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LA DYNAMIQUE DU SOL. — FORMATION DES SOLS'
Quant aux matériaux qui atteignent la mer, ils donnent naissance
a des dépôts côtiers constitués par les éiéments les plus grossiers,
tandis que les plus ns se sédimentent plus ioin à l’état de forma—
tions pélagiques vaseuses.
De nos jours l’érosion due au ruissellement superciel peut
.
être considérable, en raison du régime des pluies, dans les régions
tropicales et dans le cas de surfaces peu perméables en pente. Les
études eectuées dans le Missouri ont montré qu’avec une pente
de 8 p. 160 un sol de limon donne naissance a un ruissellement
de 27 p. 106 avec une perte annuelle atteignant 120 tonnes de
terre par Ha. En vingt ans, la couche arabic se trouverait donc
complètement entraînée, d’où un véritable péril sur lequel
i’attention a dû se porter. Bien que considérablement moindre,
cette dénudation supercielle s’observe chez nous pour les limons
des plateaux lors des pluies d’orage, et donne naissance aux limons
dits de ruissellement. Les moyens les plus efcaces de ralentir
cette érosion consistent dans la couverture du sol qui favorise
l’absorption de l’eau et dans l’enrichissement en matières orga—
niques qui stabilise la structure.
Les glaciers ont également joué un rôle de transport très im—
portant ; les matériaux qu’ils charrient s’accumulent pour former
les moraines ; mais ici il n’y a pas fractionnement des éléments
suivant leur grosseur et les plus gros blocs cheminent avec les
particules les plus nes. Le diluvium glaciaire ainsi engendré
couvre
des surfaces très étendues correspondant aux zones de
glaciation de l’époque quaternaire.
Enn, nous signalerons l’action du vent (g. 2) ; celle—ci se
traduit en particulier par des pluies de poussières qui ne sont
pas rares aujourd’hui encore en Afrique du Nord. La partie
Ouest de l’Europe a elle—même connu, à plusieurs reprises, des
pluies de boues formées de poussières sahariennes. Les pous—
sières volcaniques du Mont—Dore et du Cantal sont venues accroi—
tre la fertilité de la Limagne. Dans le Vaucluse ces dépôts repré—
'
sentent 1 mètre d’épaisseur depuis l’époque romaine. Ces phé—
nonienes
ont
certainement
eu
plus d’intensité autrefois, car
l’Afrique du Nord nous montre ensablée‘s les ‘ruines de civili—
LA DYNAMIQUE DU SOL. — FORMATION DES SOLS'
Quant aux matériaux qui atteignent la mer, ils donnent naissance
a des dépôts côtiers constitués par les éiéments les plus grossiers,
tandis que les plus ns se sédimentent plus ioin à l’état de forma—
tions pélagiques vaseuses.
De nos jours l’érosion due au ruissellement superciel peut
.
être considérable, en raison du régime des pluies, dans les régions
tropicales et dans le cas de surfaces peu perméables en pente. Les
études eectuées dans le Missouri ont montré qu’avec une pente
de 8 p. 160 un sol de limon donne naissance a un ruissellement
de 27 p. 106 avec une perte annuelle atteignant 120 tonnes de
terre par Ha. En vingt ans, la couche arabic se trouverait donc
complètement entraînée, d’où un véritable péril sur lequel
i’attention a dû se porter. Bien que considérablement moindre,
cette dénudation supercielle s’observe chez nous pour les limons
des plateaux lors des pluies d’orage, et donne naissance aux limons
dits de ruissellement. Les moyens les plus efcaces de ralentir
cette érosion consistent dans la couverture du sol qui favorise
l’absorption de l’eau et dans l’enrichissement en matières orga—
niques qui stabilise la structure.
Les glaciers ont également joué un rôle de transport très im—
portant ; les matériaux qu’ils charrient s’accumulent pour former
les moraines ; mais ici il n’y a pas fractionnement des éléments
suivant leur grosseur et les plus gros blocs cheminent avec les
particules les plus nes. Le diluvium glaciaire ainsi engendré
couvre
des surfaces très étendues correspondant aux zones de
glaciation de l’époque quaternaire.
Enn, nous signalerons l’action du vent (g. 2) ; celle—ci se
traduit en particulier par des pluies de poussières qui ne sont
pas rares aujourd’hui encore en Afrique du Nord. La partie
Ouest de l’Europe a elle—même connu, à plusieurs reprises, des
pluies de boues formées de poussières sahariennes. Les pous—
sières volcaniques du Mont—Dore et du Cantal sont venues accroi—
tre la fertilité de la Limagne. Dans le Vaucluse ces dépôts repré—
'
sentent 1 mètre d’épaisseur depuis l’époque romaine. Ces phé—
nonienes
ont
certainement
eu
plus d’intensité autrefois, car
l’Afrique du Nord nous montre ensablée‘s les ‘ruines de civili—
