DYNAMIQUE CHIMIQUE DU COMPLEXE ABSORBANT
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1nuter leurs ions libres avec les solutions salines, selon un mécanisme analogue à celui des phénomènes de double décomposition
entre deux électrolytes ordinaires. Par exemple, une argile cal—
cique, au contact d’une solution de chlorure de magnésium, donne
la réaction :
Argile Ca + MgCF dissous 2 argile Mg + CaCF dissous.
_
Une partie du magnésium introduit se xe dans l’argile et, en
échange, une quantité équivalente du calcium de l’argile passe
en
solution.
Le
nombre
total des cations xés dans
comme le nombre total des cations en solution, demeurent inva—
riables. Cette réaction est limitée par la réaction inverse.
Dans l’exemple précédent, l’ion complexe fonctionne comme
un radical acide et les ions échangeables sont des cations Pour
d’autres colloides comme l’hydroxyde ferrique, l’ion complexe
fonctionne comme un. radical basique et les ions échangeables
sont des anions. Enn, certains colloides dits amphoières ont la
faculté de fonctionner à la fois comme des acides et comme des
'
bases. Il est aujourd’hui établi que les colloides des sols ont un
caractère amphotérique, et qu’ils sont susceptibles d’échanger à
la fois des anions et des cations (Mattson 1). Ge caractère est dû à
la présence à la surface des micelles d’ions chargés les uns positivement
les autres négativement (OH_) ou si l’on veut à
l’existence de valences libres appartenant à des groupements
fonctionnels acides
ou
basiques (A1203). La charge élec—
trique de la micelle apparaît donc comme une résultante avec
changement de signe possible. Toutefois, dans les conditions
normales, les colloides du sol sont électropositifs et manifestent
une aptitude nettement prédominante à échanger des cations :
en milieu neutre ou alcalin, tous les cations quels qu’ils soient
sont énergiquement xés par eux, mais cette xation s’observe
seulement pour certains anions plurivalents.
La propriété d’échanger des ions appartient non seulement
à des gels colloidaux amorphes (gels alumo—silicatés par exemple,
1. Soil Sc., xxxn, 1931, p.
343—365.
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1nuter leurs ions libres avec les solutions salines, selon un mécanisme analogue à celui des phénomènes de double décomposition
entre deux électrolytes ordinaires. Par exemple, une argile cal—
cique, au contact d’une solution de chlorure de magnésium, donne
la réaction :
Argile Ca + MgCF dissous 2 argile Mg + CaCF dissous.
_
Une partie du magnésium introduit se xe dans l’argile et, en
échange, une quantité équivalente du calcium de l’argile passe
en
solution.
Le
nombre
total des cations xés dans
comme le nombre total des cations en solution, demeurent inva—
riables. Cette réaction est limitée par la réaction inverse.
Dans l’exemple précédent, l’ion complexe fonctionne comme
un radical acide et les ions échangeables sont des cations Pour
d’autres colloides comme l’hydroxyde ferrique, l’ion complexe
fonctionne comme un. radical basique et les ions échangeables
sont des anions. Enn, certains colloides dits amphoières ont la
faculté de fonctionner à la fois comme des acides et comme des
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bases. Il est aujourd’hui établi que les colloides des sols ont un
caractère amphotérique, et qu’ils sont susceptibles d’échanger à
la fois des anions et des cations (Mattson 1). Ge caractère est dû à
la présence à la surface des micelles d’ions chargés les uns positivement
les autres négativement (OH_) ou si l’on veut à
l’existence de valences libres appartenant à des groupements
fonctionnels acides
ou
basiques (A1203). La charge élec—
trique de la micelle apparaît donc comme une résultante avec
changement de signe possible. Toutefois, dans les conditions
normales, les colloides du sol sont électropositifs et manifestent
une aptitude nettement prédominante à échanger des cations :
en milieu neutre ou alcalin, tous les cations quels qu’ils soient
sont énergiquement xés par eux, mais cette xation s’observe
seulement pour certains anions plurivalents.
La propriété d’échanger des ions appartient non seulement
à des gels colloidaux amorphes (gels alumo—silicatés par exemple,
1. Soil Sc., xxxn, 1931, p.
343—365.
