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HISTOIRE NATURELLE.
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ilsdormaient beaucoup, et souvent l’un d’eux était assoupipendant que l’autre ser—'
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tait, et cela à toutes les heures de la journée; leur nourriture consistaiten pain trempé‘dans l’eau,
en Œufs durs. et en viande hachée trés-mince. Î '
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M. Jules Verreaux,.l’un des plus savants et des plus zélés de tous nos zoblog_rstes voyageurs, a été
à même,…pendant quinze mois, d’étudier, en Tasmanie, les mœurs si curieuses et si peu connues en— ‘
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core de l’Ornithorhynqùe; il a publié à ce sujet une note importante dans la Revue zoologique pour
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1848; nous:croyons devoir en transcrire plusieurs pages, car l’auteur donne des détails qui n’ai
vaient=paS*encore été publiés, et rectie quelques—faits erronés avancés parSes devanciers. L’Or—
nithorli'ynque est un”animal bizarre de structure, et‘offrede nombreuses analogies avec une
et même de classes différentes; son-organisation extérieure le rapprocherait en quel—
que sorte de la Taupe par- le corps, du Castor par la queue et du Canard par le bec; par sonorga—‘
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intérieure, il ressembler’ait à certains Reptiles, et paraîtrait former un chaînon entre 165
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Mammifères et les S‘aut‘ies. Quoique assez “abondant dans diverses localités de la Tasmanie, il est
surtout commun sur les bords de la rivière de New-Norfolk, et ne semble se rendre dans les monta—
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_gnes qu’àl’ép0que des amours. Il habite de préférence les lieux marécageux; il
terriers
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profonds, c’est-à-dire d’une grande étendue, à trente—cinq ou quarante
tout au
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plus, Ces terriers comptent deux (tu—trois issues, et se subdiviSént ordinairement
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branches, le plus souvent une de ces issues communique endésS‘ous ouSur'le bord=dél’éau,an de
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faciliter- une'r'etraite; en‘eas“de danger; il n‘ya qu’un, s’e’ulî—nid, Composé de ”débris de roseaux et
d’autres plantesaq‘uatiqu‘esdéss_éÇhées,
et ce nid est place tout à fait à l’extrémité
la .pluséloignéedé l’eau, et dans un espace assez grand, pOùvant Contenir trois ou quatre de ”ces ani—
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maux. L’Ornithorhynqùe, qui semble au premier aspect destiné a une vie entierement-aquatique, est
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cependant un excellent fouisseur en moins de dix minutes il peut se creuser un trou de plus de
_'ëoiXante'cehti1nèt1*es : pour
cette opération, sesmembres antérieurs, si développés lors de la mi—
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tation,Î subissent—une curieuse transformation, disparaissent en quelque sorte; et ne laissént_à clé—
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couvert—que les Ongles puissants, qui peuvent également servir à grimper lorsqu’ils’agit de franchir
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un obstacle;— dans les terrains vaseux, que cet animal
—bec sert d’ab0rd a -fouir la terre;
puis les Ongles manœuvrent ensemble. Une remarque digne d’intérêt, et qui rapprocherait l’Ornitho—
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hyuqùe=duî Castor, c’est qu’à mesure qu’il creuse,» il sései*t de sa queue pour battre la terre, an de
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la consolider dans tous les sens., -_
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Mônotr‘èr‘ne nage‘etplong‘e avec une facilité extrême.Sa£nourritu‘re- se compose d‘Insectes aqua—
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tiques, de lar‘vas et-de petites coquilles uviatiléS, -qu’il cherché parmi
croissent en
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“abondance sur‘les' rives et; par€mi_les_roseaux; c’est surtout]dànsla vase
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[et c’est” ainsi
"eStomàc; ce qui’avait
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les froids 'de'l’hiv'er, il reSte"parfois-plusieurs
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«saïretraite, et sa graisse Seule peut lui sufre à supporter la faim pendant
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petites glandes se trouvent placées de chaque côté de l’anus,:étéontiétlnent
r-uneniatiéré graisseusé légèrement odoriférante; ces glandes servent—elles à él'oigner‘leurs- ennemis
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Il n’est pâ‘S’éli‘èreineht'no’c‘turneîeomme on l’a longtemps supposé;—quandila despetits‘,“il chasse.
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pe‘nd-‘ant ‘le’s_ plus”—fortes chaleurs-‘ du«--joi1rÿmais ilisembl'eprendre
lorsque
survient—£
n’éga‘le‘sa ”vivacité, Soitdañs 'l’eau,'ïsoitsur terre;
rivie:
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res,_i_il paraît—préférer lesïvases,
les eaux, ref0ùléespar les courants,
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parmi. les” plantes ou à pléngerp0ur aller” chercher
vase "ses aliments;
'inaisÏil inepeut"résteri'lon-gtemps'sansvenir
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fait àï'peu présde la;
que chez les autres—animaux: la femelle“.
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Le'sjipîétits, des
tétten’t—dirééte'ment,
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il paraî'trait, en,0utreÿselon “les
lès—ma—
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‘. f _= mel-tés delà ‘feinelle,—__-pr_es‘séeSf*par les obstacles
: enrjna‘geant, laisserait—int couler le ' _ _
_»lait'ïdans l’eau; et que les petits,-:
immédiatement— 5 '
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des
de fleur;bec;
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'nà‘iSsàé'e,
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