STRUCTURE
DES
SOLS
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de
En résumé, l’influence de ces recherches" établit nette—
ment la corrélation existant entre la production de C02 et l’acti'
vité des phénomènes biologiques.
La respiration des racines donnant lieu à un abondant dégagæ
ment de C02, on a été amené à envisager également l’inuence
de la végétation 1. L’expérience se présente ici dans des con—
ditions difciles, car lorsqu’on compare dans une même parcelle
une
partie laissée en jachère nue et une autre emblavée, les
conditions de sol ne sont pas strictement identiques dans les
deux cas. Les résultats ainsi obtenus n’ont pas révélé une augmentation appréciable de COZ dans les sols en culture, bien
que
la
plante au cours de sa végétation active peut pro—
duire une quantité de (302 très supérieure à celle provenant
du sol. Ce fait est imputable à la vitesse de diffusion. Si les
sols de prairies renferment toujours plus de C02 que les sols
arables, cela tient donc plutôt à la constitution elle—même de ces
sols qu’à la végétation qu’ils portent.
On peut se demander quelle est la proportion de CO2 libre
.
et combiné à l’état de bicarbonate en fonction de la concentration
en
ions H+ du milieu. Le calcul donne les résultats suivants
(J. D. Garrett 2) :
_
pH
CO2 LIBRE P. 100
CO2 COMBINÉ p. 100
5,5
90
10
6,0
74
26
6,45
50
50
22
78
7,5
8
92
8,0
3
97
On voit que le pouvoir de xer CO“" croît avec le pH : dans les
sols acides le gaz carbonique produit est appelé à s’éliminer en
presque totalité par di’usion.
1. H. W. Turpin. The carbon dioxide of the soil air. Cornell
Agz'ic. Emp_
Stat. Memoirs, 32, 1920.
2. Annals of applied Biology, 1936, p. 688.
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