approximatif de l’azote minéral appliqué au sol :
.
kg.
kg.
.
kg.
A.——— Azote appliqué sous forme
‘
ammoniacale.
.
.
.
.
48
95
144
’
Az dans l’excédent de ré_
celte.
.
.
.
.
.
=
.
.
36,7
51,7
64,3
(
Az dans les eaux de=drai—
'
.
\
nage. .
.
.
.
.
.
.
.
21.3
34,7
47,5
58,0
86,4
111,8
_
'
'
DifférenceB—A.
.
.
.
.
.
+10
—9,6
—
32,2
:,
.
On voit que la
et l’apport d’engrais. viennent com-7
_
pliquer le bilan de l’azote. Les pertes observées sont—elles dues
à un stockage dans le sol des engrais azotés minéraux ? L’expérience a montré que ce stockage ne se produit que sous la forme
de résidus laissés par les récoltes ; ceux—ci sont d’autant plus
‘
-
'
élevés que la production a été plus forte. Toutefois, il” ressort
'
'
nettement des expériences etïectuées en France sur les engrais
azotés_que l’effet résiduel enregiStré est toujours peu marqué,
}
dÏOù le caractère annuel de la'fumure azotéé en culture inten—
_
}
si‘ve.vNous reviendrons plus loin sur cette-“importante question. _
_
’
_
Dans la pratique, la perte de nitrates peut varier considérable—
ment, :non seulement avec le régime pluviométrique,‘
:
aussi E' 1° avec les façons "culturales et autres facteurs affectant
'
_
nitri‘ante ; 2° avec l"iihpoi‘tanCe des fumures azotées
dont la fraction utilisée par “les récoltes est souvent inférieure
_
}
,àj50-p… 100;'3° avec le systèm—é‘de
«
'
'
’
nos régions humides, la déperdition est maxima pour la
-
}
qUi, de ce fait, peut devenir une Cause d’épuisement
.
‘} _ sol. Les pertes enregistrées Sont particulièrement importantes au
’
}_ C°“1‘Sdesautom‘nés
d’où l’intérêt des cultures déro—
_
.
} béeSjSuSCeptibles de venir les diminuer.
_
_,
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