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LA DYNAMIQUE DU SOL. —— LE MILIEU PHYSIQUE
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qu’une très faible partie de l’argile des sols est à l’état colloîdal.
Schloesing (1874) mettait en suspension la terre décalciée
et
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lavée dans de l’eau additionnée de quelques gouttes d’ammo'
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niaque et abandonnait plusieurs mois au dépôt. Le liquide trouble
et opalin surnageant donnait par précipitation la substance qu’il
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appela argile colloïdale et
considérait comme le ciment des
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argiles. La proportion qu’il trouvait ainsi, même dans les argiles
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les plus plastiques, dépassait rarement 1,5 p. 100. Ce chiffre appa_
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rait aujourd’hui comme très au—dessous de la réalité. En efïet, si
les précautions indiquées plus haut sont rigoureusement obser—
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vées, la plus'grande partie dela matière argileuse peut être ame,
née à l’état de dispersion colloïdale. A. 1. Joseph sépare d’abord les
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éléments les plus ns au moyen d’une supercentrifugeuse Shar—
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pless effectuant 30.000 révolutions par minute. Le résidu traité
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dans les mêmes conditions permet d’obtenir une nouvelle quan—
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tité d’argile colloidale. Si on répète l’opération un assez grand
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nombre
de
fois, on retrouve à cet état la quasi—totalité de
l’argile primitive. Il convient toutefois de noter que l’argile offre
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une certaine résistance à cette dispersion totale et qu’elle mani—
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feste d’autre part une tendance à la production de petits agré—
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…
gats. Les diverses tentatives eîectuées n’ont pas permis jusqu’ici
de fractionner la matière argileuse en constituants distincts au -
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;
point de vue de leurs propriétés physicochimiques.’est ainsi
.
que Bradeld '1 ‘n’a observé aucune diérence"essentielle entre
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la fraction suspensoide (l,2p… a 0,4p.) et 'lafraction émuls_oide d’un
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sol du Missouri. Remarquons.d’ailleursque cela ne s’oppose pas
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à la possibilité pour l’argile
si celui—ci est
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toutes ses
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_En résumé, nous sommes
donc autorisés à formuler les deux
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conclusions suivantes : 1° la totalité ou presque dela matière
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argileuse séparée dans l’analyse mécanique peut "être amenée à
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l’état colloîdal ; 2"_1a limite
réelle des éléments argi—
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leux nest pas de 2p.,.Chiffœ correspondant a"des agrégats colloï"
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daux;
sensiblement inférieure eta pu être xée à
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(G.VV,Robins<)n).‘
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1. journal Am.
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